Claude Bouchard s'amène à Shawinigan

Claude Bouchard s'amène à Shawinigan avec un riche... (Le Quotidien)

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Claude Bouchard s'amène à Shawinigan avec un riche bagage afin de redresser la barque des Cataractes d'ici la fin de l'année.

Le Quotidien

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(Shawinigan) Ça faisait un bon moment que Claude Bouchard n'attendait plus cette deuxième chance de diriger dans la LHJMQ.

Il était parfaitement heureux de séparer son temps entre son emploi d'enseignant, son poste de pilote des Marquis de Jonquière dans la LNAH et son rôle d'assistant à Yannick Jean chez les Saguenéens.

Évidemment, tout ça a changé en l'espace de quelques secondes, quand Martin Mondou l'a sondé sur son intérêt à prendre les guides des Cataractes. Quelques conversations, du travail pour se libérer de ses obligations actuelles et hop, le coloré homme de hockey était prêt à faire son baluchon pour prendre la tête de la plus vieille formation de la LHJMQ.

«Je suis entraîneur depuis l'âge de 16 ans, le feu sacré était toujours là. J'étais bien dans mes fonctions mais quand une occasion comme celle-là se présente, c'est impossible de résister! Je suis chanceux, la commission scolaire, les Marquis et les Saguenéens ont été très compréhensifs en me libérant. J'ai hâte d'arriver!»

On comprend Bouchard de vouloir se mettre au boulot le plus rapidement possible. Quand il va débarquer dans son nouveau bureau jeudi matin, il lui restera 34 jours pour faire virer le vent de côté! Une bien courte période pour connaître à fond ses nouveaux joueurs et implanter une identité plus guerrière.

«Est-ce que j'ai assez de temps? Bonne question! Si je ne l'essaie pas, je ne le saurai pas. Ce qui est clair, c'est que j'ai toujours aimé les défis. Mon expérience va m'aider. J'ai gagné la Coupe du Président, j'ai fait le carré d'as une autre année et j'étais avec le Drakkar il y a deux ans lorsqu'il s'est rendu au septième match de la finale. Je sais ce que ça prend pour connaître du succès quand le printemps s'installe. On ne changera pas tout. Mais on va implanter certains trucs.»

Bouchard s'amène avec une réputation de dur à cuire. Pas pour rien qu'il s'entendait bien avec Éric Veilleux. Il assure toutefois que ses méthodes ont évolué.

«Le hockey a changé, il faut savoir s'ajuster. J'ai plus d'expérience, de maturité aussi. J'ai travaillé dans le senior, dans le midget AAA, comme adjoint dans le junior et même sur une réserve indienne. Reste que j'ai toujours trimé dur et c'est ce que je vais toujours demander à mes joueurs.»

Le plan, c'est de convaincre les joueurs de tous adhérer à une façon de jouer. «Les Cataractes ont beaucoup d'habiletés, ça tout le monde le sait. Et par le passé, ils ont toujours été reconnus comme difficiles à vaincre en raison de leur éthique de travail irréprochable. C'est ce que je veux obtenir de mes nouveaux joueurs. Il faut qu'on soit tannant à jouer contre. Et pour ça, ça prend l'engagement de tout le monde.

En séries, je l'ai vécu, s'il y en a 4-5 qui ne tirent pas dans le même sens que les autres, ça ne peut pas fonctionner. C'est la clé de tout le reste, l'engagement», martèle Bouchard, en plongeant dans ses souvenirs du printemps 2001, où il a bu dans la Coupe du Président. Des souvenirs communs aux partisans des Cataractes, puisque les Foreurs avaient éliminé les Marc-André Bergeron, Jason Pominville, Anthony Quessy, Jonathan Bellemare, Trevor Ettinger, Radim Vrbata et autres Dominic Forget en cours de route.

«Nous aussi on avait du talent, et je me souviens très bien que des gars doués comme Reid et Gamache mettaient la main à la pâte dans toutes les facettes du jeu, ils se salissaient le nez. Quand tu veux réussir quelque chose d'extraordinaire, tout le monde doit faire des sacrifices... »

Bouchard aurait pu revenir plus rapidement dans le circuit, il a décliné une offre du Titan d'Acadie-Bathurst il y a trois ans. Il s'est entendu avec Mondou sur un contrat couvrant uniquement le reste de la saison 2015-16. «Le focus est mis uniquement sur la tâche à accomplir. Quand on aura joué notre dernier match, on prendra le temps de discuter pour la suite des choses. Présentement, j'ai bien d'autres choses à m'occuper!»

Chose certaine, Bouchard n'a pas à se dénaturer au cours des prochaines semaines. Son nouveau patron lui a donné carte blanche pour arriver à remplir la commande.

«Claude est un entraîneur avec une personnalité différente, beaucoup plus dure. On a acheté ça. Est-ce qu'on pourrait perdre 2-3 passagers au cours des prochains jours ou des prochaines semaines? Nous sommes prêts à vivre avec ça. Ce qu'on vise, c'est 20 joueurs prêts à jouer au sein de notre identité à tous nos matchs.»

Mondou sait bien que le changement de garde n'offre aucune garantie. La fenêtre à la disposition de Bouchard est mince... «C'est vrai. Mais à la suite de notre élimination lors des séries 2012, nous avions un mois pour retrouver nos repères avant le tournoi de la Coupe Memorial et nous avons réussi. Claude a le bagage et le tempérament pour réussir.»

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