Cataractes: Martin Bernard congédié

Martin Bernard quitte Shawinigan avec une fiche de... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Martin Bernard quitte Shawinigan avec une fiche de 94 victoires contre 96 défaites. En séries, il a signé trois gains, perdu huit matchs.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Insatisfait du rendement de ses Cataractes depuis le début de la saison, le directeur-gérant Martin Mondou leur a servi un ultime électrochoc en congédiant Martin Bernard mercredi midi, quelques heures avant le match face aux Sea Dogs de Saint-John.

Ce dernier écoulait sa troisième saison à la barre de l'équipe, et l'avait transformée de club en reconstruction à formation aspirante à la Coupe du Président durant son règne. C'est Claude Bouchard qui obtient le mandat d'exploiter au maximum cette formation bourrée de joueurs étoiles.

Étiquetés comme les plus sérieux prétendants au laissez-passer donnant accès au tournoi de la Coupe Memorial, les Cataractes occupent actuellement le deuxième rang au classement général puisqu'ils sont les meneurs de la division Est.

Dans les faits, les Shawiniganais montrent la quatrième meilleure fiche, même s'ils évoluent dans la division la plus faible. Depuis le 8 novembre, les Cataractes ont compilé un dossier de 17 gains, 13 échecs et trois revers en prolongation, un rendement d'à peine au-dessus de ,500. Fait inquiétant, huit des 17 gains ont été arrachés en surtemps.

À la dernière période des transactions, Mondou avait décidé de frapper un grand coup en multipliant les grosses acquisitions. Philippe Cadorette venait solidifier la position de l'équipe entre les poteaux, Cavan Fitzgerald, Jonathan Deschamps et Matthew Klebanskyj offraient de l'expérience et de la maturité à la ligne bleue, tandis que Dmytro Timashov, Gabriel Gagné, Danny Moynihan et Samuel Blier complétaient un arsenal offensif déjà explosif. Depuis que tous ces joueurs ont intégré l'alignement, la fiche des Cataractes s'établit à 10 gains, quatre revers et une défaite en prolongation. Au-delà des chiffres, Mondou décelait un manque d'engagement général.

«Ce ne fut pas une décision facile à prendre, mais elle a été réfléchie. On cherchait un nouveau souffle pour notre équipe, on n'était pas satisfait de notre éthique de travail. Même en début de saison, ce n'était pas à notre goût, et c'est la raison pour laquelle nous avons fait autant de transactions aux Fêtes. On voulait changer l'ADN de l'équipe... On a perdu notre étiquette de compétiteurs et c'est ce qu'on veut récupérer», a expliqué Mondou. «Martin était aimé de ses joueurs. C'est un travaillant. Et c'est loin d'être uniquement une question de victoires ou de défaites. Rappelez-vous, il a perdu ses 11 premiers matchs à son arrivée ici, et je l'ai toujours soutenu. Le seul prérequis demandé, c'était que notre équipe compétitionne, et on sentait un relâchement généralisé à ce niveau. On se tourne donc vers un entraîneur différent, plus dur, dont le mandat est de préparer l'équipe pour les séries.»

Ça faisait une semaine que Mondou et les autres actionnaires des Cataractes planchaient sur une solution de rechange. À la recherche d'un candidat au vécu gagnant, avec de l'expérience et du caractère, trois candidats sont ressortis du lot: Guy Boucher, Éric Veilleux et Bouchard. Le premier n'est pas intéressé par un retour dans le junior, le second est sous contrat avec la filiale de la East Coast League des Oilers d'Edmonton à Norfolk, et le directeur-gérant Peter Chiarelli n'a pas accordé le privilège à Mondou de négocier avec lui. Restait Bouchard, chaudement recommandé par Veilleux, qui l'a eu comme assistant il y a deux ans à Baie-Comeau quand le Drakkar s'est incliné en finale de la Coupe du Président. «On a étiré le processus au maximum, on voulait donner toutes les chances possibles au personnel en place de replacer les choses. Je n'ai pas été hypocrite avec Martin (Bernard), il savait ce qui se passait. Après la défaite face aux Remparts mardi, on a pris la décision mercredi matin de procéder au changement.»

Bernard quitte Shawinigan avec une fiche de 94 victoires contre 96 défaites. En séries, il a signé trois gains, perdu huit matchs. Il était sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2016-17.

Quant à Bouchard, il dirigera une équipe du circuit Courteau pour la première fois depuis l'automne 2006. Les Foreurs de Val-d'Or l'avaient alors remercié à sa sixième saison à la barre de l'équipe, un segment marqué par la conquête de la Coupe du Président en 2001. Depuis, Bouchard gravite encore autour de la planète LHJMQ, lui qui a servi d'adjoint à Gatineau, Baie-Comeau et Chicoutimi, où il secondait Yannick Jean cette saison en plus de diriger les Marquis de Jonquière dans la Ligue nord-américaine de hockey. À Baie-Comeau, il a participé à la finale du circuit en 2014 aux côtés d'Éric Veilleux.

Bouchard avait d'ailleurs été sur les rangs à Shawinigan lors de la succession de Veilleux, à l'été 2012. Puis il avait été finaliste un an plus tard, lorsque Bernard avait succédé à Denis Chalifoux, qui avait remis sa démission. 

C'est la première fois en neuf ans que Mondou congédie un entraîneur. Bouchard obtient donc sa deuxième chance comme entraîneur-chef dans le circuit Courteau dans la ville où il y avait fait ses débuts, à la fin des années '90, comme assistant à Denis Francoeur.

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