Le fond du baril pour les Cataractes

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Evgeny Kiselev a étouffé la menace dans les derniers instants pour confirmer la victoire des Remparts devant les Cataractes.

Le Soleil

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(Québec) Flirter avec la catastrophe face aux Mooseheads samedi, ce ne fut pas suffisant pour inciter les Cataractes à laisser la dentelle de côté. Mardi soir au centre Vidéotron, ils ont donc touché le fond du baril en s'inclinant 2-1 face aux Remparts de Québec.

Les hôtes des Shawiniganais forment la pire équipe du circuit depuis la fin de la période des transactions. Ça n'a pas empêché les hommes de Philippe Boucher de dominer leurs puissants visiteurs 36-29 au chapitre des tirs au but. Après une première période potable, marquée par le 35e but d'Alexis D'Aouts, les Cataractes ont joué les touristes.

Philippe Cadorette a su préserver la mince avance en deuxième, grâce à quelques gros arrêts. Mais en troisième, Derek Gentile et Olivier Garneau, tous deux installés confortablement dans l'enclave, l'ont tour à tour battu pour faire virer le vent au tableau indicateur.

Mathieu Olivier a bien tenté de réveiller ses coéquipiers en jetant les gants puis en s'adressant au banc, sauf qu'Evgeny Kiselev était prêt à étouffer la menace dans les dernières minutes de jeu où Anthony Beauvillier et Dennis Yan l'ont défié à bout portant. C'est sous le choc que les Cataractes ont ensuite disparu au vestiaire, pendant que la foule annoncée de plus de 14 000 personnes réservait une ovation méritée aux Remparts, qui ont extrait deux points de leur acharnement à barrer l'accès à l'enclave devant Kiselev.

Bien sûr, Martin Bernard n'a pas été tendre à l'endroit de ses protégés lors de son point de presse. «Un but avec tout le talent à notre disposition, c'est très décevant. Les gars ne paient pas le prix, ils restent à l'extérieur. Ce n'est pas comme ça qu'on va en marquer plus. Il faut accepter de prendre quelques coups de bâton pour aller dans l'enclave et récupérer le retour. On ne l'a pas fait.»

Bernard reconnaît que sa troupe a offert une prestation similaire face aux Mooseheads samedi. Les efforts de dernière minute pour créer l'égalité ont porté fruit, contrairement à mardi. «On a joué avec le feu sans se brûler samedi. Cette fois, on a mis la main directement sur le rond du poêle et j'espère qu'ils se sont brûlés solide», martelait le pilote des Cataractes. «Mes joueurs ont la mémoire courte. Il y a deux ans, on était dans la même position que les Remparts et on gagnait des matchs parce qu'on travaillait sans relâche. On est loin d'afficher la même combativité. Nos joueurs sont en attente... Il va falloir arrêter d'attendre.»

Beauvillier prend le blâme

Anthony Beauvillier était encore plus acide dans ses propos. «On s'est fait manger. De la façon dont on joue, on ne mérite pas d'être deuxièmes au classement général», a lancé le choix de première ronde des Islanders, en décidant de braquer les projecteurs sur lui. «Je vais prendre le blâme, je ne joue pas du tout comme je le devrais. Au-delà des statistiques, je dois retrouver la hargne dans mon jeu. Je suis le capitaine, je dois montrer l'exemple. Présentement, je ne le fais pas. On doit redescendre sur terre, moi le premier. Les séries s'en viennent, il est plus que temps que je recommence à jouer de la façon dont je suis capable.»

Dans l'autre vestiaire, Philippe Boucher était évidemment très heureux du scénario. «On a adressé certaines choses dans les derniers jours. On a eu notamment une discussion dans le blanc des yeux ce matin. J'ai aimé notre façon de réagir. Le travail était là, les petits détails aussi. Quant aux Cataractes, je suis convaincu qu'ils vont rebondir. On l'a vécu l'an dernier, ce n'est pas évident de greffer autant de joueurs dans une équipe à la période de transactions. Ça prend du temps avant de trouver une cohésion.»

Les Cataractes vont avoir la chance de rebondir dès mercredi soir, alors que les Sea Dogs de Saint-John vont débarquer au Centre Gervais Auto dans un duel dont l'enjeu direct sera le deuxième échelon du classement général.

Turcotte sous haute surveillance

Premier joueur de la LHJMQ à atteindre le cap des 10 combats, Yanick Turcotte a dû s'expliquer au commissaire Gilles Courteau. Ce dernier l'a ensuite condamné à purger une suspension d'un match pour chaque bagarre dans laquelle il sera impliquée d'ici la fin de la saison, à moins que son rival n'écope d'une pénalité d'instigateur.

Sous haute surveillance, Turcotte devra donc modifier son style de jeu s'il ne veut pas trop passer de temps dans les gradins. En première période mardi, il a décliné l'invitation de Jonathan Deschamps, venu se porter à la défense de son capitaine Anthony Beauvillier, qui venait d'être malmené par l'homme fort. En début de match, Turcotte avait aussi servi une mise en échec à la tête de son ex-coéquipier Dmytro Timashov, un choc qui aurait pu blesser le joueur étoile car Turcotte arrivait d'un angle mort. Finalement, c'est Samuel Asselin qui a vengé Timashov et Beauvillier, en laminant à la surprise générale Turcotte sur la rampe un peu plus tard au cours de la période!

Taillon retrouve sa place

Retranché lors des deux derniers matchs, Charles Taillon a repris sa place sur le quatrième trio mardi soir. C'est le défenseur Louis-Philip Fortin, utilisé à l'attaque le week-end dernier, qui a écopé.

Même si sa fiche n'est pas éblouissante, Taillon montre une belle progression depuis le mois de décembre.

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