Les Cataractes rossés 6-2 par les Saguenéens

Il y avait 3600 personnes dans les rues de la Mauricie vendredi soir qui sont... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Photo: Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) Il y avait 3600 personnes dans les rues de la Mauricie vendredi soir qui sont revenues à la maison assommées. Elles venaient de passer les dernières heures au Centre Gervais Auto, un premier rendez-vous avec leurs Cataractes depuis trois semaines. Leurs favoris, bourrés de talent et rentrés avec une séquence de neuf victoires à leurs dix derniers matchs, n'ont toutefois pas fait le poids face aux jeunes Saguenéens, qui ont signé un surprenant gain de 6-2.

Les fans s'attendaient évidemment à un tout autre scénario. Après tout, les Shawiniganais n'avaient-ils pas remporté les 10 derniers duels entre les deux clubs? Or, les hommes de Martin Bernard ont eu beau engranger les victoires depuis le début de 2016, ce fut souvent sans éclat en raison de la discrétion des meilleurs éléments offensifs de l'équipe et de l'indiscipline, des éléments qui ont été cette fois au centre de cette honteuse défaite.

Les locaux avaient pourtant amorcé l'affrontement avec une belle énergie. Dans les premières minutes de jeu, ils dominaient les échanges, sans pour autant arriver à percer Julio Bilia. Les Saguenéens ont alors pris le contrôle avec deux buts et à partir de là, le train a complètement déraillé. Les visiteurs ne demandaient pas mieux que de se nourrir de tous ces revirements créés par l'individualisme et les mauvaises décisions, et de ces pénalités stupides écopées par des vétérans. Les Saguenéens ont rapidement creusé l'écart au tableau indicateur et leur volonté à protéger Bilia d'abord et avant tout a bloqué la timide tentative de ralliement des Shawiniganais en troisième.

Souvent éclipsé par Anthony Beauvillier depuis le début de sa carrière junior, Nicolas Roy a mis le capitaine des Cataractes dans sa petite poche. Roy a terminé la soirée avec un but et trois passes en plus de couper plusieurs jeux adverses. En voilà un qui vieillit bien! Battu six fois - par six marqueurs différents - sur 30 lancers, Philippe Cadorette a peu à se reprocher, à part d'avoir perdu son duel face à Bilia. Ce dernier a repoussé 24 rondelles, ne cédant que devant Jonathan Deschamps et Cavan Fitgerald en fin de match, alors que l'amphithéâtre était déjà pratiquement vide.

«Je ne sais pas comment expliquer une performance comme celle-là. Nos pratiques sont sur la coche mais on arrive lors des matchs et on n'exécute pas. On pense que ça va être facile. On se fie juste sur notre talent. On n'était pas là pantoute ce soir, on s'est fait manger», crachait Beauvillier, qui a amassé un premier point en cinq matchs sur le filet de Fitzgerald, inscrit dans une cause perdue.

Beauvillier ne croit pas que c'est d'une réunion dont les Cataractes ont besoin pour se relancer. «On en a eu des meetings avec les entraîneurs. On se parle entre joueurs aussi. Il y a eu des vidéos, des objectifs ont été établis. Tout a été dit, il reste maintenant à livrer dans les matchs. Les meilleurs meetings au monde, ça ne donne rien si tu n'exécutes pas sur la glace. Présentement on se tient trop à l'extérieur de l'action. Il faut trouver des solutions.»

Son pilote se livrait à une analyse similaire. «On est en attente. On sait qu'on a du talent, mais on ne se supporte pas, on attend que notre coéquipier gagne sa bagarre un contre un. Ça ne fonctionne pas comme ça. Tôt ou tard, on va exécuter», promettait Bernard, en convenant que la soirée avait été pénible. «Ce fut une mauvaise soirée. Une très mauvaise soirée. Il faut se regrouper.»

Bernard a de plus été témoin comme tout le monde de plusieurs gestes d'indiscipline, alors qu'il restait encore bien des minutes au tableau pour tenter de renverser la vapeur. Il n'a toutefois pas voulu pointer du doigt les fautifs, et réfutait la possibilité de punir des vétérans qui ont pris l'habitude de se retrouver au cachot inutilement. «Ils ont voulu démontrer du caractère. Ils n'ont pas utilisé la bonne méthode...», a-t-il répété à trois reprises.

Dans l'autre vestiaire, Yanick Jean savourait, avec raison, cette victoire. «Quand tu joues contre une équipe aussi puissante, tu dois être parfait. Si tu donnes du temps et de l'espace à des joueurs comme ça, tu es cuit. On a eu de bons rebonds de notre côté en première, mais les gars ont très bien travaillé aussi. C'est très positif. À nos deux derniers matchs face aux Cataractes, je pense que nous méritions un meilleur sort. On l'a obtenu ce soir.»

Les Cataractes ont moins de 48 heures pour trouver les bons ajustements, car ils ont rendez-vous dimanche après-midi avec les Voltigeurs de Drummondville au Centre Gervais Auto. Brandon Gignac (malade) et Samuel Girard devraient être en mesure de reprendre leur place dans l'alignement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer