Le bonheur de Samuel était... à Baie-Comeau

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Antoine Samuel se plaît à Baie-Comeau, dans une équipe en reconstruction.

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(Shawinigan) Rares sont les joueurs qui quittent une formation aspirante aux grands honneurs pour un club en reconstruction avec le sourire aux lèvres.

Antoine Samuel, lui, a mis volontiers les voiles vers Baie-Comeau pour rejoindre le Drakkar, quand il a su que les Cataractes venaient d'acquérir Philippe Cadorette. Depuis, Samuel est à la hauteur du potentiel que les Cataractes avaient détecté il y a trois ans à ses beaux jours dans le midget AAA. Ses statistiques au sein de la pire formation de la LHJMQ sont meilleures que lorsqu'il défendait la forteresse des Cataractes. Impressionnant... et surprenant à la fois!

«Ça va bien, c'est vrai. Ici, j'ai la pleine confiance de l'équipe. Et il y a moins de pression. Je m'amuse à garder l'équipe dans le match, et à l'aider à se remettre sur les rails. Le Drakkar a beaucoup de choix pour s'améliorer au prochain repêchage, il devrait y avoir une bonne différence sur nos résultats dès l'an prochain», prévoit le portier de 18 ans.

N'allez pas croire que Samuel est amer du sort que lui a réservé Martin Mondou. Au contraire, ils ont pris ensemble la décision de le laisser quitter Shawinigan, quelques heures avant le réveillon du jour de l'An. «Quand il s'est entendu avec le Drakkar, Martin m'a rencontré et on a discuté ensemble de ce qui était le mieux pour moi. J'aurais pu rester à Shawinigan, Martin a toujours aimé compter sur deux bons gardiens dans les années où il visait la Coupe. Mais nous étions d'accord qu'il valait mieux pour moi me retrouver dans une équipe où j'aurais le filet plus souvent. C'est mon année de repêchage, je suis rendu au stade où j'ai besoin du maximum de glace pour progresser. Martin a été un gentleman de m'accommoder là-dedans», confie Samuel, pas vexé du tout que les Cataractes aient misé sur Cadorette plutôt que lui pour toucher la Terre Promise ce printemps. «Martin voulait de l'expérience en séries. Je n'en avais pas. Je pense avoir connu un bon début de saison. Mais même s'il avait été meilleur, je n'aurais pas plus eu d'expérience en séries à lui offrir. C'est une question de philosophie et je respecte ça.»

C'est le Drakkar qui doit se frotter les mains que Samuel ait opté pour le déménagement. Son pourcentage d'efficacité (,918) depuis la transaction le place au deuxième rang dans le circuit, derrière Cadorette. Sa moyenne de but accordée à 2,50 est encore plus fascinante, au sein de l'équipe qui a accordé le plus de filets depuis le début de la saison. Comment expliquer ça? «À Shawinigan, je n'ai jamais eu trois départs de suite. Je comprends qu'il y avait une logistique pas évidente avec trois gardiens, et une période de transactions à préparer. Mais pour un gardien, la confiance c'est primordial et c'est en te retrouvant souvent devant le filet que tu peux aller en chercher. J'ai prouvé dans le midget AAA que je pouvais être un bon gardien en jouant beaucoup. Je me sens un peu de la même façon ici», souligne-t-il, en refusant de dire s'il aurait pu avoir autant de succès à Shawinigan dans des conditions similaires. «C'est difficile de se prononcer. Le hockey, c'est souvent une question de timing. Mathieu Bellemare a été écarté du trio de gardiens à Shawinigan durant le camp et regarde-le aller, il défend avec brio le filet d'une des meilleures équipes de la ligue. Pour moi, ça fonctionne ici jusqu'à maintenant, et je vais faire les efforts pour que ça continue. Quitter Shawinigan n'a pas été une décision facile à prendre. J'aimais la ville, les fans, ma pension, l'organisation. Mais c'était la décision à prendre pour continuer mon cheminement et je regarde devant.»

Justement, dans son agenda du week-end, il y a une confrontation avec ses anciens coéquipiers, à Baie-Comeau. Un rendez-vous qui l'excite... et qui l'inquiète aussi un peu. «J'ai hâte au match, tout comme je le redoute un peu. Je connais les joueurs, il va falloir que je ne regarde pas les visages des gars qui s'en viennent vers moi. Sinon, comme gardien, tu connais les tendances, et ça t'amène à tricher un peu. Ce qui est une très mauvaise idée, surtout contre d'aussi bons joueurs!», sourit-il. «J'ai quand même hâte de revoir les gars. Je parle encore pas mal à Mathieu Olivier, avec qui je suis ami depuis le midget AAA. C'est un bon groupe de gars, je souhaite la Coupe aux Cataractes! C'est rare dans une carrière, avoir l'opportunité de combattre pour le gros trophée. Quand ça passe, il faut tout faire pour la saisir.»

Le mot-clé: progression

Martin Bernard espère que la dernière semaine d'entraînement aura permis à son groupe de joueurs de progresser à l'intérieur du système enseigné depuis la fin de la période des transactions. Avec huit nouveaux joueurs sous la main, le pilote des Cataractes a dû reprendre sa recette du début, pour s'assurer que la base est assimilée par tous. Il croit que le travail effectué ces derniers jours permettra à son équipe de se montrer sous un meilleur jour jeudi soir face aux Remparts à Québec. «Notre défaite à Blainville est inexcusable. On peut faire mieux que ça, c'est évident. Mais il faut dire aussi que nous avons des choses à mettre en place. Dans une structure, quand un joueur n'est pas à la bonne place, ça affecte l'ensemble. On a travaillé là-dessus à l'entraînement, et on devrait voir une belle progression face aux Remparts. Ce ne sera pas parfait, mais il y aura de l'amélioration.»

Les Cataractes devraient retrouver leur capitaine Anthony Beauvillier, qui a raté les deux derniers matchs en raison d'une blessure. À moins d'un imprévu, il pilotera le premier trio entre Dmytro Timashov et Dennis Yan, une combinaison qui plaît à Bernard. «Timashov-Yan, ça fonctionne. Gignac-D'Aoust, c'est pas mal coulé dans le béton. On est encore en train de fignoler tout ça», explique Bernard, qui a déplacé l'armoire à glace Gabriel Gagné du flanc droit au gauche face à l'Armada, une expérience qui va se poursuivre jeudi. «C'est un tireur, alors il y a des avantages pour un droitier à arriver en zone ennemie du côté gauche. J'aime sa vitesse quand il s'en va au nord, ça se complique un peu quand il essaie de trop jouer est-ouest.»

Le duel Cataractes-Remparts au centre Vidéotron marquera le retour de Dmytro Timashov dans la Vieille Capitale. Après une première semaine éclatante avec les Cataractes, le Suédois a été beaucoup plus discret lors du deuxième week-end face aux Olympiques et à l'Armada.

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