Le 92, à l'image du 99

Trevor Gretzky se plaît à Trois-Rivières et il... (Olivier Croteau)

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Trevor Gretzky se plaît à Trois-Rivières et il a ses habitudes au centre-ville.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Il est le fils de l'un des athlètes parmi les plus célèbres de l'histoire du sport. Son nom de famille ne laisse personne indifférent chez les amateurs de hockey alors que son beau-frère, Dustin Johnson, domine le classement mondial du golf. Pourtant, dans le vestiaire des Aigles de Trois-Rivières, Trevor Gretzky est un type parmi d'autres.

«Je ne parle jamais de ma famille avec mes coéquipiers. Je suis ici pour jouer au baseball, comme tous ces gars autour de moi.»

Gretzky le fils a effectivement le profil du jeune Américain de 24 ans plutôt typique. Sauf qu'il a grandi dans le vestiaire des Rangers de New York et côtoyé, quelques années plus tard, les enfants de Will Smith et Joe Montana au sein de l'équipe de football de son école secondaire, en banlieue de Los Angeles. Pas si typique, au final!

Dans ces circonstances, il n'est pas étonnant que Gretzky doive répondre aux questions des partisans des Aigles ou des citoyens qu'il croise au centre-ville, quand il sort pour casser la croûte. «J'aime Trois-Rivières, les gens sont chaleureux. Ça ne me dérange pas d'échanger avec eux, je n'ai pas à me plaindre!»

Trevor Gretzky est né en Californie en septembre 1992, alors que papa défendait les couleurs des Kings. Ses premiers souvenirs reliés au hockey datent cependant de l'époque où le 99 faisait tourner les têtes dans la Grosse Pomme. «J'assistais aux entraînements des Rangers, comme le fils de Javier Herrera avec les Aigles. J'étais toujours avec l'équipe. Je me souviens du dernier match de mon père en 1999, Jaromir Jagr avait marqué!»

Sa première passion fut donc le hockey. «Pourtant, je ne l'ai jamais pratiqué.»

Lui-même un fervent amateur de baseball, Wayne Gretzky amenait ses enfants aux matchs des Yankees, où Trevor a découvert son idole, Derek Jeter. «Mon amour du baseball est né en voyant Jeter jouer pour les Yankees.»

Cette flamme ne s'est jamais dissipée, ce qui lui a permis de vivre de belles expériences sur le plan sportif.

Les traits de son père

Si Trevor Gretzky a les traits de son célèbre père, il a aussi hérité de sa personnalité. Facile d'approche, l'ancien choix de septième ronde des Cubs de Chicago au repêchage de 2011 du Baseball majeur parle de sa famille avec gratitude.

Il voue un grand respect pour son père et sa mère, Janet Jones. «Deux grands fans des Aigles», tient-il à préciser en souriant. «On s'appelle souvent après mes matchs qu'ils regardent sur la webdiffusion de la Ligue Can-Am.»

Wayne et Janet ont eu cinq enfants et sont toujours ensemble. «Mes parents sont parmi les personnes avec qui j'aime le plus me retrouver autour d'une table. Ils sont proches, c'est un beau couple. Ils n'ont pas une vie aussi folle que ce que les gens veulent croire!»

Et toi, Trevor, est-ce que ta vie est «folle?» «Non, je veux simplement jouer au baseball, comme tout le monde dans la chambre des Aigles. Je ne suis pas différent des autres et c'est ainsi qu'on me voit. C'est ce que j'aime du baseball et c'était la même réalité à Québec l'an dernier, quand je jouais pour les Capitales»

Parlant de Québec et Trois-Rivières, Gretzky convient que les deux villes sont différentes. «J'ai l'impression de jouer devant mes amis et ma famille à Trois-Rivières. C'est une plus petite ville, mais j'adore ça. Surtout le centre-ville, j'ai mes habitudes au [restaurant] Bureau de poste! Par contre, je n'ai pas encore vu à quoi ressemblait l'hiver.»

Lorsqu'on lui rappelle qu'il a déjà expérimenté le climat d'Edmonton durant la saison froide, il comprend. «C'est la même chose?», demande-t-il, en français. «J'essaie d'apprendre quelques mots. J'ai encore du chemin à faire!»

Wayne à Trois-Rivières: c'est pour quand?

C'est la question que plusieurs curieux se posent. Wayne a-t-il prévu visiter la Mauricie d'ici la fin de l'été? Le meilleur joueur de l'histoire du hockey était à Québec dimanche dernier pour assister à la rencontre des Aigles contre les Capitales, mais on ne l'a pas encore aperçu dans les gradins du Stade Stéréo Plus.

«Il m'a surpris avec sa visite à Québec, confie fiston. Il s'en allait en Nouvelle-Écosse pour le travail. Si nous avions joué à domicile, il serait venu à Trois-Rivières. Il me pose des questions sur la ville, il aimerait voir le stade et un match. Mes parents ont un horaire assez chargé, mais je sais qu'ils souhaitent venir.»

Trevor Gretzky ajoute d'ailleurs qu'il ne ressent aucune pression de la part des dirigeants de l'équipe à ce sujet. «Je les remercie, je sens qu'ils tiennent à moi. Ils ne me perçoivent pas comme le fils d'une vedette mais comme un joueur qui désire gagner avec cette équipe.»

En meilleure santé

Parlant de baseball, Trevor Gretzky a connu un bon début de saison avec les Aigles, même s'il a dû négocier avec certains passages à vide au bâton. Le gérant T.J. Stanton l'utilise comme frappeur désigné, mais aussi en défensive au champ extérieur ou au premier but.

«Peu importe où je suis sur le terrain, si je contribue aux succès, je serai satisfait.»

Gretzky est reconnaissant envers le gérant trifluvien, qui lui a laissé une deuxième chance dans la Ligue Can-Am. À pareille date l'an dernier, le géant de 6 pieds 4 pouces rongeait son frein chez les Capitales en espérant pouvoir guérir d'une vilaine blessure à l'épaule gauche, blessure qu'il s'était infligé dès la troisième partie de la saison 2016... face aux Aigles, à Trois-Rivières.

«Je me sens mieux depuis mon opération. Quand T.J. m'a appel au printemps, j'ai dit oui tout de suite. Nous n'avons pas le départ que nous espérions, mais il reste encore beaucoup de baseball et je suis persuadé qu'on a une bonne équipe. Tout le monde est dans le même bateau.»

«Dustin est incroyable»

Pour Trevor Gretzky, Dustin Johnson est bien plus qu'un simple beau-frère.

«Je le considère comme mon propre frère, nous sommes très proches.»

Johnson, actuel numéro un mondial de la PGA et champion du US Open de 2016, vit avec Paulina Gretzky depuis 2013. Ils ont deux enfants ensemble. Durant l'hiver, Trevor réside avec eux. «Dustin est incroyable et je pense que mon père a aussi eu une influence positive dans la vie de Dustin, dans les moments où ça allait un peu moins bien pour lui. Je pense qu'il est un des meilleurs amis à mon père.»

Trevor se surprend d'ailleurs à aimer le golf. «Je n'y aurais jamais cru avant de rencontrer Dustin! Mais nous sommes une famille tissée serrée et nous voulons que tout le monde soit heureux.»

Selon le 92, son plus jeune frère, Tristan, est voué à un bel avenir dans le monde du golf. Même chose pour la cadette du clan, Emma, mais au tennis. «Ils ont un talent particulier dans leur sport, vous allez peut-être entendre parler d'eux un jour. Dustin aide beaucoup Tristan à progresser au golf. C'est ce genre de gars!»




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