Le petit frère qui frappe fort

Connor Crane est le sixième joueur de la... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Connor Crane est le sixième joueur de la Ligue Can-Am pour le nombre de points produits (32) depuis le début de la saison, le meilleur chez les Aigles à ce chapitre.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Débarqué dans le vestiaire des Aigles il y a un peu plus d'un an, Connor Crane y a fait son nid et en décortiquant ses statistiques, nul doute qu'il s'impose comme une recrue de luxe dans l'échiquier du gérant T.J. Stanton, un de ses grands fans.

Avec deux grands chelems en autant de jours, la fin de semaine dernière contre les Miners de Sussex, le jeune homme qui aura bientôt 23 ans a attiré les regards à travers la Ligue Can-Am et probablement au-delà de ses frontières.

En dépit de son jeune âge et de son expérience limitée dans les rangs professionnels, Crane frappe désormais au quatrième rang de l'alignement offensif chez les Oiseaux. Les Aigles misent pourtant sur des ténors comme les vétérans Daniel Mateo et Javier Herrera. Mais voilà, Crane n'a volé la place de personne.

Ses quatre circuits et cinq doubles en 31 matchs jusqu'à maintenant justifient sa position dans l'ordre des frappeurs, d'autant plus qu'il s'élance moins souvent sur trois prises depuis le début de la saison 2017. Il y a encore place à l'amélioration, mais il semble être sur la bonne voie. Celle du baseball affilié, peut-être?

«C'est l'objectif de tous les jeunes dans le baseball, surtout que je n'ai jamais été repêché», avise le principal intéressé, néanmoins très heureux à Trois-Rivières.

«Les gens sont vraiment sympathiques ici, autant ceux que je croise au centre-ville que les membres de l'administration de l'équipe. En plus, j'adore la poutine! Je suis aussi allé au parc national de la Mauricie, c'est très beau. Le barrage de la langue n'est pas évident, mais la gentillesse du monde compense pour ça.»

Une recrue de luxe

Originaire d'une banlieue de Denver, Crane a toujours baigné dans l'univers du baseball. Il est né un an avant l'arrivée des Nordiques dans la capitale du Colorado. «Je n'étais pas un grand fan de hockey par contre. Pour moi, ç'a toujours été le baseball avant tout.»

Crane a donc gravi les échelons pour aboutir au niveau collégial, où il a défendu les couleurs du Lamar Community College (Colorado) et de McNeese State (Louisiane), entre 2013 et 2016. Il a aussi évolué en Alberta dans les ligues collégiales d'été. Puis, en juin 2016, l'ancien gérant des Aigles Pierre-Luc Laforest l'a contacté. «On s'est parlé un samedi, j'étais chez moi au Colorado. Deux jours plus tard, je le rencontrais au stade ici à Trois-Rivières!»

Crane n'a d'ailleurs plus jamais quitté l'équipe depuis. Un autre exploit en soi, considérant qu'il arrivait en tant que recrue et que le sort réservé à ces joueurs est toujours incertain.

«Connor n'est pas une recrue typique de la Ligue Can-Am, concède son patron T.J. Stanton. C'est rare qu'un gars dans la jeune vingtaine se pointe dans un vestiaire avec ses aptitudes, c'est-à-dire beaucoup de puissance au bâton. Normalement, les joueurs de son âge sont rapides et plutôt petits, ce sont des joueurs d'utilité.»

Vrai qu'à 6p3 et 210 livres, Crane a le profil parfait du frappeur de puissance. Son approche au bâton a également changé pour le mieux, selon Stanton.

«Il réagit mieux aux comptes d'aucune balle et deux prises, par exemple. Vendredi, il a claqué un circuit contre un releveur qui envoie des balles à 95 miles à l'heure. Ce n'est pas rien! Il va continuer à améliorer son élan, j'en suis convaincu.»

Et Stanton tente de vendre cette idée aux recruteurs du Baseball majeur. Car Crane fait aussi ses preuves comme voltigeur. «Il est rapide, il joue bien en défensive. Il a seulement besoin d'une chance. Connor est l'un de nos bons espoirs et je ne vois pas une recrue plus efficace que lui dans la Ligue Can-Am actuellement. Il sera dans la lutte pour la recrue de l'année.»

Peu bavard et plus ou moins expressif, Crane amène tout de même une influence positive dans la chambre, dit Stanton. «Les plus vieux le traitent comme leur petit frère!»

Comme Javier Herrera, qui l'a pris sous son aile dès son arrivée en Mauricie. «J'ai beaucoup de respect pour Javier», mentionne Crane, qui peut certainement s'inspirer du parcours de ces vétérans, qui ont frôlé les Majeures en voyageant aux quatre coins de l'Amérique du Nord pendant des années au sein des ligues affiliées.

De son côté, Crane a dû se contenter de trois camps d'essai avec les Reds de Cincinnati, les Rangers du Texas et les Astros de Houston. Un camp, puis plus rien. Mais s'il continue à fortifier son statut de frappeur de puissance à Trois-Rivières, le petit frère pourrait bien pouvoir saisir cette chance à son tour. Et ce, plus vite que prévu.

À Québec

Les Aigles entament mardi soir une série de trois matchs contre les Capitales, à Québec. Ils tenteront d'embellir leur fiche face à leurs rivaux de l'autoroute 40, qui ont gagné les six premiers matchs entre les deux clubs. Le gaucher Pat Peterson sera envoyé au monticule.




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