Javier Herrera est plus zen

Après une saison 2016 difficile, marquée par l'incertitude... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Après une saison 2016 difficile, marquée par l'incertitude quant à sa demande d'obtention du statut de réfugié, Javier Herrera piaffe d'impatience à l'idée de sauter sur le terrain dans quelques jours.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) À pareille date l'an dernier, Javier Herrera ignorait s'il pourrait continuer à jouer au baseball à Trois-Rivières.

Il ne savait même pas s'il pourrait rester au Canada, lui qui avait fui le Venezuela avec les membres de sa famille en raison de la situation politique et de menaces d'enlèvement qui planaient à l'école de ses enfants.

Remarquez, les révoltes qui ont cours à Caracas depuis le début du mois d'avril et qui ont causé la mort de plus de 30 personnes donnent raison à Herrera d'avoir quitté son pays natal en octobre 2015. Il n'y a plus remis les pieds depuis et a reçu son statut de réfugié canadien en janvier, après des mois à vivre dans l'incertitude.

«Tu ne trouves pas que je suis plus détendu cette année?», a lancé en souriant le puissant cogneur des Oiseaux, qualifié par T.J. Stanton comme étant l'un, sinon le meilleur joueur de l'équipe. 

«Je suis honoré qu'on parle de moi ainsi, mais le travail ne fait que commencer. J'ai hâte de jouer dehors, ce fut un très long hiver.»

C'est un sentiment généralisé au camp des Aigles depuis le début de la semaine: les joueurs en ont ras le bol de s'entraîner à l'intérieur. Dans ces circonstances, difficile d'évaluer les aptitudes de chacun en situation de jeu.

«Vous allez sans doute découvrir en même temps tout le potentiel des nouveaux. Chose certaine, l'administration a préparé une belle équipe en vue de la prochaine saison. C'est beau sur papier, mais il nous reste à transposer ça en bons résultats sur le terrain.»

À la maison, les Herrera poursuivent leur intégration à Trois-Rivières. 

«Les enfants adorent l'école et ils sont meilleurs en français. On fait tous du progrès.»

Et sur le strict plan du baseball, Herrera aura enfin le luxe de disputer une saison complète puisqu'avec ce précieux statut de réfugié en poche, il pourra de nouveau traverser la frontière américaine.

Les cinq recrues trouvées

Il sera difficile pour les joueurs invités de se tailler un poste avec les Aigles, qui ont confirmé mardi l'embauche de l'ancien des Lemurs de Laredo Tim Holmes, un releveur de 23 ans qui aura le statut de recrue, à l'instar de quatre autres joueurs. Les Aigles ont ainsi déniché les cinq recrues obligatoires comme le prévoit un règlement de la Ligue Can-Am.

Les autres sont Dennis Neal, Andrew Chin, Connor Crane et Guillaume Blanchette.

Qu'à cela ne tienne, l'entraîneur des lanceurs Matthew Rusch jure que rien n'est encore coulé dans le béton. «La compétition est ouverte et il y a toujours deux ou trois postes disponibles.»

Philippe Saad, qui a joué pour les Aigles juniors et les Dragons du Collège Laflèche, fait partie de ceux qui tentent de se faufiler dans l'alignement. Saad appartient aux Cascades de Shawinigan dans la Ligue de baseball majeur du Québec.

«C'est mon premier camp chez les pros, j'aime ça! J'espère pouvoir saisir ma chance pendant les matchs préparatoires.»




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