Stanton insatisfait de l'effort

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T.J. Stanton a été témoin de scènes qui l'ont fait grimacer. Le manque de hargne de certains joueurs était devenu difficile à accepter.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il ne maîtrise pas encore parfaitement la langue française, mais T.J. Stanton sait comment passer un message.

Appelé à dresser un bilan provisoire de sa demi-saison en entrevue au Nouvelliste, le gérant des Aigles n'a pas ménagé ses joueurs. Il s'offre désormais une pause de quelques jours avant d'amorcer son évaluation de tous ceux qui ont porté les couleurs de l'équipe depuis son entrée en poste en juillet.

Dès son arrivée au beau milieu de la tempête, l'Américain de 35 ans en appelait de la fierté de tout le groupe. «Je n'accepterai pas les demi-mesures», avait-il lancé durant la conférence de presse qui l'officialisait comme nouvel homme de confiance pour le baseball à Trois-Rivières.

Et pourtant, de son propre aveu, l'ancien entraîneur adjoint des Capitales de Québec a été témoin de plusieurs scènes qui l'ont fait grimacer.

«Jouer en dessous de ,500, c'est inacceptable. Mais ce qui me fâche le plus, c'est le manque d'effort. Je ne comprends pas comment un joueur prend la décision de marcher vers le premier but après avoir frappé un roulant. J'ai donné beaucoup de liberté aux gars cet été. Maintenant, c'est à mon tour d'évaluer tout le monde.»

Si Stanton a appris à connaître ses protégés, il est également en mesure de mieux cerner le marché dans lequel il travaille. «Trois-Rivières, c'est une région de cols bleus alors ça prend des cols bleus sur le terrain, pas des paresseux. Je veux que cette équipe soit le reflet de sa communauté. Nous devons ça aux partisans.»

Difficile de prédire pour l'instant qui mérite de remonter à bord du navire en 2017, surtout que Stanton demeure évasif sur le sujet. Les postes de Matthew Rusch, Daniel Mateo, Steve Brown et Javier Herrera - s'il gagne sa cause devant la Commission de l'immigration du Canada - semblent être les plus sûrs, mais tout dépendra de leur statut puisque trois d'entre eux sont des vétérans et que les clubs de la Ligue Can-Am ne peuvent en avoir plus que quatre. 

Or, les Aigles ont terriblement manqué de profondeur en attaque cet été. Même triste constat dans l'enclos des releveurs, surtout après la transaction controversée impliquant Kaohi Downing.

Le plan était d'embaucher Éric Gagné comme lanceur de relève, mais l'ex-gagnant du trophée Cy-Young et actionnaire des Aigles a refusé la suggestion du groupe. Incapable de s'entendre sur les termes financiers d'une hypothétique présence dans l'uniforme rouge et blanc, Gagné s'est donc tourné vers Ottawa, où il a été accueilli à bras ouverts. C'était la dernière de nombreuses controverses pour les Trifluviens.

«Moi, je voulais donner une chance à Éric de poursuivre sa carrière, car il pense aller jouer au Japon. Je me disais que c'était une bonne idée qu'il vienne à Trois-Rivières comme releveur. Sa décision m'a déçu, mais au final, c'est son choix.»

Stanton sera présent au Stade Stéréo Plus, la semaine prochaine, lorsque la direction des Aigles fera le bilan de la campagne.

Simon Gravel en finale

Les Aigles ont libéré le receveur Simon Gravel. Le joueur de 22 ans pourra ainsi défendre les couleurs du Royal de Repentigny en finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

Son père Claude fait partie du personnel d'entraîneurs. Le Royal mène 1-0 dans la série 4 de 7 contre Gatineau.

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