Aigles: une saison pénible pour Steve Brown

Steve Brown a vu sa production offensive chuter... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Steve Brown a vu sa production offensive chuter en 2016, comme la majorité des joueurs qui étaient avec l'équipe en 2015.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) De la toute première édition des Aigles, en 2013, un seul joueur était en uniforme lundi pour conclure la saison: Steve Brown. Mais la dernière année en aura été une douloureuse pour le favori de la foule.

Pour le vétéran, les Oiseaux c'est un peu son bébé. Il les a vu grandir sous les ordres de Pierre-Luc Laforest pour finalement gagner un championnat en 2015. Mais le lendemain de veille du championnat a été brutal. Non seulement les Aigles ont-ils collectionné les défaites en 2016, mais Brown a visité l'infirmerie trop souvent à son goût.

«Je me suis blessé dès le deuxième match. Yeixon Ruiz au troisième et Jesus Merchan au quatrième. Tout tout s'est mis à mal aller. Mais malgré tout, il fallait trouver un moyen de donner mon 100 %. C'est mon travail, ma carrière.»

Certes, il y a eu les blessures, mais elles ne peuvent pas tout expliquer de la difficile saison des Aigles. Après une longue réflexion, Brown reste sans réponse.

«C'est le baseball. Il y a quelques années, les Red Sox de Boston ont gagné la Série mondiale, et l'année suivante, ils étaient derniers. Quelqu'un doit gagner, quelqu'un doit perdre. On ne sait jamais ce qui peut se passer au baseball. L'an dernier, on ne semblait pas en voie de gagner, mais nous l'avons fait. Regarde les Capitales de Québec, ils ont gagné cinq titres de suite, mais rien depuis. C'est comme le Canadien de Montréal, il gagnait depuis quatre ans et la saison dernière, il n'a rien fait», analyse Brown, dont les références sont de plus en plus québécoises.

Le départ de Laforest a fait mal

Un des points saillant de la saison des Aigles aura sans contredit été le congédiement du gérant Pierre-Luc Laforest. Brown ne cache pas avoir été particulièrement affecté par cette décision, lui qui connaissait l'ancien receveur depuis 2012, chez les Capitales de Québec.

«Pour moi, Pierre-Luc, c'était comme mon père. C'est certain qu'il me manque, indique-t-il. C'était comme un coup de poing au visage de tout le monde. Oui, des choses arrivent et quelqu'un doit payer le prix. Mais en bout de ligne, ce sont les patrons qui décident. On contrôle ce qu'on peut contrôler. Mais oui, je m'ennuie de Pete. Par contre, j'aime T.J. (Stanton). J'ai joué avec lui et c'est un bon gars.»

Avec ou sans Laforest, Brown a vu sa production offensive chuter en 2016, comme la majorité des joueurs qui étaient avec l'équipe en 2015. Sa moyenne au bâton est passée de ,301 à ,269 et son nombre de circuit a chuté de moitié.

«Quand on regarde l'équipe de l'an passé, au début c'était difficile, mais à la fin de l'année, nous étions une famille. Mais cette année, il y a eu des changements de joueurs dès le début de la saison. Nous avions beaucoup de jeunes et c'est plus facile pour eux de paniquer.»

Malgré son titre de vétéran, Brown a fait tout le contraire de ce qu'il conseillait à ses jeunes coéquipiers. Il avoue s'être mis beaucoup trop de pression sur les épaules pour sortir l'équipe du pétrin.

«Je suis un bon gars et j'essayais d'accompagner les jeunes joueurs. Je les voyais se mettre trop de pression et je leur disais de ne pas le faire, qu'on ne peut contrôler que ce que l'on peut. Je leur disais de s'amuser, sans quoi, ça allait être vraiment difficile. Mais en dedans de moi, j'étais sur le point de perdre la tête, mais je ne pouvais pas, parce que je voyais les jeunes qui me prenaient en exemple.»

Après une saison aussi pénible, Brown, qui jouera du baseball hivernal en Colombie, aurait toutes les raisons de vouloir quitter Trois-Rivières, surtout lorsqu'on sait que dans la Ligue Can-Am, la moitié des joueurs ne sont pas de retour avec leur club l'année suivante. Mais le voltigeur de 30 ans veut tout le contraire.

«Si c'était mon choix, je finirais ma carrière ici. J'en ai même parlé à l'organisation. Les fans sont géniaux et je suis le seul restant de l'édition 2013. Ce que l'on vient de vivre, c'est une malchance. Cette équipe, elle est bien meilleure et je pense qu'on l'a bien démontré en fin d'année. Mais cette saison, il n'y a tout simplement rien que nous pouvions faire. On doit tourner la page.»

Une défaite pour finir

La pénible saison des Aigles est enfin terminée. Les champions en titre de la Ligue Can-Am ont remisé les bâtons lundi après-midi, après une défaite de 6-3 encaissée aux mains des Miners de Sussex County devant un peu de 1700 personnes réunies au stade Stéréo Plus. Les hommes de TJ Stanton menaient 2-0 mais leur partant Edilson Alvarez a échappé cette avance en troisième et à partir de là, ils n'ont jamais été en mesure de s'extirper du rétroviseur des visiteurs.

La défaite a été portée au dossier d'Alvarez, qui a cédé 11 cous sûrs en cinq manches. À l'attaque, Jiwan James a été le plus dégourdi de son camp avec une récolte de trois coups sûrs. Grâce à des gains de 10-9 et 18-3 samedi et dimanche, les Aigles ont tout de même divisé les honneurs de cette dernière série de la saison. Ils bouclent l'année avec un rendement de 35-65, au sixième et dernier rang du circuit.

Avec Steve Turcotte

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