La Ville de Trois-Rivières plus généreuse envers les Aigles

Le conseil municipal a revu à la hausse,... (Archives Le Nouvelliste)

Agrandir

Le conseil municipal a revu à la hausse, l'automne dernier, la subvention accordée aux Aigles.

Archives Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Les Aigles mangent leur pain noir cette saison, mais ils peuvent bénéficier d'un précieux apport de la Ville de Trois-Rivières.

Le conseil municipal a revu à la hausse, l'automne dernier, la subvention accordée aux champions de la Ligue Can-Am, celle-ci passant de 225 000 $ à 275 000 $ annuellement, et ce, jusqu'en 2020.

C'est la deuxième fois depuis mars 2013 que le montant versé aux Aigles par la Ville augmente. Quelques mois avant la saison inaugurale, le groupe alors dirigé par Jean-François Picard avait réussi à convaincre le conseil de bonifier l'aide financière de 200 000 $ à 225 000 $ par année.

Les Aigles touchent donc 75 000 $ de plus que ce qui était proposé dans l'entente initiale, en novembre 2012, au moment de la création du club.

Cette somme s'ajoute au prêt à usage permettant aux Aigles d'occuper gratuitement leurs locaux et le vestiaire dans le Stade Stéréo Plus, un bâtiment appartenant à la Ville et dans lequel cette dernière a injecté plus de 6 M$ en 2008 pour des rénovations, dans la foulée du 375e anniversaire. L'utilisation et l'exploitation de l'écran géant, payé entièrement par la Ville (216 000 $), font aussi partie intégrante de l'entente.

«Nous leur fournissons le stade et en échange, ils doivent l'entretenir et fournir les services pour les spectateurs. Ils ont également la tâche de s'occuper de l'entretien du terrain», explique le porte-parole à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, rappelant que la proposition avait été adoptée à l'unanimité à la séance ordinaire du conseil le 14 décembre 2015.

Bien que le directeur général René Martin admet que son club recherchait un montant plus élevé, il apprécie grandement l'ouverture des instances municipales dans ce dossier, primordial selon lui pour assurer la survie de l'équipe en Mauricie.

«Le conseil ne pouvait pas nous en donner plus, mais pour nous, ça fait une grosse différence déjà ce 50 000 $», indique Martin, évoquant la faiblesse du dollar canadien et la nouvelle réalité du Grand Prix de Trois-Rivières (présenté sur deux fins de semaine) pour expliquer l'aide financière supplémentaire demandée.

Les Aigles Can-Am doivent aussi opérer les activités des Aigles juniors, qui ont perdu bon nombre de partisans depuis l'arrivée de la Can-Am dans la capitale régionale.

«On ne joue aucune fin de semaine à la maison au mois d'août, le plus beau mois de l'été. Avec les difficultés que l'équipe rencontre cette année, les foules de 3000 personnes se font plus rares, donc ça veut dire moins de revenus. Tout cela s'ajoute aux difficultés à fréquenter le stade du 5 juillet au 15 août en raison du Grand Prix et de l'Expo agricole. On sait que plusieurs personnes évitent le stade en raison des espaces de stationnement plus difficiles à trouver.»

Ceci dit, René Martin ne souhaite pas partir en guerre contre les autres organismes, même qu'il se dit très satisfait de la collaboration avec le GP3R. «En ce moment, nos assistances se comparent à celles de l'an dernier, mais j'ai hâte de voir d'ici la fin juillet et en août. Si la tendance se maintient, on ne pourra miser sur les matchs de séries éliminatoires, qui avaient été très profitables pour nous en septembre 2015.»

Tout ça en dépit de l'arrivée d'un nouvel acteur, Stéréo Plus, qui injectera 405 000 $ chez les Aigles jusqu'en 2019. Le pacte comprend 235 000 $ en argent et quelque 170 000 $ en équipements électroniques et autres produits.

«Cette entente nous permet d'aller chercher 80 000 ou 90 000 $ additionnels par année dans nos coffres», estime René Martin, qui rappelle que le déficit de 400 000 $ de la première année d'opération du club fait en sorte que les Aigles demeurent en restructuration. «On s'améliore chaque année, mais il y a encore du travail à abattre.»

En fait, si les Aigles étaient autant compétitifs en ce moment qu'à la fin de l'été 2015, ils pourraient peut-être envisager un bilan à l'encre noire, avance leur dg, en concluant que les résultats sur le terrain pèsent beaucoup dans la balance. «C'est certain qu'on souhaite aligner une équipe plus compétitive.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer