Une décision réfléchie, affirme Bergeron

Insatisfait du rendement des Aigles cette saison, le... (Le Nouvelliste, François Gervais)

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Insatisfait du rendement des Aigles cette saison, le président Marc-André Bergeron méditait depuis un moment la possibilité de congédier Pierre-Luc Laforest.

Le Nouvelliste, François Gervais

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(Trois-Rivières) La décision de congédier Pierre-Luc Laforest n'a pas été prise sur un coup de tête. Le président des Aigles de Trois-Rivières Marc-André Bergeron la méditait depuis quelque temps.

Dans un court entretien avec les médias mardi matin, le coactionnaire du club a répété qu'il se devait d'agir pour tenter de renverser la vapeur, même si cela implique de procéder à des choix difficiles.

«Nous ne sommes pas satisfaits de la saison, comme bien des partisans. Ce n'est pas évident de voir Pierre-Luc quitter, on sait que c'est pénible pour lui, sa famille, beaucoup de fans et les employés des Aigles, mais il fallait que ça bouge. C'est comme ça que ça fonctionne dans le sport professionnel. Tu es jugé sur ton nombre de victoires et de défaites.»

Premier avertissement

Bergeron a admis mardi que Laforest avait déjà reçu un premier avertissement en juin, au cours de la difficile séquence de 13 revers consécutifs qui coïncidait avec la visite de l'équipe nationale cubaine au Stade Stéréo Plus. À ce moment, les Aigles montraient un dossier pitoyable de trois gains et 19 défaites. «J'ai rencontré Pierre-Luc et discuté avec lui de ses solutions pour renverser cette tendance. Je commençais déjà à analyser la situation.»

L'homme de confiance de René Martin

La décision de renvoyer le gérant qui était en poste depuis près de quatre ans a néanmoins pris tout le monde par surprise, d'autant plus que dimanche, au terme du programme double face aux Boulders de Rockland, le directeur général René Martin avait de nouveau manifesté sa confiance envers Laforest.

Dans tous ses points de presse depuis qu'il a succédé à Bob McDuff comme DG du club, Martin n'a jamais caché son admiration pour le travail de Laforest. «Pierre-Luc ne perdra jamais son poste tant que je serai assis dans cette chaise», avait-il déjà lancé.

Conscient de la relation qui unissait les deux hommes, Bergeron comprend la déception de Martin, mais apporte un bémol. «René fait un travail exceptionnel comme directeur général, mais au baseball, ses fonctions sont différentes de celles du DG au hockey. Il n'est pas imputable des résultats sur le terrain, il est responsable des opérations baseball.»

Dans les coulisses, tous s'entendent pour dire que c'est la décision du président et qu'elle n'est pas nécessairement partagée par une majorité. «J'espère que tous vont se rallier autour de Maxime [Poulin, le gérant par intérim]. Nous avons discuté avec les joueurs ce matin avant qu'ils partent pour Ottawa, on a clairement dit que nous n'étions pas satisfaits des résultats et que Pierre-Luc ne pouvait être le seul responsable.»

«Je sais que pour plusieurs joueurs, Pierre-Luc était plus qu'un entraîneur, c'était aussi un ami. Mais ils doivent se regarder dans le miroir pour changer les choses.»

Les pleins pouvoirs à Poulin

Marc-André Bergeron souhaite qu'une fois cette tempête traversée, les joueurs et les partisans sauront se rallier autour de Maxime Poulin, qui occupait le rôle d'entraîneur des frappeurs depuis 2013.

S'il a été nommé par intérim, Poulin aura la chance de se faire valoir et il n'y a pas «de date d'expiration» à ce vote de confiance. «On ne s'est pas fixé de délai dans ce dossier. Max a une personnalité totalement différente de Pierre-Luc, il mérite sa chance. On sait qu'il a beaucoup de caractère.»

Le temps dira s'il saura trouver la formule magique pour relancer une équipe qui ne va nulle part.

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