Les Aigles remportent la série contre Cuba

Grâce à leur éveil offensif en sixième manche,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Grâce à leur éveil offensif en sixième manche, les Aigles ont remporté un deuxième match de suite, une première cette saison.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) On ne donnait pas cher de la peau des Aigles contre l'équipe nationale de Cuba.

Une victoire apparaissait comme le scénario le plus optimiste si toutes les pièces du puzzle se mettaient en place. Et pourtant, c'est bien l'équipe de Trois-Rivières qui a arraché deux des trois victoires!

Javier Herrera a claqué un simple de deux points pour créer l'égalité 2-2 en sixième manche, puis Steve Brown a enchaîné avec un ballon sacrifice pour donner les devants aux siens, une avance que les hommes de Pierre-Luc Laforest n'ont plus jamais perdue.

Les Aigles ont signé deux gains de suite pour la première fois de la saison en prenant la mesure des Cubains 3-2, jeudi, devant 3589 partisans qui, le temps d'une soirée, ont sans doute revisité leurs souvenirs des séries 2015.

Le Herrera des beaux jours

«On a fini de perdre, notre léthargie est terminée», a lancé un Herrera enthousiaste et visiblement soulagé, devant la porte du vestiaire des siens.

Chose certaine, les Aigles ont créé un heureux revirement de situation dans ce dernier chapitre face aux visiteurs des Antilles.

Opposés au partant Freddy Alvarez, que les bonzes de la fédération cubaine considèrent comme l'un de leurs plus beaux joyaux, les Aigles ont fendu l'air plus souvent qu'à leur tour dans les cinq premières manches.

Pendant ce temps, l'as des locaux Matthew Rusch faisait du bon boulot, mais échappait deux points en quatrième. De la façon dont Alvarez s'amusait avec les Oiseaux, on avait l'impression qu'il se dirigeait vers un match complet.

Mais en sixième, le neuvième frappeur des Aigles Kori Melo a claqué un double, puis Yeixon Ruiz a enchaîné avec un simple avant que Delvis Morales ne soutire un rare but sur balles. Avec les buts remplis et un retrait, Javier Herrera a réussi son simple le plus important depuis son retour au jeu.

«J'avais de la pression sur les épaules, mais je travaille fort avec les entraîneurs pour optimiser mes présences. En général, on a mieux joué collectivement dans les deux derniers matchs. C'est comme si on ne pensait plus à gagner à tout prix. On a juste à jouer à notre façon et les résultats viendront.»

Fait plutôt étonnant, les Cubains ont utilisé trois lanceurs en sixième. Leur releveur Livan Moinelo, que plusieurs recruteurs épient, n'a été sur la butte que pour un frappeur et demi, le gérant Roger Machado préférant lui substituer Miguel Lahera alors qu'il y avait une balle au compte de Herrera!

Ruiz l'acrobate

En plus d'avoir tonné au moment opportun à la plaque, Herrera a capté deux ballons à la suite de belles courses. Mais le fait saillant de la partie revient à Yeixon Ruiz. Le voltigeur de gauche a plongé sur le terrain, gant renversé, pour voler un triple à Lazaro Ramirez en troisième manche.

Ses acrobaties ont inspiré les Aigles, qui, hormis deux erreurs de Daniel Mateo au troisième coussin, ont livré une performance inspirante en défensive.

«C'est énorme d'avoir battu Cuba», a scandé le gérant Pierre-Luc Laforest, qui savourait enfin des victoires consécutives. «Ils croyaient sans doute que ce serait plus facile, maintenant ils connaissent la Ligue Can-Am!»

L'entraîneur avait de bons mots pour tout son groupe, à commencer par Rusch (75e victoire en carrière) et ses releveurs Edilson Alvarez et Kaohi Downing (quatrième sauvetage).

«Et que dire de Ruiz? Son jeu était incroyable car la balle voyageait anormalement dans la gauche ce soir.»

Une équipe encore à roder

Évidemment, le pointage final ne plaisait pas au pilote en chef de l'équipe cubaine. Roger Machado retenait que ses releveurs avait échoué dans leur tentative d'éteindre les feux en sixième. Les neuf coups sûrs (contre six pour Trois-Rivières) ont aussi été insuffisants.

«Notre partant était fatigué, il avait besoin d'aide. C'est dommage, mais nous n'avons pas encore vu tout le potentiel de cette équipe, que ce soit au bâton, en défensive et au monticule.»

Pourtant, les Cubains n'ont commis qu'une petite erreur en trois soirs au stade Fernand-Bédard. 

«On va se relever à Ottawa, nous sommes déjà prêts pour ça», concluait le gérant, qui savait en débarquant en Amérique du Nord que le défi serait de taille face aux clubs de la Can-Am. «Avec tous ces anciens joueurs repêchés, personne chez nous n'avait osé prétendre que ce serait simple.»

Les Aigles (5-21) tenteront de poursuivre sur leur lancée face aux Jackals du New Jersey (18-9), vendredi à Trois-Rivières.

Avec la collaboration de Nicolas Ducharme

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