Les Cubains font la fête

Les Cubains sont sortis vainqueurs du premier match... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les Cubains sont sortis vainqueurs du premier match de la série face aux Aigles, un gain de 5-2 signé Vladimir Banos.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Les Cubains ont joué à la hauteur de leurs ambitions et ont entamé leur séjour de trois parties à Trois-Rivières de manière convaincante, mardi devant plus de 2700 personnes au stade Fernand-Bédard.

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Vladimir Banos

François Gervais, Le Nouvelliste

Confrontés à la pire équipe de la Ligue Can-Am, les joueurs de la sélection nationale du pays des Antilles ont fait le nécessaire, sans utiliser la méthode la plus époustouflante, et sont repartis vers leur hôtel avec un gain de 5-2, une deuxième victoire en cinq parties depuis qu'ils ont mis les pieds sur le continent.

Certains partisans s'attendaient à des claques puissantes, voire à un festival de circuits. Ils ont plutôt eu droit à du jeu méthodique: des frappes réussies dans les allées, de la rapidité à profusion et des lanceurs avares.

Les Aigles ont mordu la poussière pendant une bonne partie de la soirée alors que la défensive, fidèle à ses ennuis qui perdurent depuis quatre semaines, n'a pas été assez étanche pour freiner les ambitions cubaines.

Gillies méritait mieux

Curieux d'analyser le jeu des Cubains, bon nombre de recruteurs étaient visibles dans les gradins. Il y a fort à parier que certains d'entre eux souhaitaient voir à l'oeuvre le partant des Aigles Charles Gillies, l'un des beaux espoirs de la formation trifluvienne qui peut encore aspirer au baseball affilié.

Malgré 13 coups sûrs accordés - les neuf premiers après deux retraits -, le numéro 25 n'a pas mal paru sur le monticule. Il a toutefois été peu soutenu, particulièrement par le milieu de son avant-champ.

Les Aigles ont été impliqués dans trois erreurs, dont deux sur la même séquence en sixième manche, ce qui a permis aux Cubains d'ajouter un cinquième point (5-0). Ils avaient aussi marqué deux fois dès leur tour au bâton initial et en quatrième.

Dans le camp des Oiseaux, il y a trop de joueurs qui n'évoluent pas à leur position en ce moment, comme le notait Laforest après le match. «Mais je suis encore plus déçu de nos frappeurs du milieu de l'alignement. On doit produire, embarquer sur les buts et faire les gros coups sûrs.»

«Les Cubains n'ont rien fait d'éclatant, mais ils ont bien exécuté les jeux. Ce n'est pas compliqué et c'est ce que nous faisions l'an dernier quand on a gagné le championnat.»

Banos se fait des amis

Pendant que les Aigles ruminaient une 13e défaite de suite, portant leur fiche à 3-21, les Cubains avaient le sourire facile.

Le lanceur partant Vladimir Banos, avec une balle courbe efficace, a endormi une partie de l'alignement offensif trifluvien. Daniel Mateo a produit une des rares étincelles avec un triple en septième, mais les releveurs ont conclu la besogne et les Aigles n'ont marqué que deux points, produits par Javier Herrera et Kyle Larenz, ce dernier en neuvième.

«On connaissait cette équipe et nous avions une stratégie de lancers contre eux», reconnaissait Banos, qui s'exprimait grâce à l'interprète Diego Brunelle Diaz.

Les joueurs cubains ont été impressionnés par l'énergie de la foule, qui n'a pas hésité à encourager les visiteurs à la suite de leurs bons coups. Des membres du consulat cubain de Montréal affichaient aussi leurs couleurs dans les estrades. «De savoir qu'il y a des Cubains partout dans le monde, c'est bien!»

Le gérant Roger Machado rendait hommage à sa troupe. Le malaise de Québec semblait bien loin derrière lui. «Vladimir est l'un de nos meilleurs lanceurs et notre attaque a produit de gros points aux bons moments. C'est une aussi belle victoire que celle de samedi dernier à Québec.»

Pierre-Luc Laforest, lui, croyait plutôt que ses protégés avaient grandement facilité la tâche des visiteurs.

«Banos, ce n'est pas Cy Young quand même... On doit apporter les ajustements. Il n'y avait vraiment rien d'impressionnant dans sa sortie au monticule.»

Mais il n'y avait pas grand-chose d'encourageant non plus dans la tenue générale des Aigles. Et ça, les amateurs de Trois-Rivières commencent à en être habitués. Peu importe qui sont les visiteurs.

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