L'offensive des Aigles ruine l'exploit de Bollinger

Ryan Bollinger est passé à un retrait de... (Andréanne Lemire)

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Ryan Bollinger est passé à un retrait de réussir un match sans coup sûr. Son offensive ne l'a toutefois pas appuyé.

Andréanne Lemire

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(Trois-Rivières) Ryan Bollinger ne peut quand même pas tout faire seul. Le lanceur des Aigles a réalisé un exploit en n'accordant aucun coup sûr en huit manches et deux tiers aux Champions d'Ottawa dimanche au stade Fernand-Bédard. Mais son offensive s'est réveillée beaucoup trop tard. Les Trifluviens ont subi une défaite 6-4 en dix manches.

Dans ce qui a été la meilleure performance d'un lanceur dans l'histoire des Aigles, le droitier a limité les Champions d'Ottawa à pratiquement rien. Après huit manches et deux tiers, il était en voie de réaliser un match sans coup sûr. Mais la troupe de Pierre-Luc Laforest ne se dirigeait pas vers une victoire pour autant. C'est qu'en cinquième manche, l'erreur de Yeixon Ruiz avait permis à Jason Coker de croiser la plaque pour niveler le pointage à 1-1.

Avec deux retraits au tableau en neuvième, c'est finalement Sébastien Boucher qui a mis un terme à cette performance historique en cognant un faible ballon qui est tombé en jeu par quelques centimètres. N'eut été du vent, fort probablement que cette frappe aurait atterri en territoire des fausses balles. Ce fut tout pour Bollinger.

«Je pense que j'aurais pu finir le match, mais je comprends pourquoi Pierre-Luc m'a sorti. J'étais heureux d'être encore dans la partie à ce moment. Mais quand Boucher a obtenu le coup sûr, j'ai senti qu'il y avait moins de vent dans mes voiles», a souligné l'artilleur au terme du match de sa vie.

Venu en relève, Kaohi Downing n'a pas été en mesure d'arrêter la menace. Soudainement, les Champions menaient 2-1 et Bollinger se dirigeait vers une défaite. Heureusement pour l'artilleur, Bobby Coyle a envoyé les deux équipes en manche supplémentaire avec un circuit dans la droite.

L'éveil de l'offensive des Champions ne s'est pas limitée à la neuvième manche. Ils ont profité de l'incapacité des Aigles à réussir un double jeu pour ajouter quatre points au compteur en dixième manche et balayer la série de quatre matchs contre les Aigles.

«Je n'ai jamais vu un match sans coup sûr finir 6-4!, pestait Pierre-Luc Laforest après la rencontre. C'est frustrant. Tu as un match sans coup sûr et un ballon dans la gauche tombe de cette façon. N'importe quel joueur aurait couru à travers un mur pour l'attraper. C'est vraiment frustrant ce que l'on voit... c'est pathétique.»

Si la performance de Bollinger a été l'histoire du match, le partant ottavien Laetten Galbraith n'a pas été en reste. Il a espacé six coups sûrs en huit manches de travail afin de se sortir du pétrin plus souvent qu'autrement. De plus, les Aigles, qui ont laissé sept coureurs sur les buts dans cette rencontre, ont frappé dans des doubles jeux coûteux qui ont mis fin à quelques menaces offensives.

«Il faut donner crédit à Galbraith. C'est un jeune lanceur qui est très bon. Ça ne peut pas toujours être des massacres. Encore une fois, ce sont les erreurs qui nous tuent», soupirait Laforest.

Les performances des deux lanceurs ont de quoi surprendre puisqu'il faisait un froid de canard au stade Fernand-Bédard, où 1068 personnes ont assisté à la rencontre.

Les Aigles tenteront de faire tourner le vent dans les prochains jours, mais le moment est mal choisi puisque c'est l'équipe nationale cubaine qui s'amènera à Trois-Rivières cette semaine.

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