Javier Herrera pourra jouer

Javier Herrera a un large sourire au visage... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Javier Herrera a un large sourire au visage depuis jeudi après-midi. Il pourra de nouveau revêtir l'uniforme des Aigles après avoir obtenu son visa de travail.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Enfin, une bonne nouvelle dans le camp des Aigles de Trois-Rivières. Après avoir été absent du terrain depuis le début de la saison parce qu'il n'avait pas de visa de travail, Javier Herrera a finalement obtenu le document et sera en action vendredi face aux Champions d'Ottawa.

Un soupir de soulagement pour l'ancien de l'organisation des Giants de San Francisco, qui rongeait son frein en voyant son équipe perdre 12 de ses 13 derniers matchs.

«C'était long, mais j'étais optimiste que oui, le système prenait son temps, mais que tout allait être clair et que je pourrais jouer», lance le joueur d'origine vénézuélienne.

En octobre dernier, Herrera avait fait une demande d'asile politique au Canada, puisqu'il estimait que sa famille était en danger au Venezuela et que la menace d'enlèvement de ses enfants était bien réelle.

La Commission de l'immigration du Canada avait toutefois rejeté la requête en décembre. Le clan Herrera a porté la cause en appel. Depuis ce temps, l'athlète de 31 ans habitait toujours Trois-Rivières en bénéficiant de l'aide sociale.

Or, le dédoublement des requêtes pour asile politique et visa de travail a créé une problématique, ce qui explique pourquoi il n'a pas pu endosser l'uniforme trifluvien en 2016.

«Comme il a fait une demande d'asile politique, il y a une dualité de statut dans son cas. Bob McDuff (le parrain d'Herrera dans ce dossier) avait eu la présence d'esprit de faire une demande en janvier, mais il y a eu une problématique et il a fallu refaire d'autres démarches le 17 mai», explique le directeur général de l'équipe, René Martin.

C'est l'intervention du député de Saint-Maurice-Champlain François-Philippe Champagne qui a permis d'accélérer le processus de quelques semaines. Celui-ci s'était impliqué dans le dossier en mai.

C'est sur le coup de 16 h 45 qu'Immigration Canada est entré en contact avec le bureau de M. Champagne afin de lui communiquer la nouvelle, qui a immédiatement relayé l'information aux Aigles. 

«J'ai reçu un appel du bureau du député M. Champagne nous disant d'aller chercher Herrera et de regarder ses courriels. Nous avons vérifié et il avait obtenu son permis de travail. Il pourra donc jouer les matchs au Canada.»

En effet, ce visa de travail ne permet pas, pour l'instant, à Herrera de quitter le pays pour aider les Aigles au pays de l'Oncle Sam.

«C'était toute une nouvelle, autant pour Javier, qui était très content, que pour les autres joueurs du club. On ne se contera pas d'histoires, nous avons un début de saison pitoyable, mais l'an passé, Javier c'était un leader. J'ai senti que son retour rassure tout le monde, et un troisième frappeur, ça change un alignement», souligne Martin.

Herrera aura à patienter jusqu'à vendredi après-midi afin d'effectuer son premier départ avec les Aigles. La pluie a forcé le report du match face aux Champions d'Ottawa prévu pour jeudi soir. Un programme double sera disputé dès 17 h, ce qui ne déplaît pas au principal intéressé dont le niveau de stress était très élevé dans le vestiaire. 

«Pour être honnête, je suis très anxieux et excité de pouvoir rejouer. Mais je suis prêt à 100 % depuis le championnat de l'an dernier. J'attendais ce moment et ce sera vraiment spécial. J'espère qu'on pourra se mettre ensemble pour faire tourner les choses.»

L'attente se poursuit

S'il peut enfin enfiler ses crampons de nouveau, Herrera devra tout de même continuer d'être patient, puisqu'il est toujours en attente d'une réponse à sa demande d'obtenir l'asile politique au Canada. L'appel de sa cause est toujours en délibération.

«Personne ne sait quand nous serons en mesure d'obtenir une réponse. Ça pourrait être demain, la semaine prochaine ou plus long. C'est un long processus et j'espère que ce sera une réponse positive pour moi, ma famille et la communauté, qui ne cesse de m'aider. Les gens de Trois-Rivières qui m'ont aidé ont droit à tout mon respect, je l'apprécie beaucoup.»

Carnet de notes

Le match entre l'équipe nationale de Cuba et les Capitales à Québec a été stoppé après quatre manches par la pluie jeudi soir, un scénario loin d'être idéal puisque le duel était diffusé sur les ondes de RDS2. Les deux clubs vont se retrouver vendredi pour poursuivre ce match, avant d'enchaîner pour le deuxième match.

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