Le vieux routier au coeur léger

Le vétéran Jesus Merchan devrait s'avérer la nouvelle... (François Gervais)

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Le vétéran Jesus Merchan devrait s'avérer la nouvelle pierre angulaire des Aigles à l'avant-champ cet été.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Quand vous pouvez vous vanter d'avoir joué contre le père de votre nouveau coéquipier, c'est signe que vous avez réussi à traverser avec succès les différentes époques au cours de votre carrière. La nouvelle pierre angulaire des Aigles de Trois-Rivières, Jesus Merchan, a beau compter plus de 1000 matchs au compteur dans le baseball affilié, sa passion pour le baseball ne s'est jamais effritée.

Il suffit d'ailleurs de quelques minutes en entrevue avec le Vénézuélien de 35 ans pour bien comprendre tout son amour pour le baseball. Sa vie, il l'a passée sur le losange et il n'a pas l'intention que ça s'arrête de sitôt.

«J'apprécie chaque seconde que je peux passer sur le terrain. J'apprends encore à chaque jour sur le terrain et j'ai toujours autant de plaisir à jouer», sourit le nouvel arrêt-court des Aigles qui a fait partie des organisations des Twins du Minnesota, Phillies de Philadelphie, Mariners de Seattle, Diamondbacks de l'Arizona, Indians de Cleveland, Blue Jays de Toronto, Marlins de la Floride, Rockies du Colorado et Padres de San Diego au cours de ses 14 saisons dans le baseball affilié.

Malgré un parcours très étoffé dans les mineures, dont 384 matchs dans le niveau AAA, Merchan n'a jamais été promu aux Ligues majeures. Avec un peu de recul, il admet qu'il aurait aimé obtenir une chance. Mais il est loin de se considérer malheureux pour autant.

«Pendant certains bouts de ma carrière, je me levais chaque matin en espérant que le téléphone allait sonner pour m'amener dans les majeures. J'ai connu d'excellentes saisons dans le AAA mais ça n'a pas suffi pour goûter aux grandes ligues», indique le frappeur droitier qui a maintenu une moyenne de ,315 en sept saisons passées dans l'antichambre du Baseball majeur.

«Je me console en me disant que j'ai encore le privilège de jouer au baseball aujourd'hui. Je remercie Dieu chaque jour et j'en suis très reconnaissant. Je veux en profiter tant que je le pourrai. Ensuite, je serais intéressé à traversé de l'autre côté, comme entraîneur.»

Aux côtés de futures vedettes

Au fil des ans, Merchan a évidemment partagé le vestiaire avec plusieurs joueurs qui ont fait leur niche dans les Ligues majeures. Du nombre, il cite en premier un certain Max Scherzer, le lanceur-étoile des Nationals de Washington qui a égalé le record de retraits au bâtons en un match (20) cette semaine face aux Tigers de Detroit. Les deux ont défendu les couleurs des Sidewinders de Tucson, en 2008, dans le réseau AAA de l'organisation des Diamondbacks. Quand même pas mal comme souvenir!

Son cercle d'amis est également constitué de quelques vedettes du circuit Manfred. En tête de liste, l'ancien joueur le plus utile de la Ligue américaine et vainqueur de la triple couronne en 2012 avec les Tigers de Detroit, Miguel Cabrera. Les deux potes ont grandi dans le même village vénézuélien de Maracay.

«Nous sommes amis depuis l'enfance. Je suis récemment allé le voir lors du concours de coups de circuits», souligne-t-il. Non loin de sa ville natale, Merchan s'est aussi lié d'amitié avec le voltigeur des Blue Jays de Toronto, Ezequiel Carrera.

Autre signe qui ne ment pas sur son âge, Merchan partage présentement le même vestiaire que le fils d'un joueur qu'il a déjà affronté dans le baseball affilié. Confronté à David Segui au début des années 2000, pendant que ce dernier effectuait un séjour de réhabilitation dans les mineures, le nouvel arrêt-court des Oiseaux côtoie aujourd'hui le fils, Cory, qui tente de se tailler une place dans l'alignement de Pierre-Luc Laforest.

«Quand tu peux dire à un coéquipier que tu as joué contre son père, c'est assez spécial!», rigole le sympathique inter qui connaît également dans le vestiaire trifluvien les Steve Brown, Luis Munoz et Matthew Rusch.

De grands souliers

Cet été, Merchan aura l'imposante mission de faire oublier le départ de Pedro Lopez, le talentueux arrêt-court dominicain qui a mené avec brio la défensive des Aigles jusqu'au titre de la Ligue Can-Am en 2015.

Bien au fait des souliers qu'il devra chausser à compter de jeudi prochain, le vétéran ne semble pas tracassé outre mesure par l'ampleur du défi.

«Je ne me mets pas de pression. Peu importe le niveau où je joue, je ne m'en fais pas avec le gars qui était là l'année avant moi ou encore le jour avant. Quand j'arrive sur le terrain, j'essaie simplement d'être à mon meilleur, jouer à l'intérieur de mes limites et ne pas vouloir trop en faire. Je fais simplement jouer au baseball», lance-t-il, un brin philosophe.

Le duel Cuba-Capitales à RDS

Pour une rare fois, les amateurs de baseball pourront regarder des matchs de la Ligue Can-Am à la télévision cet été. Les Capitales de Québec ont en effet annoncé vendredi que deux des quatre rencontres disputées face à l'équipe nationale de Cuba seront diffusées à l'antenne du Réseau des Sports (RDS).

Pour l'occasion, Marc Griffin sera attitré à la description des matchs des 9 et 10 juin présentés au Stade municipal de Québec. Depuis la naissance des Capitales, en 1999, une seule rencontre avait été télédiffusée, soit le quatrième match de la finale face aux Tornadoes de Worcester, à l'antenne de TéléMag Québec. De plus, des matchs de l'équipe cubaine face aux autres équipes de la Ligue Can-Am apparaîtront sur les ondes de ESPN2 et ESPN3 aux États-Unis.

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