Le baseball trifluvien veut son terrain synthétique

Selon le pilote des Estacades midget AAA, Gaétan... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Selon le pilote des Estacades midget AAA, Gaétan Gagnon, le parc Martin-Bergeron est le pire au Québec dans cette catégorie.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) À quelques mois des élections municipales, Gaétan Gagnon lance un cri du coeur. Le pilote des Estacades midget AAA souhaite que la Ville de Trois-Rivières se dote d'une surface synthétique pour le baseball.

Gagnon compare les installations de son sport à celui d'autres disciplines comme le soccer et le football et se dit qu'elles sont pas mal moins invitantes. Pourtant, le baseball a la cote en ville. 

«Nous sommes une ville de baseball. Nous avons des champions provinciaux dans le moustique, le bantam, le midget AA. Notre midget AAA a été finaliste au dernier Provincial. Et nous avons l'une des deux équipes de baseball professionnel de la province. Il me semble qu'il y a des efforts qui devraient être consentis pour permettre à nos jeunes de mieux se développer. Si le soccer et le football disposent de cinq terrains synthétiques, on pourrait en avoir un, non?»

Le pilote des Estacades midget AAA sait qu'un tel équipement demande un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars. 

«Mais justement, c'est un investissement. Québec a fait un projet de toute beauté avec un dôme. Des villes plus petites comme Varennes et Blainville ont aussi une surface synthétique. C'est notre tour.»

La base de l'argumentation de Gagnon tourne autour de l'utilisation accrue d'une telle surface. 

«C'est compliqué, entretenir des terrains de baseball. Certains ont des contraintes particulières en plus, comme le parc Martin-Bergeron qui devient impraticable pendant 24 heures dès qu'il y a de la pluie. Avec une surface synthétique, on pourrait pratiquement jouer sous la pluie!

C'est configurable de plusieurs façons, alors tous les niveaux pourraient en profiter. En 2017, une ville de la taille de Trois-Rivières se doit d'avoir un tel équipement à mon avis», lance Gagnon, ajoutant que le parc Martin-Bergeron est le pire au Québec pour le midget AAA. 

«Imagine, tout est en sable, c'est impossible de voler des buts sur ce terrain! Il n'y a pas de monticule d'exercice non plus, on doit se débrouiller avec les moyens du bord. À la limite, je dirais même que c'est un terrain où ce n'est pas sécuritaire pour nos enfants.»

Gagnon a entendu en coulisses qu'il y a un projet sur la table pour revamper les installations sportives dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, qui inclurait l'aréna Jean-Guy-Talbot et le parc Martin-Bergeron. Il se réjouit si ce projet quitte la planche à dessin un jour, mais il n'a rien contre l'idée si un autre site était priorisé pour installer du synthétique. 

«Ça prend un terrain synthétique, ça, c'est évident. Est-ce que la Ville prioriserait le Stade Stéréo Plus? Possible, beaucoup d'argent a déjà été investi là. Mais bon si c'est là, c'est correct, en autant que les jeunes aient accès à cette surface. C'est ce qui se passe du côté de Québec. Nos installations intérieures au Complexe sportif Alphonse-Desjardins sont formidables. C'est un peu illogique de voir que nos installations extérieures sont si désuètes.»

Les Aigles intéressés

Comptez sur les Aigles pour pousser afin que ce soit le Stade Stéréo Plus qui soit retenu si la Ville se lance dans une aventure semblable. Là aussi, il y a un projet dans l'air qui, selon les informations du Nouvelliste, a déjà franchi les étapes préliminaires avec les autorités municipales. 

«Nous avons aussi entendu qu'il y a des pourparlers. C'est bon signe. À notre avis, ça serait un bel investissement pour le stade, considérant que la Ville injecte des sommes considérables aux deux ou trois ans pour refaire le terrain. Or c'est un travail qui est toujours à recommencer, et ça ne change rien au fait qu'il est raboteux... C'est sûr qu'une surface synthétique serait d'une très grande utilité, pour ne pas dire une nécessité», raconte pour sa part le directeur général René Martin.

Du côté de la mairie, Yves Lévesque se dit prêt à examiner la situation si un dossier lui est présenté. 

«Nous n'avons pas eu de demande. Et s'il y a eu des discussions récentes, ça ne s'est pas rendu jusqu'à mon bureau. Si ça se produit, on regardera les avantages et les inconvénients, et on prendra une décision», soumet Lévesque, qui rappelle que le scénario avait été évoqué lors de la réfection du stade Fernand-Bédard au début des années 2000. 

«Finalement, nous ne sommes pas allés de l'avant à ce moment-là. Je suis convaincu que le produit s'est amélioré avec le temps. J'ai entendu beaucoup d'éloges, aussi, à propos du nouveau terrain à Québec. S'il y a un projet semblable chez nous, on va prendre le temps de le regarder.»




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