Stéphanie Roy parmi la crème

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Stéphanie Roy a réalisé une superbe performance au championnat du monde de triathlon Ironman 70.3 au Tennesse.

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(Trois-Rivières) Stéphanie Roy a prouvé en fin de semaine qu'elle était à sa place, chez les professionnelles du triathlon. Après une année en dents de scie, la protégée de Pascal Dufresne a pu exploiter tout son talent jumelé aux sacrifices des derniers mois pour s'offrir une 16e place au Championnat du monde de triathlon 70.3 qui se déroulait au Tennesse.

Le parcours de Chattanooga est reconnu dans le milieu pour récompenser uniquement ceux qui ont fait leurs devoirs. Avec plus de 1000m de dénivelé en vélo, et un segment de course ponctué de montées et de virages, il est pratiquement impossible d'y réaliser un record personnel. L'objectif en devient alors un de rang, avec comme défi d'être en mesure de bien gérer la course. Selon Dufresne, Roy a fait un sans faute.

«N'ayons pas peur des mots, c'est un parcours un peu débile. Il faut avoir gagné un 70.3 ou à tout le moins fait un podium pour être à cet événement, alors il n'y a pas de touristes. Stéphanie peut être fière d'elle, elle a su bien doser ses énergies.»

L'étudiante en ergothérapie à l'UQTR a mis 29m46 pour franchir le 1,9 kilomètre de natation. Puis, elle a enchaîné avec un chrono de 2h39:38 heures pour rouler 90 kilomètres de vélo. Elle a terminé en force, avec une course à pied de 21,1 km de 1h22:53, ce qui a totalisé 4h35h49. «À la course, elle a réalisé la cinquième meilleure performance. C'est du stock!», sourit Dufresne à propos de l'athlète de 22 ans. «En vélo, on sait que ça va prendre un peu plus de temps pour progresser, qu'il y a une question de maturité qui entre en jeu.»

Plus jeune que la très grande majorité de ses rivales, Roy a donc lancé un petit message au Tennesse. Elle sera à surveiller étroitement au cours des prochaines années. «C'était dur de fixer un objectif précis pour cette course car je n'avais jamais affronté plusieurs des filles ici. Mais j'espérais un top 15. Dans ces conditions, je suis quand même satisfaite de ma 16e place», confiait Roy. «J'ai aimé le défi, c'est rare qu'on a accès à un parcours aussi difficile. Normalement, les organisateurs offrent plus de plat, afin d'attirer davantage de coureurs. C'est le contraire ici, on doit vraiment pousser au maximum. Ça m'a permis de voir que je dois améliorer mon vélo», poursuivait celle qui reviendra au Québec lundi soir, et qui se promet bien d'être de retour en classe dès mardi à l'UQTR.

Parmi les autres compétiteurs de la région, Sarah Casaubon a pris le 21e rang, chez les 30-34 ans, avec un chrono de 5h05:50. Celle qui a été la meilleure chez les femmes, toutes catégories confondues, au Ironman de Tremblant le 20 août se prépare pour le championnat du monde qui se déroulera à Kona, Hawaï, le mois prochain. Notons aussi la performance de la Louisevilloise d'origine Caroline Leblanc, 119e chez les 35-39 ans avec un temps de 5h38 :39. «Deux bonnes performances», résumait Dufresne. «Pas évident pour Sarah alors qu'elle sort à peine d'une grosse course à Tremblant et que Kona s'en vient rapidement. Quant à Caroline, elle a obtenu sa qualification sur le tard, c'était déjà un beau bonus d'être là. Le parcours lui a rendu la vie difficile... c'est de la très belle expérience en banque pour le futur!»

Chez les gars, Antoine Matteau a rallié l'arrivée en 4h43:36, ce qui lui a octroyé la 86e place chez les 25-29 ans. Matteau, comme Casaubon, se prépare activement pour Kona. 

Francis Jodoin a pour sa part pris le 173e rang chez les 45-49 ans, avec un chrono de 5h15:04.




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