Impact: les arbitres «n'ont aucun respect»

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L'entraîneur-chef de l'Impact, Mauro Biello

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La Presse Canadienne

Les membres de l'Impact se souviendront probablement longtemps de leur première expérience avec l'arbitrage vidéo en MLS.

Autant l'entraîneur-chef Mauro Biello que les joueurs avaient de la difficulté à expliquer ce qui s'était produit samedi, quelques minutes après une défaite de 1-0 face au Fire de Chicago.

Utilisé en MLS depuis le 5 août, des arbitres en chef avaient déjà accepté les recommandations de l'arbitre vidéo adjoint lors des matchs de la formation montréalaise, notamment pour annuler un but d'Ignacio Piatti en raison d'un hors-jeu dans un gain de 3-1 face au Real Salt Lake le 19 août et pour confirmer qu'une faute de main avait été commise à l'extérieur de la surface de réparation et qu'il n'y avait pas matière à donner un penalty au Toronto FC dans un revers de 3-1 le 27 août.

Cependant, la rencontre de samedi a marqué la première fois dans une rencontre de l'Impact où l'arbitre en chef a préféré réviser lui-même une séquence. Après avoir décerné un carton jaune au défenseur du Bleu-blanc-noir Deian Boldor pour une faute à l'endroit de l'étoile du Fire Bastian Schweinsteiger à la 50e minute, l'arbitre Baldomero Toledo a plutôt renvoyé Boldor au vestiaire en vertu d'un carton rouge.

«C'est la réalité du système, a rappelé le capitaine de l'Impact Patrice Bernier après la rencontre. Je ne sais pas dans quel état est Schweinsteiger. Si le jeu reprend plus vite, l'arbitre n'a pas le temps de renverser la décision. Là, l'adjoint a eu deux ou trois minutes pour regarder la vidéo. Ç'a été le point tournant du match.»

Conscient qu'il est plus facile d'être critique quand on croit avoir été victime d'une injustice, le gardien Evan Bush a quand même déversé son fiel après la partie.

«Ça fait deux semaines qu'il n'y a pas de rythme aux matchs, a déclaré Bush. Et quand vous essayez d'en parler à l'arbitre, ils tournent le dos, ils ne sont pas ouverts à une discussion. Ça devient frustrant. Ils n'ont aucun respect pour les joueurs. S'ils veulent continuer à être le centre d'attention, alors je ne me gênerai pas pour le dire après le match.»

«Je crois que (l'arbitrage vidéo) connaît des débuts difficiles, a-t-il ajouté. Les personnes qui prennent les décisions doivent être fiables. (Toledo) pense avoir pris la bonne décision, mais je pense que 80 pour cent des gens ne seront pas en accord avec lui.»

L'expulsion de Boldor est venue gâcher ce qui était jusque-là une bonne entrée en matière pour le Roumain âgé de 22 ans. Acquis le 20 juillet par le biais d'un prêt du Bologne FC, Boldor en était à sa première sortie avec l'Impact.

«Avant le carton, il a bien fait, a noté Biello. Il était solide. Nous n'avions pas vraiment donné d'occasions pendant les 50 premières minutes. C'était son premier match et il va apprendre de cette expérience. Il a les qualités pour aider l'équipe. C'est dommage que ça se soit passé comme ça. Il n'avait pas l'intention de faire mal à Schweinsteiger, mais il était un peu en retard. À la fin, il va comprendre rapidement ce qui est une faute ou non dans cette ligue. (Laurent) Ciman et (Marco) Donadel sont passés par là.»

Encore consterné par la fin de sa soirée, Boldor ne semblait pas très chaud à l'idée de changer sa manière de jouer après avoir noté qu'il s'agissait de son premier carton rouge en carrière.

«J'ai un travail à faire. Je veux gagner. J'aime me battre et je ne vais pas changer pour qui que ce soit», a-t-il insisté.




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