Pas de gala de boxe cet automne à Shawinigan

Le camp de Mikaël Zewski n'a pas été... (La Presse)

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Le camp de Mikaël Zewski n'a pas été en mesure d'en venir à une entente avec les Cataractes de Shawinigan, qui ont préféré ne pas tenir le gala de boxe qui aurait eu lieu au Centre Gervais Auto plutôt que de présenter une carte décevante à leurs yeux.

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(Shawinigan) Incapables de mettre sur pied une carte de boxe professionnelle à leur goût, les Cataractes ont renoncé au cours des dernières heures à présenter un gala cet automne.

C'est le désistement de Mikaël Zewski (28-1, 21 K.-O.), qui devait assurer la demi-finale de l'événement, qui a convaincu le président Roger Lavergne et ses partenaires de retirer leurs billes. Zewski et son agent Cameron Dunkin avaient un accord de principe avec Lavergne mais quand est venu le temps de coucher le tout sur papier, Dunkin n'a pas aimé la façon de procéder des Cataractes et il a annulé la participation du Trifluvien.

Au coeur du litige, il y avait le choix de l'adversaire. Lavergne souhaitait un combat québécois face à Mian Hussain (16-1, 6 K.-O.) avec une ceinture mineure en jeu pour mettre du piquant dans la soirée mais Dunkin ne voulait rien savoir de ce scénario, préférant choisir lui-même un pugiliste américain. Le réputé agent ne semblait pas non plus enthousiaste à l'idée de travailler en collaboration avec Camille Estephan, d'Eye of The Tiger Management. EOTTM devait être un partenaire dans l'événement.

«Il semble y avoir un certain conflit de personnalité entre Camille (Estephan) et Cameron (Dunkin). C'est désolant. Surtout pour Mikaël, qui dit toujours qu'il rêve de se battre en Mauricie. On n'a pas le choix de respecter leur décision», expliquait Lavergne, qui était prêt à mettre de l'eau dans son vin et accepter un boxeur américain à condition qu'il soit en mesure de menacer Zewski. Mais les discussions ont néanmoins achoppé, Dunkin stoppant les pourparlers à la fin de la dernière semaine. «Dans ces conditions, mieux vaut reporter le gala. On l'a dit dès le début, si on se lance dans la boxe, ce sera pour présenter un événement de première qualité. Cette fois-ci, sans Zewski, on ne pense pas être en mesure de remplir notre promesse», confie l'homme d'affaires.

C'est que la finale potentielle impliquant Simon Kean (10-0, 9 K.-O.) était un peu moins sexy que souhaitée. Le plan initial de l'opposer à Adam Braidwood (8-1, 7 K.-O.) avait rapidement déraillé, le clan de ce coloré boxeur jugeant qu'il avait besoin d'au moins un autre combat avant de se mesurer au Grizzly. Le champion canadien Dillon Carman (12-2, 11 K.-O.) a lui aussi refusé, tout comme l'espoir américain Trey Lippe Morrison (13-0, 13 K.-O). et fils de l'ancien champion du monde Tommy Morrison, qui se remet actuellement d'une fracture à une main.

Après une dizaine de refus, les promoteurs avaient convaincu un l'Américain Randy Johnson

(13-2, 11 K.-O.) de prendre le combat. «C'est un bon cogneur, un gars qui se bat pour nourrir sa famille et qui a le courage de défier Simon. On pensait que c'était un bon test pour Simon. Ceci dit, pour les amateurs de boxe, ça reste moins vendeur que les Braidwood, Morrison et Carman. Et comme notre objectif, c'était de remplir l'aréna, on tenait à avoir aussi Zewski sur la carte. On croyait que tout était réglé, on s'est aperçu qu'en boxe, les choses sont souvent plus compliquées qu'elles ne le paraissent», soupire Lavergne.

Ce dernier n'est pas le seul à être déçu. Zewski visualise ce combat dans son patelin depuis des années. De plus, son objectif est de mettre la main sur un titre mineur, ce qui devait se faire le 21 octobre au Centre Gervais Auto. En l'espace de quelques jours, il a vu ce scénario lui glisser entre les mains. «Cameron (Dunkin) fait partie des meilleurs de sa profession, je me dois de lui faire confiance. Les premières discussions avec Roger (Lavergne) ont été positives mais quand il s'est aperçu qu'en fin de compte, c'était une carte d'EOTTM, il n'était pas à l'aise. C'est plate mais je sais qu'il a d'autres projets pour moi. Il doit parler à Golden Boy cette semaine, les discussions se poursuivent avec le Groupe Yvon Michel. Nous ne sommes pas mal pris.»

Le Trifluvien assure que personnellement, il n'avait rien contre l'idée de se mesurer à Hussain. «On se connaît bien. On a déjà mis les gants ensemble. J'étais prêt pour n'importe qui. Mais mon gérant voit les choses d'une autre façon, il voulait que les gens dans l'aréna soient là pour moi plutôt que d'être divisés par un combat local. Il sait ce qu'il fait. Espérons que ce n'est que partie remise.»

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Simon Kean

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Kean croisera néanmoins la route de Johnson

Comme Roger Lavergne, Camille Estephan se désole de ne pas être en mesure de monter un gala de boxe pour octobre à Shawinigan. Beaucoup d'efforts ont été investis ces dernières semaines afin de concocter une carte qui aurait pu servir de rampe de lancement à plusieurs galas en Mauricie.

«Mais, on a frappé un mur!», illustre le grand patron d'Eye of the Tiger Management, qui écarte toutefois tout conflit de personnalité avec Cameron Dunkin. 

«Je me suis très peu impliqué dans le dossier Zewski, c'est Roger (Lavergne) qui a fait l'essentiel des démarches. Or il attend encore après le nom des adversaires que le gérant à Zewski devait suggérer! Ma compréhension, c'est que Dunkin avait tout simplement d'autres plans pour son boxeur. C'est très décevant, mais ce sont des choses qui peuvent arriver.»

Kean et Randy Johnson vont néanmoins se mesurer cet automne. 

«Reste à savoir où et quand. C'est clair que ce combat-là va avoir lieu. On va retravailler notre plan pour Simon, puis nous irons de l'avant. En Mauricie, ce n'est que partie remise», promet Estephan.




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