Le poignet de fer... et d'or

Quelques semaines après sa victoire au championnat canadien,... (Stéphane Lessard)

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Quelques semaines après sa victoire au championnat canadien, Alain Goyer tentera de remporter les mondiaux de bras de fer, présentés en septembre prochain à Budapest.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Il possède certes le physique de l'emploi, mais aussi la détermination. C'est pourquoi près de deux ans après son premier tournoi en carrière, Alain Goyer représentera le Canada aux championnats mondiaux de tir au poignet.

C'est en battant à plate couture le frère d'un client du centre d'entraînement où il travaille, à l'Assomption, que Goyer s'est fait suggérer de commencer le bras de fer en mars 2015.

«Le gars que j'ai vaincu avait remporté plusieurs compétitions au Québec. Il m'a dit: Alain, tu devrais tenter ta chance dans un tournoi, tu as un don». 

Des débuts fracassants

Peu fringant à l'idée de tenter sa chance en compétition, le Trifluvien d'adoption s'est laissé convaincre par son fils de se rendre à Saint-Jean-sur-le-Richelieu pour son baptême de feu un mois plus tard.

«J'étais un peu intimidé. Je voyais des hommes avec des barbes imposantes et des gros tatouages qui mettaient tout le poids de leur corps pour tenter de battre celui en face. De mon côté, je n'avais aucune technique, car je n'avais jamais réellement pratiqué cette discipline».

À sa grande surprise, Goyer a tout brisé sur son passage lors de ce tournoi en ne perdant aucun duel, pour remporter son premier titre sur la scène provinciale.

L'homme de 5 pi 6 po et 172 livres a multiplié les victoires lors des mois suivants. Au cours des différentes compétitions auxquelles il a pris part, Goyer a été en mesure de renverser des clients de taille, dont les légendes québécoises Éric Roussin et Denis Dubreuil. 

«Ce sont encore à ce jour deux de mes victoires les plus importantes. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que je pouvais me rendre assez loin dans ce sport. Les gens me disaient tous de tenter ma chance au niveau canadien».

Direction la Hongrie

Après une défaite face à l'Albertain Kelly Leech en finale l'an dernier - en raison d'une disqualification pour faute de coude - Goyer s'est repris de belle façon en 2017 lors du championnat canadien.

Il a remporté l'or dans chez les maîtres (40-49 ans), en plus de terminer au troisième échelon dans la classe ouverte, la catégorie reine.

«Je suis exigeant envers moi-même, alors j'aurais aimé remporter les grands honneurs dans les deux classes. On m'avait déconseillé de prendre part à deux compétitions et j'ai compris pourquoi. Lors de la deuxième journée, mon bras était très fatigué, car on dispute beaucoup de matchs», indiquait-il.

Ces deux performances lui ont tout de même permis d'obtenir un laissez-passer pour les championnats mondiaux qui seront présentés à Budapest, en Hongrie, du 2 au 11 septembre prochain.

L'homme à l'imposante charpente s'en va en Europe avec la ferme intention de se faufiler sur le podium dans sa catégorie et dans le top 5 dans la classe ouverte.

«Je bénéficierai de trois jours de repos entre les deux compétitions. Je ne me mets pas trop de pression, mais j'aimerais bien revenir au Québec avec un titre mondial».




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