Frédéric Dion transmet sa passion

Frédéric Dion vivra un défi fort différent de... (Photo: François Gervais)

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Frédéric Dion vivra un défi fort différent de ce à quoi il est habitué, du 22 juillet au 5 août, alors qu'il accompagnera 25 autres Québécois pour une expédition au Groenland.

Photo: François Gervais

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(Trois-Rivières) La feuille de route de Frédéric Dion regorge d'imposants défis, relevés haut la main.

À 40 ans, l'aventurier s'embarquera dans une énième expédition du 22 juillet au 5 août prochain, cette fois dans le but de transmettre sa passion.

Dès samedi, Dion et trois autres guides s'envoleront vers le nord, en compagnie de 26 Québécois, pour vivre l'aventure qu'ils caressaient depuis plus d'un an: Opération Groenland. 

Le conquistador québécois a souvent été laissé à lui-même dans certaines de ses épopées alors qu'il devait assurer sa propre survie en milieu sauvage. Dion ne sera peut-être pas seul pour ce défi, mais ce sera loin d'être une promenade tranquille, selon lui. «Nous avons plusieurs personnes à notre charge, des personnes qui ont très peu d'expérience. Je devrai m'assurer de mener ces gens-là à bon port et que tout se passe bien. Ce sera un bon challenge, mais j'ai hâte de le relever et de donner la piqûre de l'aventure à mon groupe!»

L'expérience de l'homme natif de Notre-Dame-du-Mont-Carmel sera essentielle pour le reste de ses comparses. Dans ce genre d'expédition, les embûches sont nombreuses et il faut savoir comment se comporter. «Ma présence sera importante pour plusieurs choses. Tout d'abord pour gérer la nourriture, car la route sera longue. Il faut savoir comment négocier avec ce qui se retrouve devant nous, comme, par exemple, lorsqu'il y a des marées ou des objets qui bloquent le passage. Je suis persuadé que mes différentes connaissances et techniques seront appréciées», affirmait Dion à la blague, sans oublier de parler du rôle qu'il allait devoir jouer au niveau de la psychologie et de la motivation des participants.

À l'assaut du nord

Le groupe de trente personnes atterrira sur la côte est du pays, endroit où la population ne s'élève qu'à 2000 habitants. Pire encore, le village dans lequel ils se rendront pour amorcer leur périple ne compte que 200 citoyens.

Au cours de ce long parcours, les explorateurs braveront le froid et navigueront à travers les glaciers de Karale, en plus d'explorer les aiguilles granitiques de Storebror à pied.

Les voyageurs se sépareront en deux groupes avant d'amorcer l'excursion, le premier partira en kayak et l'autre à la marche. Les deux clans parcourront des dizaines de kilomètres par jour afin d'atteindre un point de rencontre, qu'ils se fixeront une fois sur place. À ce moment, les kayakistes remettront leurs embarcations à l'autre groupe pour la deuxième portion du voyage en direction du point de départ. «Nous ne savons pas à quelle place nous allons croiser nos chemins encore, ça dépend de la condition de l'eau, des glaces ou encore du vent. Nous aurons plusieurs moyens de communication pour nous tenir informés, il ne devrait pas y avoir de problème de ce côté», précise Dion.

Une motivation en or

Opération Groenland est le tout premier voyage caritatif d'Opération Enfant Soleil. Le projet est né d'une initiative dans le cadre du 30e téléthon, en collaboration avec les Karavaniers.

Les participants à cette expédition n'ont pas chômé au cours de la dernière année pour amasser des fonds. L'objectif de départ d'amasser près de 65 000 $ a été largement dépassé puisque plus de 100 000 $ ont été récoltés. «J'amasse de l'argent pour cet organisme depuis près de sept ans. Ça prend de la motivation pour relever des défis de la sorte. Lorsque quelque chose ne va pas, je pense aux discussions que j'ai eues avec des enfants qui sont malades. Ça me donne du courage pour poursuivre».




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