L'orgueil des Cubains

Les Cubains ont signé le Livre d'or de... (Olivier Croteau)

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Les Cubains ont signé le Livre d'or de la Ville de Trois-Rivières jeudi, avant leur match en soirée. Le conseiller municipal René Goyette les a reçus pour l'occasion.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Ils n'ont pas l'habitude de se retrouver sous les réflecteurs, même s'ils forment l'avenir de leur sport national à Cuba. Ceci dit, les joueurs de l'équipe junior cubaine apprécient l'accueil que leur sert «les amis québécois» dans leur tournée de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

Alors qu'il venait de signer le livre d'or de la Ville de Trois-Rivières, l'entraîneur-chef de la délégation, Alexi Martinez, n'avait que de bons mots pour tous les comités organisateurs. «On tient à le dire, nous sommes très heureux du voyage», a-t-il raconté, avec l'aide d'un traducteur. 

«Le Canada est un pays tranquille, on ne voit presque pas de police. C'est une des choses qui me frappe.»

Malgré la domination des Cubains sur les divers terrains qu'ils visitent, Martinez se dit impressionné par le calibre de jeu offert par les formations de la LBJEQ. L'entraîneur n'est donc pas arrivé au Québec avec ses préjugés, comme certaines personnes de son île qui ignoraient l'existence d'une saison chaude ici! 

«C'est une bonne préparation pour nous avant la Coupe du monde junior de septembre, à Thunder Bay. Les jeunes auront la pression de gagner, nous voulons bien faire.»

Martinez est aussi conscient des liens de plus en plus précieux qui unissent son pays et le Canada. Il suit évidemment les activités de ses compatriotes expatriés dans la Ligue Can-Am, dont celles de Miguel Lahera et Alexander Ayala des Aigles.

Certains sujets demeurent toutefois tabous. Ainsi, Martinez a poliment refusé de commenter la défection de deux de ses joueurs, il y a quelques jours, pendant ce voyage au Québec. Aucune nouvelle des deux individus. Leur identité n'a même pas été révélée. Chose certaine, ça ne semble pas avoir corrompu l'ambiance qui règne autour de l'équipe.

Jeudi, les joueurs paraissaient heureux et détendus. 

«Je pense que nous avons un rôle de pacificateur avec cet échange culturel et sportif», lance Victor Mesa Jr, le fils de l'une des plus grandes légendes du baseball cubain, qui partage d'ailleurs le prénom de son célèbre père.

À 15 ans, Mesa Jr rêve de jouer dans les meilleures ligues au monde. Bien sûr qu'il suit du coin de l'oeil les activités du Baseball majeur. 

«Un jour, j'aimerais y jouer, mais en autant que le tout se fasse dans les règles de l'art. Les Cubains tendent la main aux Américains depuis quelque temps et je sais qu'à mon âge, c'est possible que je puisse vivre l'expérience des ligues majeures si les relations continuent de s'améliorer.»

Mesa Jr est déjà le troisième membre de sa famille à mettre les pieds à Trois-Rivières cet été. Avant lui, son frère Victor Victor (décidément!) avait pris part à la tournée cubaine de l'équipe nationale senior dans la Ligue Can-Am. Le père était aussi de la partie. Il avait d'ailleurs piqué une sainte colère au trio d'officiels lors de la dernière joute à Trois-Rivières, disputée devant plus de 3000 écoliers en juin.

«Je suis conscient que mon père est une grande vedette, sinon le plus grand joueur de l'histoire de notre pays, mais je veux tracer mon propre chemin», conclut Mesa Jr qui, à l'instar de plusieurs de ses coéquipiers, a le potentiel pour devenir un excellent joueur de baseball.




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