Un duel entre Simon Kean et Adam Braidwood à Shawinigan?

Simon Kean... (Olivier Croteau)

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Simon Kean

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Depuis le temps que les deux hommes se cherchent, ils pourraient bien se trouver cet automne. Simon Kean (10-0, 9 K.-O.) et Adam Braidwood (8-1, 7 K.-O.) pourraient enfin en découdre lors d'un combat qui aurait lieu au Centre Gervais Auto de Shawinigan.

C'est l'organisation des Cataractes de Shawinigan, en compagnie du promoteur de Kean, Camille Estephan chez Eye of the Tiger Management, qui organiseraient cette soirée dans l'amphithéâtre shawiniganais. Les autorités municipales ont été rencontrées afin de trouver une date qui permettrait de tenir cette soirée qui se déroulerait devant plus de 4000 personnes.

«On a toujours eu dans la tête de faire un combat de boxe, souligne Roger Lavergne, président des Cataractes. On a les outils, un magnifique amphithéâtre et les bonnes personnes pour le faire. Simon Kean, c'est un futur champion canadien avec une carrière internationale à venir. C'est peut-être une des dernières chances de l'avoir dans notre cour. On pense que les étoiles sont alignées. On veut avoir le même standard que lors du duel L'Heureux-Cadieux. On ne voulait pas aller en bas de ça.»

Les discussions ont ainsi été amorcées avec le camp Braidwood et sa gérante, Melanie Lubovac, afin d'amener l'ancien ailier défensif des Eskimos d'Edmonton en terre mauricienne.

«Nous avons fait des approches. Melanie est une personne très gentille, très ouverte et ça s'est bien passé. La balle est dans leur camp. On a un plan B et C, c'est normal, c'est ça la boxe. Mais on attend des nouvelles d'eux», mentionne Lavergne.

En avril dernier, la gérante expliquait au Nouvelliste que le plan de carrière pour Braidwood était de construire la fiche de son poulain avant d'affronter l'olympien trifluvien en 2018. Mais un combat devant 4000 à 5000 personnes pourrait  accélérer les choses. Rejoint à Edmonton, le boxeur de 6 pi 4 po s'est montré plus qu'intéressé, lui qui ne s'est pas privé pour défier Kean à plusieurs reprises dans la dernière année.

«Je n'étais pas au courant que ça se discutait. Mais une chose est sûre, c'est le combat qui se doit d'arriver au Canada. C'est le meilleur affrontement de poids lourds des 10 à 15 dernières années au pays. Je pense qu'avec tout l'intérêt qu'il y a autour de nous, ça doit se faire le plus rapidement possible.»

Et si le clan Braidwood et celui de Kean ne s'entendaient pas? À l'époque, l'enjeu des chocs L'Heureux-Cadieux était la ceinture du champion poids lourds du Canada. Or, ce titre est actuellement détenu par Dillon Carman (12-2, 11 K.-O.), qui ne s'est pas mesuré à des combattants très redoutables lors des deux dernières années. Kean ne s'en cache pas, c'est de ravir cette ceinture qui l'intéresserait pour cette sortie à Shawinigan et il ne dirait pas non à un affrontement avec l'actuel champion.

«Personnellement, je préfère Carman et le titre de champion canadien. Ça ferait une belle histoire quand on pense à Patrice L'Heureux et David Cadieux qui s'étaient battus à Shawinigan pour la même ceinture. Dix ans plus tard, le titre canadien serait de retour en Mauricie, à Shawinigan», souligne-t-il.

Une belle histoire en effet, parce que lors du deuxième affrontement entre les deux mastodontes, au Colisée de Trois-Rivières, Kean était de la sous-carte dans la portion des combats amateurs. Or, le «Grizzly» est actuellement beaucoup mieux coté que Braidwood, 52e contre 101e au monde, alors que Carman est 55e. Un duel face au champion canadien est donc plus logique.

«Ça ne me fera pas avancer beaucoup au classement d'affronter Braidwood. Je pense qu'il va faire quelques combats et grimper dans la cinquantaine. Ce sera donc plus avantageux pour moi de l'affronter dans six mois. Ça pourrait être une finale au Centre Bell, par exemple. Mais bon, si c'est Braidwood, ce le sera. Je suis prêt! Depuis le temps qu'il me cherche, j'ai hâte de le pogner. Je ne veux pas décevoir personne, mais ça va aller vite. On va pouvoir arrêter de m'achaler avec ça.»

Pas de jambon

L'organisation des Cataractes est toutefois claire, il n'est pas question qu'un boxeur de faible calibre se présente dans le ring le soir de ce gala qui aurait lieu en octobre ou novembre. Pas question de prendre un tel risque et de ne pas réussir à vendre suffisamment de billets.

«C'est sûr que je n'amènerai pas un boxeur qui a une fiche de 10-10 contre Simon Kean. Il faut qu'il y ait un challenge et Braidwood en est un. Il faut que Simon soit un peu en danger. Ce n'est pas avec un faire valoir que ça va intéresser le monde, et ça ne permettra pas à Simon de progresser. On est d'accord Camille et moi que ça prend quelqu'un qui va challenger Simon, qui va lui donner du fil à retordre. Sinon, on n'en fait pas de gala. C'est pourquoi on a appelé Braidwood, parce que ça peut faire toute une bataille», lance Roger Lavergne.




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