Trop fortes pour les gars!

La formation féminine des Pink Sox du Cap-de-la-Madeleine... (Olivier Croteau)

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La formation féminine des Pink Sox du Cap-de-la-Madeleine domine cette saison dans la catégorie masculine Bantam B.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La formation féminine de baseball des Pink Sox du Cap-de-la-Madeleine était en action jeudi soir au parc Martin Bergeron, où elle a facilement disposé de l'équipe masculine des Draveurs de Trois-Rivières 17-8. Surpris? Pourtant, ce genre de dénouement est monnaie courante depuis le début de la saison.

Les troupières de l'entraîneur-chef Dave Courey survolent complètement le circuit Bantam B, composé d'équipes de garçons, comme en fait foi leur dossier de huit victoires contre seulement deux défaites, bon pour le premier rang au classement.

Qui plus est, leurs performances lors des deux derniers tournois auxquels elles ont pris part récemment ont été tout aussi dominantes. À Boucherville il y a deux semaines, les Pink Sox ont eu un parcours sans faille pour se rendre en finale avant de rosser leur adversaire, les Seigneurs de Repentigny, par la marque de 20-0 lors du match ultime. La semaine dernière, elles ont encore une fois fait la loi face aux garçons pour enlever les honneurs du tournoi de Sherbrooke. 

Il n'y a pas de doute, le groupe de jeunes filles, âgées de 13 à 16 ans, possède énormément de potentiel, comme en témoignent leurs statistiques depuis le début de l'été. C'est cependant leur capacité à bien jouer en équipe qui fait leur force, selon leur gérant. «Chaque joueuse connaît son rôle et ne tente pas d'en faire trop. La communication est excellente sur le terrain, sans parler de notre niveau de concentration qui nous aide aussi à remporter des matchs. Le talent c'est important, mais les petits détails le sont aussi».

Une ambiance différente

Les joueuses des Pink Sox le diront, l'atmosphère qui règne au sein de leur équipe n'est pas la même que l'on retrouve dans un abri rempli de garçons. Le fait de s'aligner avec des personnes du même sexe qu'elles rend les choses beaucoup plus agréables. «Je joue dans deux équipes différentes et je trouve qu'avec les filles, on a une plus belle complicité. On peut discuter des mêmes sujets et on se comprend mieux», mentionnait Thaly Courey, qui évolue aux positions de lanceur, receveur et arrêt-court.

Être seule de son clan au sein d'un groupe masculin, ce n'est pas toujours évident. Bien des filles n'osent pas prendre leur place lorsqu'elles évoluent aux côtés de jeunes joueurs qui, déjà à cet âge, ont de la testostérone à revendre. «Ce n'est pas vraiment mon cas, mais je sais que plusieurs filles ont du mal à s'exprimer avec les gars. Chez les Pink Sox, tout le monde a son mot à dire et se sent à part entière de l'équipe», estimait la joueuse de deuxième but Anne-Jérémie Hamelin.

Un avenir prometteur

Les Pink Sox ont grandement aidé la cause du baseball féminin l'an dernier. La formation Pee-Wee B avait remporté les séries éliminatoires, en plus de participer au championnat provincial masculin, une première dans le genre. Ces succès ont eu un effet positif alors que 11 équipes de filles sont inscrites en région cet été, un record. «Nous sommes très heureux de la tournure des événements. Dave et moi avons travaillé fort cet hiver pour faire la promotion du baseball féminin dans les écoles et ça semble s'être avéré un bon pari», déclarait Daniel Morissette, responsable du baseball féminin en Mauricie.

Avec cinq parties à compléter à leur calendrier, les Pink Sox de Cap-de-la-Madeleine se préparent déjà en vue des séries éliminatoires et du championnat provincial féminin qui auront lieu dans quelques semaines. Parions que si elles continuent de tout bousculer sur leur passage, le baseball féminin pourrait connaître un essor important.




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