Le grand virage de Dominic Ricard

Le Shawiniganais Dominic Ricard file le parfait bonheur,... (Vincent Lévesque-Rousseau)

Agrandir

Le Shawiniganais Dominic Ricard file le parfait bonheur, lui qui a joint l'équipe du très réputé Pat Brisson après avoir été une importante tête d'affiche dans la LHJMQ au cours des dernières années, avec les Voltigeurs de Drummondville.

Vincent Lévesque-Rousseau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Il y a un an, l'univers de Dominic Ricard basculait. Après plus d'une décennie à gérer les Voltigeurs de Drummondville, il était remercié par l'organisation.

La claque n'a pas été plaisante à absorber. Personne n'aime se faire congédier. Mais Ricard est le premier à l'admettre, cette expérience enivrante l'avait usé. Le plaisir n'était plus au rendez-vous.

Déboussolé, il s'est donné un peu de temps pour choisir son prochain défi. Il n'excluait pas du tout de le dénicher à l'extérieur du hockey. Il a d'ailleurs rapidement refusé de se retrouver derrière le banc du Drakkar de Baie-Comeau. D'autres équipes ont appelé par la suite. Ricard a poliment refusé les invitations de rester dans le même vieux fauteuil.

«Je m'étais fait une liste. De ce que je voulais, de ce que je ne voulais surtout pas. Des gens avec qui je voulais travailler, de l'impact que je désirais avoir. J'ai pas mal suivi le plan!», explique le Shawiniganais.

Ce qu'il ne savait pas par contre, c'est que ce plan le conduirait à s'embarquer dans plusieurs projets en même temps!

Au moment de l'entrevue, en milieu de semaine, il était avec André Ruel et Pat Brisson à Los Angeles, à superviser quelques-uns des meilleurs espoirs en vue des repêchages de 2017 et 2018 de la LNH. Ça fait un an qu'il a accepté d'être le complice de Ruel, lieutenant de Brisson au Québec. Cette aventure au sein de la toute puissante CAA le ravit. 

«Je sens que je peux faire une différence, autant avec les parents qu'avec nos athlètes. Ça ressemble beaucoup à l'encadrement que j'offrais avec les Voltigeurs, mais il y a un petit plus avec le côté business. J'ai assisté en direct à la négociation de Patrick Marleau avec les Maple Leafs, on a fait ça ici. C'était spécial! C'est beaucoup d'informations que je peux mettre en banque dans mon cheminement.»

Aussi galvanisants sont ses premiers pas avec CAA, ils lui laissent du temps pour faire autre chose puisque son poste est à temps partiel pour le moment. Dans les derniers mois, il s'est donc impliqué au sein de la Ligue préparatoire scolaire. Un poste qu'il a délaissé pour préparer un retour au Collège Saint-Bernard de Drummondville, où il supervisera les entraîneurs de l'institution. 

«Pas juste dans le hockey, mais dans tous les sports. C'est quelque chose qui me passionne. En plus, je vais diriger l'équipe M-12 dans laquelle va jouer mon garçon. Le mariage est précieux à mes yeux. J'adore la vision du Collège Saint-Bernard et de Jasmin Gélinas, et c'est un privilège pour moi de mettre l'épaule à la roue.»

Voilà pas mal de boulot pour un gars qui voulait s'offrir une première année plus relax après le grand tourbillon de la LHJMQ, non? Attendez, Ricard a aussi trouvé du temps dans son agenda pour deux autres projets! Le premier est une plateforme web qui se nomme Hockey Projection, qui vise le développement des hockeyeurs de tous âges. 

L'ex-Cataractes Danick Bouchard fait lui aussi partie de l'aventure. «C'est un de mes anciens joueurs, Maxime Aubut, qui m'a embarqué à bord. Je trippe vraiment là-dedans, je pense que ça comble un besoin. Cette plateforme n'a pas fini de se développer...»

En parallèle, Ricard est en train de forger la firme DR Coaching 360 avec d'autres partenaires dont des psychologues, afin d'offrir une ressource différente et complémentaire aux entraîneurs de tous les sports. 

«Je pense qu'on peut bâtir quelque chose de très solide pour aider au relationnel, pour permettre aux entraîneurs de développer leur façon de communiquer. Les Gilles Bouchard, André Tourigny, Pascal Rhéaume et Nicolas Dutil (un arbitre LHJMQ qui agit comme entraîneur dans le hockey mineur) ont notamment déjà accepté de se faire évaluer. Plusieurs spécialistes qui travaillent ensemble, ça couvre très large.»

La vie de Ricard continue donc de rouler à grande vitesse. Son travail a changé, il ne bâtit plus en fonction de gagner des championnats. Il y a un peu d'intangible dans ses fonctions. C'est différent, mais pas moins gratifiant. 

«Si tu demandes à mes proches, ils vont te dire que je suis heureux. Je me sens comme un poisson dans l'eau. J'aime quand ça bouge, quand j'apprends des choses. La combinaison de tout ça me comble. En langage québécois, je trippe!»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer