Une médecin vite sur ses patins!

Amylie Noël vient de boucler un intense bloc... (Olivier Croteau)

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Amylie Noël vient de boucler un intense bloc d'entraînement.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le programme d'Amylie Noël était relevé en Allemagne, où la patineuse artistique a livré une de ses meilleures performances en carrière pour remporter la médaille de bronze, lors d'un rendez-vous international couru qui ralliait plusieurs athlètes retraités de leur sport.

La Trifluvienne de 29 ans bouclait ainsi de brillante façon un bloc d'entraînement intense, au cours duquel elle aura concilié avec succès sa passion pour le patinage et sa pratique de la médecine.

«Il faut simplement réussir à trouver l'équilibre. La clé, c'est de bien organiser son horaire», livre la jeune femme, qui est revenue de l'Europe il y a un peu plus d'un mois avec un trophée et de doux souvenirs.

«Ça n'a pas toujours été facile mais j'étais bien entourée. Quand j'y repense aujourd'hui, c'est certain que je suis fière du chemin parcouru.»

Une voie qu'elle a tracée en dépit de tous les sacrifices associés à des études en médecine. «Amylie s'entraînait trois à cinq fois par semaine sur la patinoire, en plus de ses cours de yoga, du cross-fit, de la natation et de la course à pied. Pour nos jeunes au club Cendrillon, elle est un modèle», témoigne son entraîneure Mylène Chartrand, qui l'a accompagnée à Oberstdorf en mai dernier.

Là-bas, sa protégée devait exécuter sept sauts doubles au cours d'un programme de trois minutes. Son jeu de pieds et les pirouettes étaient notamment évalués par les juges de l'Union internationale de patinage.

La compétition était ouverte aux athlètes de 28 ans et plus. Notre Mauricienne, la seule représentante du Québec, figurait donc parmi les plus jeunes de son groupe.

«Tout ça est parti d'un rêve un peu fou avec mon amie Shany Guévin», explique Amylie Noël.

«J'ai recommencé à m'entraîner sérieusement en patinage il y a quelques années et après avoir participé à des championnats canadiens, je me suis dit qu'un événement mondial serait la suite logique.»

Seul hic, son amie Shany n'a pu la rejoindre en Allemagne, étant plus jeune qu'elle. Est-ce que ce n'est que partie remise? 

«Si je retourne aux Mondiaux, je le ferai avec des amies, c'est certain! Mais je ne suis pas là en ce moment. Depuis que je suis revenue de l'Europe, j'essaie de décompresser un peu!»

Qu'à cela ne tienne, elle est toujours aussi présente pour ses patients à la Clinique médicale Nicolet. Elle travaille aussi au Centre Christ-Roi, dans la même ville, et avec les horaires propres à sa profession. Ça varie entre le jour, le soir et la nuit.

Bien doser son énergie

Elle suit d'ailleurs un plan alimentaire question de bien doser son énergie et ses heures de sommeil.

«C'est l'image même de la persévérance, mentionne Mylène Chartrand. Lorsque nos plus jeunes patineurs la voient à l'oeuvre, c'est difficile pour eux de ne pas se motiver en sachant par où elle est passée. J'ai vu Amylie s'entraîner intensément avant son examen de médecine l'année dernière. Elle visait un top 5 en Allemagne, elle est rentrée chez elle avec un podium. Ça en dit beaucoup sur sa volonté.»




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