Le volant a la cote au primaire

Léandre Lacombe et Yasmine Biskri font partie des... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Léandre Lacombe et Yasmine Biskri font partie des adeptes du badminton.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Face à la popularité toujours croissante de ce sport de raquettes dans les écoles primaires, des institutions d'enseignement de niveau secondaire commencent à faire la cour aux jeunes afin qu'ils poursuivent leur cheminement au badminton, et ce, dans un cadre plus compétitif que récréatif.

«En ce moment, on parle surtout d'un sport de loisirs. On souhaite donc développer ce créneau et ça passe par les jeunes du primaire. Notre objectif, d'ici deux ans, c'est d'avoir une équipe de l'Ultime en badminton», explique Chantal Croisetière, de l'Institut Keranna, où un projet est déjà mis en branle, question de convaincre les enfants et leurs parents d'entrer dans la danse. L'école organise entre autres plusieurs tournois ouverts à tous.

«C'est un sport peu coûteux et qu'on peut pratiquer autant seul qu'en équipe. Il n'y a pas encore de ligue régionale scolaire, mais on travaille là-dessus!»

Entre autres en organisant des séances de jeu et des ateliers d'initiation. À Keranna, Stéphane Jacques et Sylvain Gélinas, deux entraîneurs, sont impliqués dans ce processus. 

«À Québec dans les dernières années, ils ont mis en place un projet pour les écoles primaires qui fonctionne plutôt bien. On va s'inspirer de leur formule pour amener des joueurs chez nous. D'ailleurs, on invite les gens de partout. En préparant la relève, on s'assure une clientèle à l'adolescence. Nous regardons aussi ce qu'un éducateur comme Donald Marchand a réalisé à Shawinigan. Donald, il tient le badminton à bout de bras depuis des années! On veut l'aider en étendant ça sur la scène régionale.»

Marchand a de nouveau envoyé une belle délégation de joueurs des Montagnards de l'école Val-Mauricie, lors du récent Championnat canadien.

À l'école secondaire Chavigny de Trois-Rivières, l'enseignant Martin Gervais travaille lui aussi à démocratiser ce sport qu'il aime tant. L'an prochain, près de 200 jeunes devraient rejoindre l'option badminton chez les Lions. Ils étaient environ 170 pour l'année scolaire qui s'achève. 

«Le visage du badminton rajeunit, constate-t-il avec fierté. Les ligues au primaire ont la cote, mais on doit préparer la relève pour le stade suivant, que ce soit pour les joueurs ou les entraîneurs. Au niveau compétitif, on a commencé à huit ou dix joueurs et nous sommes maintenant plus d'une quarantaine!»

Les équipes interscolaires connaissent du succès. «Certains de mes bons joueurs graduent et rejoignent les Diablos. Mais on peut aller en chercher encore plus.»

Une mission que se donnent, visiblement, de plus en plus d'intervenants dans la région.




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