LNAH: Lygitsakos se retire du projet

Dean Lygitsakos ne sera pas de retour derrière... (Stéphane Lessard)

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Dean Lygitsakos ne sera pas de retour derrière le banc de la concession trifluvienne dans la Ligue nord-américaine de hockey.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) L'aventure de la Ligue nord-américaine de hockey à Trois-Rivières va se poursuivre sans Dean Lygitsakos. Même s'il tirait les ficelles en coulisses depuis un mois, l'homme de hockey natif de Louiseville s'est retiré du projet jeudi midi, après une rencontre avec le promoteur Étienne Boileau. À la base du divorce, il y a la question salariale. Mais aussi et surtout l'incapacité de s'entendre sur les responsabilités réelles de Lygitsakos.

«Plus ça avançait, moins j'étais consulté. Il y avait des décisions prises, même au niveau hockey, sans que je sois au courant. C'est lui le propriétaire, il a le droit de mener sa barque comme il l'entend. Il préfère être conseillé par un autre propriétaire, Christian Deschênes, plutôt que par moi. Je trouve ça un peu spécial mais encore là, il a le droit d'opérer comme il le veut. Mais moi, je ne suis pas obligé d'embarquer dans un projet qui ne respecte pas mes valeurs.»

Lygitsakos est déçu. Ce sont des propriétaires et des gouverneurs qui lui avaient demandé de sauver le marché trifluvien, pour garder la Ligue nord-américaine en vie. Il a alors été présenté à Boileau, un homme d'affaires de la région de Saint-Hyacinthe, prêt à prendre le relais de Ronald Lavertu. Les premières discussions avaient été productives, et Lygitsakos s'était donc mis au travail en concoctant un budget tenant compte des nouveaux paramètres de la ligue, en rencontrant les élus municipaux, en approchant des commanditaires potentiels et en discutant avec plusieurs joueurs. 

Ce travail de défrichage fait, Lygitsakos a graduellement compris par la suite que sa présence dans le bateau était de moins en moins essentielle aux yeux de Boileau. Alors, quand le contrat qui lui a été présenté jeudi matin ne reflétait pas l'entente verbale intervenue quelques jours plus tôt, ce fut le signal de lever les feutres. 

«Je me suis senti désiré au début. Ce sentiment est complètement disparu en cours de route. À ce stade-ci de ma vie, j'embarque dans un projet si je m'y sens bien, si je peux faire une différence. Ce n'était plus le cas, alors je me suis simplement retiré. J'ai aimé mes discussions avec le propriétaire, c'est un chic type. Je lui souhaite que ça fonctionne. Mais comme nos visions ne se rejoignent pas, j'ai débarqué», confie Lygitsakos.

Le retrait de ce dernier ne compromet pas le projet trifluvien. Boileau était présent à une réunion spéciale de la LNAH jeudi soir où les équipes devaient statuer sur la candidature américaine de Berlin, une ville de 10 000 habitants dans le New Hampshire. 

Dès la semaine prochaine, il devrait être en mesure de rencontrer les médias de la Mauricie selon Gilles Péloquin, qui a accepté de l'épauler dans les secteurs du marketing, des communications et des promotions. 

«Tout s'enchaîne rapidement. Étienne a des discussions avec un commanditaire principal, il doit finaliser l'entente avec M. Lavertu et d'ici les deux prochaines semaines, il espère pouvoir nommer un entraîneur et un directeur-gérant. C'est dommage que ça n'ait pas fonctionné avec Dean mais il a déjà quatre autres candidats dans sa mire, dont deux de Trois-Rivières. C'est un beau défi qui nous attend.»

Selon Péloquin, la nouvelle administration a déjà établi un plan de match précis pour reconquérir le public de la Mauricie. 

«On va baisser le prix des billets, on veut établir un partenariat avec le hockey mineur. On espère aussi faire revivre la confrontation avec les Patriotes de l'UQTR. On veut aussi ramener nos matchs à la radio. L'objectif, c'est d'augmenter graduellement nos foules. On part avec un objectif de 850 personnes en moyenne mais je crois qu'on pourrait se rendre à 1000. On a bien hâte de vous présenter toutes nos idées»

Haley à Saint-Georges

Par ailleurs, Éric Haley, se retrouvera derrière le banc du COOL FM de St-Georges la saison prochaine. Le poste d'entraîneur-chef était disponible depuis le départ de son ami Lygitsakos à la fin de la dernière saison. 

Haley était pour sa part sans emploi depuis la fermeture des livres à Laval.




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