Tamara Thibeault s'impose au Honduras

Tamara Thibeault est montée sur la plus haute... (Courtoisie)

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Tamara Thibeault est montée sur la plus haute marche du podium au tournoi des Amériques vendredi dernier au Honduras. Sa victoire devrait lui ouvrir la voie pour une place dans le top 10 de sa catégorie sur la scène mondiale.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) C'est une victoire qui pourrait lui ouvrir de grandes portes, une victoire qui fait d'elle l'une des meilleures pugilistes dans sa catégorie de poids sur la planète.

À 20 ans, la Shawiniganaise Tamara Thibeault a remporté vendredi le titre continental en boxe olympique chez les moins de 75 kilos, lors d'un important tournoi des Amériques disputé au Honduras.

Après avoir disposé d'une adversaire originaire du Panama mardi en lever de rideau, Thibeault a vaincu l'Américaine Oshae Jones dans un duel serré, qui a parfois pris les allures d'une bataille de ruelle tellement l'intensité était palpable.

La Canadienne a finalement prévalu par la marque de 3-2 au terme de cet ultime combat, déterminant pour la suite de sa carrière sur la scène internationale.

Quant l'arbitre a confirmé la victoire de celle qui était dans le coin bleu, Thibeault a sauté de joie. Quelques minutes plus tard, elle recevait sa médaille d'or, le sourire accroché aux lèvres, une preuve concrète de tout le travail abattu au Club de boxe olympique de Shawinigan en compagnie de ses entraîneurs.

«C'était mon premier championnat continental. Je visais une médaille, mais de récolter l'or dès mes débuts, c'une grosse étape», a lancé, encore sur son nuage, la jeune athlète en entrevue au Nouvelliste, depuis Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Elle rentre au Québec lundi.

Thibeault reconnaît que son combat contre Jones fut physique et émotif à souhait. «On avait du chien toutes les deux. J'ai utilisé ma distance et je pense avoir bien fait. J'ai toutefois perdu un point au deuxième round en raison d'un accrochage. Ça m'a inquiété un peu, mais sinon, j'ai tout donné. J'étais prête à mourir sur le ring!»

L'exploit est d'autant plus considérable qu'il survient à la conclusion d'un camp de préparation expéditif. Boxe Canada n'avait qu'environ un mois et demi pour préparer ses représentantes au tournoi des Amériques.

«On avait faim, là on décompresse! J'ai passé une super semaine avec les autres boxeuses. Ensemble, nous avons développé une chimie.»

Au moment où les prochains classements sortiront, Tamara Thibeault risque d'apparaître au sein du top 10 mondial dans sa catégorie. Certains observateurs voient en elle la digne successeur d'Ariane Fortin pour la boxe canadienne.

La Mauricienne allie rapidité et technique et elle n'a pas froid aux yeux. Voilà qui est très encourageant alors que s'amorce un nouveau cycle devant culminer avec les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020.

D'ici là, d'autres compétitions figurent dans sa mire, dont les Jeux du Commonwealth de 2018, en Australie. «Il y a aussi de gros tournois en Pologne au mois d'août et en Bulgarie cet automne. Ce sera une occasion intéressante à saisir pour moi.»

De Shawinigan à Montréal

À compter du 1er juillet, Boxe Canada centralisera toutes les opérations des boxeuses de son équipe nationale à Montréal, afin d'améliorer les chances de médailles lors des compétitions internationales.

Tamara Thibeault poursuivra donc son entraînement dans la métropole avec de nouveaux mentors, elle qui avait ses habitudes au Club de boxe olympique de Shawinigan, où plusieurs entraîneurs veillent à son développement. Son père Patrick, un ancien joueur de la Ligue canadienne de football, fait notamment partie de son équipe.

Patrick et les autres membres de la famille demeureront en Mauricie, alors que la pugiliste déménagera à Montréal. Ceci dit, avec la carrière d'athlète professionnel de son papa, elle est habituée aux changements d'adresse. Originaire de la Beauce, elle a également vécu à Halifax et à Regina.

«Ce sera une période d'adaptation, mais je dois faire ça si je veux atteindre mes objectifs. Je vais voler de mes propres ailes, en quelque sorte! Mais je resterai quand même attachée au club ici.»

Thibeault est l'une des deux Canadiennes à quitter le Honduras avec l'or au cou. Kim Clavel l'a imitée en battant une fille du Venezuela 5-0 en finale.




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