Les coureurs ont l'embarras du choix

Avec encore une trentaine de courses au programme... (Stéphane Lessard)

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Avec encore une trentaine de courses au programme d'ici le début de l'automne, on risque de revoir souvent ce genre de scène dans la région.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) La saison est déjà commencée depuis quelques semaines, mais avec la fin de l'année scolaire et le début des vacances estivales, on risque de croiser de plus en plus de coureurs dans les rues, les rangs et les routes de la région, sans oublier les pistes cyclables et les sentiers.

Aucun doute, la discipline de la course à pied a vu son nombre d'adeptes exploser depuis environ une décennie. Cette tendance s'observe en partie avec le nombre d'activités organisées dans presque toutes les municipalités de la Mauricie et du Centre-du-Québec. 

Le Nouvelliste a sondé quelques coureurs émérites de la région, histoire qu'ils partagent leurs lieux fétiches pour s'adonner à la pratique du sport en toute sécurité.

Le tour du monde... et la Mauricie

Il a beau avoir arpenté sept continents en autant de jours dans un projet un peu fou qui l'a conduit à participer à sept marathons aux quatre coins de la planète, Patrick Charlebois sait reconnaître la qualité des événements de courses offerts aux sportifs de son coin de pays. C'est avec plaisir qu'il s'inscrit, chaque été, à quelques unes de ces compétitions.

«Nous sommes gâtés car nos courses ont atteint leur maturité, explique la marathonien. La Série du Diable à Shawinigan et le P'tit Shérif de Saint-Tite en sont de bons exemples. Je connais plusieurs coureurs qui ont été initiés au sport avec la Série du Diable. C'est très ludique et le paysage, extraordinaire. En plus, à la fin de ta course, tu reçois une bière!»

Le Shawiniganais Steeve Carpentier, un triathlète accompli, pense comme lui. «Toutes les courses sur le boulevard Saint-Maurice méritent leur réputation. Je n'en fais pas beaucoup en raison de mon horaire de triathlon, mais c'est toujours agréable.»

Pour tous les goûts

Lise Proulx, l'une des meilleures coureuses de son groupe d'âge au Québec, reconnaît elle aussi qu'il y en a pour tous les goûts. «Je prends part à beaucoup de courses dans la région et ce que je constate, c'est que les noyaux sont différents. D'un endroit à l'autre, en fonction de l'événement, on remarque les distinctions quant aux types de coureurs», mentionne celle qui a ses habitudes au parc Laviolette, au Musée Boréalis et à Shawinigan, entre autres.

«J'adore le Marathon des couleurs de Bécancour à l'automne. Moi qui aime courir au frais, je suis comblée!»

Mathieu Lamothe ne peut s'empêcher de sourire, lui aussi, en pensant à Bécancour, une classique devenue une étape de qualification pour le Marathon de Boston. Journaliste au Nouvelliste et athlète Ironman 70.3, il a remporté en 2014 le Demi-marathon des couleurs. «J'y suis grandement attaché car ce fut ma première victoire. En plus, l'organisation est géniale.»

Des coups de coeur

Pour s'entraîner, le Trifluvien a évidemment des coups de coeur. «La piste cyclable sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, c'est ma place pour faire des intervalles et souffrir! En se rendant jusqu'à l'île Saint-Quentin avec le pont Duplessis, ça représente une boucle de plus ou moins 5 km. Avec le vent et le faux plat sur le pont au retour, on parle d'un bon défi pour ceux qui cherchent à garder un rythme précis.»

L'un des marathoniens les plus en vue au Québec, Nicholas Berrouard, choisit quant à lui certains chemins du Centre-Mauricie pour ses sorties, entre autres la route 351 et le chemin de Sainte-Flore. Il apprécie également la route de Saint-Jean-des-Piles et le rang Saint-Mathieu. «Mes courses favorites? Le Demi-marathon Marcel-Jobin, le Marathon des couleurs et la Course du printemps au Cégep de Trois-Rivières», répond celui qui a obtenu le meilleur temps chez les Canadiens, au Marathon d'Ottawa.

Parlant de Marcel Jobin, on le sait encore très actif à 75 ans, lui qui est impliqué dans une chasse aux records nationaux de son groupe d'âge en athlétisme. «J'aime beaucoup la course Richard-Tessier de Sainte-Anne-de-la-Pérade [disputée le 3 juin 2017] et celle du P'tit Shérif de Saint-Tite, où il règne une belle ambiance. Pour l'entraînement, j'ai mon circuit à Saint-Boniface pour accomplir des intervalles.»

Plus au nord, le Latuquois Pierre Slusarek, tout aussi épatant sur la scène internationale du marathon, se rend souvent au lac Wayagamac, pour un aller-retour de 25 km. «Notre nouvelle piste cyclable longeant la petite rivière Bostonnais et celle près de la piste de ski de fond sont parfaitement adaptées pour la course», selon lui.

Président du club Milpat, Michel St-Pierre constate comme tout le monde à quel point il existe une variétés de plateaux et d'événements. «Il y a trois fois plus de courses qu'il y en avait au Québec, c'est énorme! J'aime voir naître certains mouvements, comme les Roses ou Fillactive. Le Milpat propose d'ailleurs des cours autant pour les habitués que pour les néophytes.»

Ses endroits favoris: le tour du lac à la Tortue et un sentier de Shawinigan partant de l'ancienne usine Belgo jusqu'au parc du Centenaire, le long de la rivière Shawinigan. À Trois-Rivières, le quartier du Cégep de Trois-Rivières serait un endroit assez populaire. «La course, c'est aussi un happening social. Ça ne coûte pas cher et vous pouvez en faire quand vous voulez.»




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