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Jonathan Drouin a amassé 21 buts et 53 points en 73 matchs cette saison avec le Lightning de Tampa Bay.

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(Trois-Rivières) COMMENTAIRE / Un peu coincé par le repêchage d'expansion et les limites du plafond salarial, le Lightning a dû se résoudre à échanger un jeune joueur au potentiel très élevé.

Jonathan Drouin est déjà un des joueurs les plus spectaculaires de la planète, il a tous les outils pour passer à une vitesse supérieure.

Marc Bergevin a fait un bon coup en s'entendant avec Steve Yzerman. Car Drouin est non seulement un surdoué, c'est un Québécois qui a la réputation de carburer à la pression. Ça pourrait devenir un coup de circuit. Dans ce contexte, je ne suis pas surpris de voir le Canadien sacrifier son plus bel espoir, Mikhail Sergachev. Même si la relève est mince à la ligne bleue, et qu'Andrei Markov en est à ses derniers milles. Une telle opportunité est rare, et Bergevin ne pouvait la laisser filer.

Bien sûr, Drouin n'est pas parfait. Il a mis du temps à gagner la confiance de Jon Cooper, probablement parce qu'il aime tenter des jeux au coefficient de difficulté élevé. Ça entraîne inévitablement des revirements...

Espérons seulement que l'état-major de l'équipe le laisse utiliser sa créativité en paix. Il y a un an, Bergevin a perdu patience avec P.K. Subban, qu'on accusait de trop vouloir se donner en spectacle. Subban, un pur-sang comme Drouin, a été impliqué dans une bien mauvaise transaction. Remarquez, c'est peut-être plus facile de vivre avec un artiste du genre à l'attaque plutôt qu'en défense.

Maintenant, ce geste de Bergevin laisse croire qu'il n'a pas terminé ses emplettes. La trentaine de millions $ consentis à Drouin ne sont plus disponibles pour Alexander Radulov et Alex Galchenyuk. Espérons que le directeur-gérant du Canadien soit en mesure de se libérer du contrat de Tomas Plekanec afin de pouvoir contenter aussi Radulov et Galchenyuk. Car si l'arrivée de Drouin provoque le départ de Radulov ou de Chucky, les Glorieux ne seront pas plus avancés sur leur échiquier offensif à court terme.

Bergevin a bien joué ses cartes au cours des derniers jours. Mais le travail n'est pas terminé. En attendant, réjouissons-nous de l'arrivée de Drouin, un genre de Mike Ribeiro avec de la vitesse et sans ses démons à l'extérieur de la glace. Ribeiro a quand même connu une belle carrière. Ça donne une idée de ce que peut accomplir le jeune Drouin si on le place dans un environnement propice à son épanouissement.




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