Le CKTR a le vent dans le dos

Pierre-Philippe Normand, Mathieu Pelletier et Andréanne Langlois souhaitent... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Pierre-Philippe Normand, Mathieu Pelletier et Andréanne Langlois souhaitent recruter encore plus de jeunes au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il y a quatre ans, un signal d'alarme a été donné au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières. Avec 120 athlètes, le nombre de membres était en baisse constante et un sérieux coup de barre s'imposait. Après avoir atteint ce creux de vague, le CKTR surfe maintenant sur celle-ci.

En effet, ils sont 170 à ramer et pagayer sur la rivière Saint-Maurice cet été et ce chiffre ne fera que gonfler si on en croit les paroles du nouveau président de l'organisme, Pierre-Philippe Normand, lui-même un ancien athlète. L'accent continuera d'être mis sur le recrutement afin de permettre au club d'assurer sa santé financière.

«Avec 250 athlètes, on va être en santé, et ça va nous permettre de développer. On ne veut pas que vivre avec les moyens qu'on a. On veut être en santé financière pour ne pas avoir peur d'innover. C'est un pari risqué, mais on veut être un centre d'entraînement avec les infrastructures qui nous permettront d'accueillir des athlètes d'ici et d'ailleurs.»

Avec cette hausse du nombre de membres, dont certains se déplacent même d'ailleurs en province et au pays pour évoluer sous les ordres de l'entraîneur Mathieu Pelletier, les athlètes du CKTR se retrouvent soudainement à l'étroit dans le pavillon de l'île Saint-Christophe.

«Il ne nous manque pas grand-chose. On travaille à améliorer l'endroit et on veut que la salle d'entraînement soit utilisée l'hiver, avec des machines à ramer. On veut améliorer la structure des athlètes pour les encadrer à l'année», ajoute Normand, qui veut aussi engraisser la flotte de canots afin de permettre aux plus jeunes de commencer dans le sport sans devoir s'équiper.

«Le niveau élite est très bien installé, mais si on veut s'assurer d'une bonne relève, on doit aller la chercher. On doit améliorer notre offre de service avec un bon encadrement. Présentement, on est dans le haut de la vague et sky is the limit.»

Parmi les autres innovations du club pour attirer la relève, un partenariat avec 3R Dragon, dont est propriétaire Pierre-Philippe Normand, permet aux parents de s'entraîner le soir en bateau-dragon et de laisser leur progéniture à la «garderie», bien assis dans un kayak.

Quatre olympiens?

Bien que le CKTR ait accentué ses efforts en recrutement à l'aide de nouvelles technologies, c'est fort possiblement grâce à ses athlètes élites qu'il jouira de sa meilleure publicité.

Après avoir vu Andréanne Langlois atteindre les Jeux de Rio en 2016 - elle sera aussi des prochains Championnats du monde en République tchèque en août -, les attentes sont grandes. Pelletier espère placer trois à quatre de ses protégés sur la prochaine équipe olympique. Une mission qui sera grandement facilitée si les rumeurs de l'entrée du canoë féminin aux Jeux de 2020 se concrétisent.

Le CKTR est déjà classé quatrième au pays, deuxième au Québec derrière celui de Pointe-Claire. Un exploit quand on considère la taille du bassin mauricien en comparaison à celui de Montréal, par exemple. Mais la puissante rivière Saint-Maurice semble faire de la magie.

«Le bassin olympique (de Montréal), c'est trop parfait. Quand les athlètes arrivent dans des conditions plus difficiles, ça se complique. Ici, avec le courant et le vent, c'est plus difficile de progresser sur l'eau, mais par la suite, ils sont plus habiles», souligne Pelletier.

D'ailleurs, les curieux pourront découvrir la rivière Saint-Maurice le 17 juin lors de la journée portes ouvertes du CKTR en plus d'obtenir les conseils des athlètes internationaux en s'initiant au canoë-kayak.




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