Martinez, un joyau à polir à Trois-Rivières

Le gérant des Aigles T.J. Stanton a présenté... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le gérant des Aigles T.J. Stanton a présenté Julio Martinez aux membres des médias mardi.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Les amateurs qui assisteront aux matchs des Aigles verront en uniforme l'un des meilleurs espoirs de Cuba. Un jeune homme rempli de promesses qui pourrait, s'il demeure en santé, atteindre les Ligues majeures de baseball dans un horizon de trois à cinq ans.

En présence des autorités du baseball cubain et de l'administration des Aigles, le gérant T.J. Stanton a présenté son nouveau joueur, Julio Martinez, aux membres des médias mardi avant-midi.

Celui-ci a enfilé la chemise rouge et blanche de la formation de Trois-Rivières, non sans rappeler qu'il arrive en ville avec un objectif clair: représenter dignement son pays en terre nord-américaine.

«Je veux vous montrer ce que je suis capable d'accomplir. Je joue au baseball depuis plus de dix ans et la Ligue Can-Am m'offre l'opportunité de m'améliorer. J'en suis reconnaissant», a expliqué Martinez, un voltigeur de 5 pieds 8 pouces frappant de la gauche.

«J'aime voler des buts, être agressif sur les sentiers. Je peux courir et frapper, mais je comprends aussi que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. La qualité des lanceurs ici dans la Ligue Can-Am m'avait étonné il y a un an, ce sera une adaptation. Mais je suis confiant, je veux démontrer à tout le monde la grandeur du baseball cubain. C'est une bonne nouvelle pour moi.»

Martinez a partagé ses impressions avec l'aide d'un interprète et sous les regards intéressés du président de la fédération cubaine de baseball, Higinio Velez Carrion, ainsi que du gérant de la sélection nationale, Roger Machado. 

Derrière le micro, Stanton a longuement louangé son nouveau poulain, dont le nom se retrouve sur la plupart des listes en ce qui a trait aux joueurs d'avenir dans le baseball international. L'an passé, lors de la première tournée cubaine dans la Ligue Can-Am, on identifiait déjà Martinez comme l'un des joueurs à surveiller. Les quelques recruteurs qui avaient fait le voyage à Trois-Rivières vantaient ses mérites.

«Quand on parle des listes à Cuba, il apparaît dans le top 3 ou 5. Pour les listes internationales, on parle du top 25. Notre potentiel à produire des points vient d'augmenter dangereusement!»

En dépit de son jeune âge, Stanton estime que Martinez a démontré beaucoup de maturité dans son jeu sur l'île. «Les lanceurs ne sont pas généreux là-bas et la zone des prises est assez mince. Malgré tout ça, il a accumulé beaucoup de buts sur balles. C'est bon signe. Il a un énorme potentiel. Est-ce qu'il peut atteindre les Ligues majeures d'ici trois à cinq ans? Je pense que oui.»

Il y a deux ans à peine, le magazine Baseball America plaçait Martinez devant Luis Robert sur le classement des bons espoirs cubains. Ce même Robert est devenu multimillionnaire il y a quelques jours à peine, en acceptant une offre des White Sox de Chicago. Tout ça après avoir fait défection de son pays natal l'automne passé. Robert, à l'instar de Martinez, avait affronté les six clubs de la Can-Am en 2016.

La question mérite donc d'être posée: les autorités cubaines font-elles confiance à leur jeune loup? Craignent-elles une autre défection pendant le séjour de Martinez dans la Ligue Can-Am?

«En prenant la décision de le laisser ici, c'est une marque de confiance évidente envers notre ligue, les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières», répond le vice-président des Aigles, Bobby Baril. «Cela prouve que nous avons solidifié nos relations. S'ils entretenaient des inquiétudes, les autorités cubaines l'auraient gardé avec eux. Il est jeune, c'est un de leurs joyaux et ils nous font confiance pour poursuivre son développement.»

Martinez rejoint ainsi, à Trois-Rivières, ses compatriotes Alexander Ayala (arrêt-court) et Miguel Lahera (releveur), des trentenaires bien établis dans le monde du baseball. Martinez et Ayala étaient d'ailleurs coéquipiers chez les Ganaderos Camaguey.

Par contre, à première vue, Martinez ne semble pas aussi à l'aise devant des caméras que ses deux confrères! Il faut dire qu'il est plus jeune aussi. 

Qu'à cela ne tienne, l'image était tout de même frappante mardi. Pendant qu'on remettait à Martinez sa chemise des Aigles, numéro 2 à l'arrière, tous les joueurs de l'équipe nationale cubaine attendaient la fin de la conférence, dans un autobus garé devant le Stade Stéréo Plus. Les joueurs n'ont pas quitté leur siège pendant toute la durée de ce point de presse, seuls les dirigeants ont pu descendre. Et Martinez, évidemment.




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