Genest accroche ses souliers

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Alex Genest a réussi l'une de ses plus belles performances en carrière au Jeux panaméricains de Toronto.

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(Trois-Rivières) Une page importante de la petite histoire sportive de la Mauricie a été tournée jeudi alors qu'Alex Genest a officialisé sa retraite de l'athlétisme. À 31 ans, l'athlète natif de Lac-aux-Sables se retire avec plusieurs exploits à son actif au 3000m steeple-chase, notamment une participation aux Jeux Olympiques de Londres.

«L'heure de ma retraite athlétique a sonné. De mes débuts modestes à mon ascension jusqu'à l'élite mondiale, je garde des souvenirs impérissables de ces années absolument merveilleuses où j'ai appris à me dépasser, à persévérer, à me responsabiliser et surtout à m'amuser.

J'ai rencontré des gens incroyables et formé des amitiés qui dureront toute la vie. Il y a eu des hauts et des bas, mais dans les extrêmes j'ai toujours eu un soutien hors pair de mon entourage», a écrit Genest sur Facebook, en prenant soin de remercier ses proches et tous ceux qui l'ont aidé à frayer avec l'élite mondiale de son sport. 

À Londres en 2012, celui qui a adopté l'athlétisme à l'adolescence, guidé par Pierre Thibodeau, avait raté la grande finale du 3000 m steeple-chase par deux dixièmes, terminant au 13e rang à la compétition.

Un an plus tard, aux Championnats mondiaux présentés à Moscou, Genest avait marqué l'histoire de cette distance au pays en devenant le premier Québécois à décrocher une place en finale. Il avait de nouveau terminé 13e, sa meilleure performance en carrière à ses yeux avec sa médaille d'argent aux Jeux panaméricains de Toronto en 2015.

Une blessure est par la suite venue gâcher son rêve d'un deuxième rendez-vous olympique À Rio. Avec un pied gauche en compote, il avait dû se résigner l'été dernier à faire l'impasse sur le championnat canadien d'athlétisme à Edmonton, dernière opportunité pour obtenir sa qualification pour les Jeux.

Un coup dur, un autre après l'année 2014 où après avoir été incapable de se qualifier pour les Jeux du Commonwealth de Glasgow, un psychologue lui avait diagnostiqué un problème d'épuisement professionnel, à la limite de la dépression.

Il avait alors dû se retirer de la compétition pendant quatre mois, mais son retour en force à Toronto 2015 avait représenté l'une des belles histoires des Panams. Genest était devenu un porte-parole de la cause de la santé mentale au Québec.

«J'ai réalisé en 2014 que le sport, c'était du futile. Si t'as rien d'autre, ça peut faire vraiment mal. J'ai eu la chance d'être bien entouré avec ma conjointe, mes deux enfants, ma famille et mes amis», avait expliqué Genest en entrevue au Nouvelliste l'an dernier. 

Après mûre réflexion, le triple champion canadien a refusé de se relancer dans un cycle à temps plein en vue des prochains Mondiaux ou des Olympiques de 2020. Un scénario qu'il avait déjà en tête l'an dernier.

«Ce que je retiens de ces 17 années, c'est que je ne me suis jamais mis de limites. J'ai eu l'occasion de rencontrer des gens extraordinaires. Quand j'ai commencé à courir à Paul-Le Jeune, jamais je n'aurais pu imaginer la suite des choses.»




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