Mantha rêve aux pros

En plus d'exceller devant le filet d'une équipe... (Tirée de Facebook)

Agrandir

En plus d'exceller devant le filet d'une équipe peu compétitive à l'Université de l'Alaska à Anchorage, le gardien Olivier Mantha se surpasse sur les bancs d'école, où il détient une note parfaite de 4.0 au baccalauréat en mathématiques.

Tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Olivier Mantha ne laisse personne indifférent depuis qu'il est arrivé à l'Université de l'Alaska d'Anchorage, il y a déjà plus de trois ans. Oui, il y a bien sûr ses performances éclatantes comme gardien de but du club de hockey, mais il y a aussi ses résultats académiques.

Le Latuquois de 24 ans a été nommé étudiant-athlète de l'année sur le campus au cours des derniers jours, fort d'une note parfaite de 4.0 au baccalauréat en mathématiques! Déjà nommé joueur par excellence de son équipe à quelques reprises, en plus de recevoir des distinctions pour sa personnalité et ses succès devant le filet dans la conférence Western Collegiate Hockey Association (WCHA), voilà que Mantha confirme son statut d'étudiant brillant.

«C'est un bel honneur et ça me donne certainement une motivation supplémentaire à l'approche de ma dernière saison universitaire dans la NCAA», indiquait le portier, cette semaine au Nouvelliste.

Mantha bénéficiait alors de quelques jours de congé chez ses parents à La Tuque. Une première en un an. Dans les jours à venir, il reprendra l'avion en direction de l'Alaska, où il reprendra l'entraînement avec des coéquipiers.

«Ce sera mon premier été en Alaska et les glaces seront disponibles à l'aréna, contrairement à La Tuque. Tout le monde me dit que c'est unique, qu'il faut absolument voir ça, l'Alaska en été! En juillet, le soleil se couche très tard et se lève vers 4 h.»

Le soleil est effectivement un astre assez «occupé» pendant la période estivale, au nord du 60e parallèle. À l'image de Mantha dans l'uniforme vert et jaune des Seawolves.

En dépit des difficultés de son équipe sur la glace - une fiche décevante de 6-16-6 -, Mantha a connu une autre belle saison sur le plan des statistiques personnelles, comme en font foi sa moyenne de buts alloués de 2,82 et son pourcentage d'arrêt de ,913.

Un appel de Las Vegas?

En juin 2016, ses bons coups lui avaient valu une invitation à un camp de perfectionnement des Jets de Winnipeg, mais la présence de cinq gardiens dans cette organisation compliquait un peu les choses pour ces joueurs invités.

Durant la saison 2016-17, il a pu s'entretenir avec un représentant des Capitals de Washington, qui l'a vu à l'oeuvre avec les Seawolves. Mantha a aussi envoyé une vidéo de quelques-uns de ses faits saillants à l'équipe de recrutement des Golden Knights de Las Vegas, l'équipe d'expansion qui entamera ses activités dans la LNH en septembre.

«J'espère qu'ils m'appellent. Normalement, les camps de développement sont présentés à la fin juin ou au début juillet.»

Les yeux sur la Ligue américaine

Chaque année, Olivier Mantha voit certains de ses adversaires de la conférence WCHA s'entendre avec des organisations de la LNH. Plusieurs d'entre eux évoluent en ce moment dans la Ligue américaine ou le circuit inférieur, l'ECHL. Est-ce que son tour viendra bientôt?

«Je le souhaite, parce que ç'a toujours été mon but de jouer professionnel, mais il y a beaucoup de gardiens pour peu d'élus. Il ne me reste que deux cours obligatoires pour mon bac en mathématiques, mais j'ai déjà avisé mon professeur que je pourrais quitter durant l'année si une équipe m'appelle. Tout est prévu déjà, je finirais l'école avec des cours en ligne.»

Dans un monde idéal, Mantha préférerait éviter l'ECHL, à moins qu'il ne dispose d'un contrat avantageux. «Nos vétérans des Seawolves sont souvent engagés dans l'ECHL. D'ailleurs, il y a un club de cette ligue à Anchorage. Je n'aurai peut-être pas le choix, mais j'aimerais mieux une autre option, pour être honnête!»

Crise économique

D'ici là, il mobilisera toutes ses énergies sur cette dernière campagne avec un maillot des Seawolves, un club qui a bien failli disparaître cet hiver. La crise économique qui touche l'Alaska n'épargne pas les universités de l'État, qui tentent de trouver des moyens pour alléger leur masse salariale. Des rumeurs ont circulé concernant l'abandon pur et simple du programme de hockey.

«Ils l'ont sauvé pour au moins un an, mais rien ne dit qu'il restera actif par la suite, s'attriste Mantha. La baisse du prix de l'essence fait mal à l'économie en Alaska donc on nage dans l'incertitude pour l'avenir du programme. C'est pour cette raison qu'on voudrait participer aux séries l'an prochain. On a eu de la difficulté dans les dernières années et dans ces circonstances, je peux être fier de mes stats, mais je les échangerais contre des victoires...»

Ou contre une invitation à un camp de développement d'une équipe de la LNH, pourquoi pas?




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer