Course de 100 kilomètres: deuxième place pour un Shawiniganais

Antoine Béland St-Onge a récemment terminé au deuxième... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Antoine Béland St-Onge a récemment terminé au deuxième rang lors d'une course de 100 kilomètres en sentier au Nicaragua.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) Le Shawiniganais Antoine Béland St-Onge a réussi un véritable tour de force en terminant en deuxième place lors de l'épreuve de 100 kilomètres de la course de la série Fuego Y Agua qui a eu lieu le 13 mai dernier au Nicaragua.

Adepte des courses de type «ultra trail» depuis quatre ans maintenant, le jeune homme de 23 ans a complété l'éreintante épreuve en 19 heures et 45 minutes, un temps environ 26 minutes plus lent que celui du vainqueur. Il fait donc partie des sept participants ayant réussi à franchir le fil d'arrivée alors qu'ils sont 25 à avoir pris le départ.

Dans une chaleur suffocante, les concurrents devaient gravir plus de 5000 mètres au cours de la course. Concrètement, ils ont dû monter et descendre à deux reprises les deux volcans situés sur l'île d'Ometepe, qui se trouve au beau milieu du lac Nicaragua.

C'est d'ailleurs en raison de l'impressionnant dénivelé positif qu'offre cette course que l'étudiant en mathématiques et économie à l'Université Laval a décidé de s'y inscrire en décembre dernier. Il avait d'ailleurs ce défi dans le collimateur depuis un bon moment déjà.

«Je trouvais que le parcours était intéressant. Ma force est dans les longues montées et non dans les terrains vallonnés. Les quatre montées, c'était une chose que j'aimais. Et ça n'avait pas l'air facile. La plupart des ''ultra runners'' se motivent en voulant repousser leurs limites et cette course-là me le permettait», explique-t-il.

En plus de sa relative facilité à attaquer les longues montées, le Shawiniganais est doté d'une autre aptitude qui lui a permis de tirer son épingle du jeu en Amérique centrale. Contrairement à ses compagnons de voyage qui peinaient à courir en raison de la chaleur à leur arrivée une dizaine de jours avant la course, il s'est rapidement adapté au climat du Nicaragua. En cette période de l'année, le mercure oscille autour des 30 degrés Celsius dans ce pays, et ce, sans tenir compte de l'humidité.

«Mes amis sentaient comme une pression, mais pas moi. Je transpirais comme je n'avais jamais transpiré, mais je ne me sentais pas écrasé et je n'avais pas de baisses d'énergie», raconte-t-il.

Une bonne préparation

Pour être fin prêt, le jeune homme a enchaîné une dizaine de semaines d'entraînement au cours desquelles il courait entre 140 et 160 kilomètres et montait entre 2000 et 3000 mètres pendant ses sorties. Jumelée à son bagage des dernières années, il était confiant que sa préparation allait lui permettre de faire bonne figure.

«Quand je me suis inscrit, j'ai regardé les résultats de l'an dernier. Avec ces informations, je me disais que j'avais des chances de bien performer. Et en enchaînant les grosses semaines d'entraînement pendant l'hiver, j'ai constaté que je m'améliorais. J'étais confiant», affirme-t-il.

Alors que plusieurs se contenteraient de cette performance et rangeraient leurs espadrilles pour un long moment, Antoine Béland St-Onge pense déjà à son prochain défi. Même s'il n'est pas encore inscrit, il envisage très sérieusement de prendre part en novembre prochain au JFK 50 Mile, une course mythique qui se tient depuis 1963 dans l'État du Maryland aux États-Unis.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer