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Les canards ont substitué les joueurs de soccer... (La Presse)

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Les canards ont substitué les joueurs de soccer sur plusieurs terrains, au Québec, depuis le début des inondations.

La Presse

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(Trois-Rivières) La pluie et la crue des eaux des dernières semaines auront fait craindre le pire aux entreprises dont le gagne-pain se passe sur le fleuve ou encore sur la rivière Saint-Maurice.

Jusqu'à présent, on touche du bois. Au sens propre et au sens figuré, puisque jeudi, c'était opération nettoyage au Club multivoile quatre saisons, situé à Pointe-du-Lac. Gérald Demers, qui veille sur le site depuis quelques semaines, a profité du fait que le niveau du fleuve était en baisse afin de ramasser des branches, qu'il a installées pour créer un barrage de bois, histoire de protéger les bâtiments situés à quelques mètres du fleuve. Les castors seraient impressionnés par son aménagement.

«En fin de semaine, d'après moi, ça va continuer de monter. C'est pourquoi j'ai fait ce barrage, au lieu de mettre du sable.»

Pour l'instant, le pire a été évité, puisqu'on avait prévu le coup. Mais une portion du terrain s'est effritée, si bien que les racines d'un arbre sont maintenant visibles, la pelouse qui les recouvrait l'ayant emporté. L'eau s'est approchée de certains chalets, stoppant à quelques pieds. On constate toutefois qu'un étang s'est formé sous certains bâtiments qui sont surélevés.

Environ 200 à 300 pieds du terrain sont actuellement sous l'eau. «Dire que l'été passé, il manquait d'eau!», rigole M. Demers, qui est abonné aux médias depuis le début de la crue afin de prévenir le pire. Il estime que les activités principales de l'entreprise ne devraient pas être affectées.

«On devrait être correct, parce que c'est surtout en juin que commencent les locations. Les gens auront moins loin à marcher pour aller dans l'eau.»

Ce n'est pas la première fois que le Club multivoile quatre saisons est aux prises avec les caprices de Dame Nature. À l'été 2014, une violente tempête avait frappé le site, et le toit d'un bâtiment avait été soufflé en plus de faire tomber quelques arbres.»

Plus à l'est, chez Maïkan Aventure sur le bord du Saint-Maurice, le courant force les plaisanciers à prendre leur mal en patience. Heureusement, la rivière ne menace pas les infrastructures du boulevard des Chenaux. «On a mis nos activités sur pause, c'est trop risqué pour ceux qui n'ont pas ou peu d'expérience», indique Gilles Villeneuve, un employé.

«Les gens qui s'aventurent sur la rivière en ce moment, ce sont des pros avec leur C2. Sinon, on ne fait pas de location. Les pompiers de Trois-Rivières sont venus nous avertir la semaine dernière de diminuer nos activités et on comprend ça.»

Qu'à cela ne tienne, personne ne pèse sur le bouton d'alarme chez Maïkan Aventure. «Il n'y a pas encore de préoccupation financière. Normalement, notre saison haute commence dans le temps de la fête des Patriotes car l'eau est trop froide.»

Même constat du côté du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, situé en aval du Maïkan, sur l'île Saint-Christophe. L'entraîneur Mathieu Pelletier reconnaît que la montée des eaux a changé les plans pour ses plus jeunes adeptes. Pas question de braver les vagues de la rivière dans leur cas. Seuls les plus expérimentés, ceux qui s'entraînent en vue des prochains essais nationaux ou des Jeux du Canada, peuvent monter à bord de leur embarcation.

«On doit toujours négocier avec ce genre de conditions pendant une semaine chaque année, mais là, ça s'étire», explique Pelletier.

«L'eau tarde à se réchauffer car les lacs du nord ne sont pas tous dégelés. Au moins, on ne constate aucun dégât majeur sur notre site. Par contre, pour la période de recrutement, ça fait mal. Ça intéresse moins les gens de venir nous voir, mais on a espoir que le soleil revienne.»

Soccer: une cinquantaine de parties reportées

L'Association régionale de soccer de la Mauricie a pris la décision, jeudi, de reporter une cinquantaine de rencontres des niveaux A et local. Seule la Ligue mauricienne de soccer est concernée par cet avis, puisque les parties du AA et du AAA prévues à l'horaire seront disputées, la plupart sur des terrains synthétiques.

La directrice générale de l'ARSM, Sophie Poujade, explique que le temps froid et les inondations ont convaincu son organisation de procéder ainsi. «On veut donner une pause aux parents. Et si on joue sur des terrains détrempés comme ils le sont actuellement, on risque de courir dans des champs de patates à la fin de la saison!»

Les terrains du parc Laviolette à Trois-Rivières-Ouest sont situés en zone inondable, tandis que ceux de Yamachiche sont aussi mal en point, à l'instar de nombreux autres à Shawinigan.




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