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Aux portes des Ligues majeures: Nick Sarianides n'a pas été chanceux

Le lanceur de relève Nick Sarianides est de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le lanceur de relève Nick Sarianides est de retour avec les Aigles de Trois-Rivières.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Personne n'a eu à tordre le bras de Nick Sarianides pour le convaincre de revenir à Trois-Rivières. En apprenant qu'il renouerait avec son bon ami Matthew Rusch et le receveur Kyle Lafrenz, le releveur droitier savait dans quoi il s'embarquait. Et ça le satisfaisait pleinement!

Les fans de la première heure des Aigles se souviennent de ce type barbu qu'on utilisait en de trop rares occasions, pour préserver l'avance en neuvième manche. Les entraîneurs du club le tenaient en haute estime, certains recruteurs l'épiaient d'un oeil averti. 

Au milieu de la saison 2014, Sarianides a enfin reçu l'appel qu'il attendait, pendant une fête chez le président de l'équipe Marc-André Bergeron.

Les Diamondbacks de l'Arizona lui offraient la chance de retourner dans le baseball affilié. Il s'agissait d'un deuxième séjour pour lui dans le réseau des clubs-écoles du Baseball majeur, après son stage avec les Indians de Cleveland.

Dans l'affilié, le stoppeur n'a jamais cessé de progresser, la revue Baseball America le nommant le deuxième meilleur joueur à avoir gradué des ligues indépendantes en 2014. Gérant des Aigles à l'époque, Pierre-Luc Laforest répétait que Sarianides deviendrait le premier représentant de cette équipe à gravir les échelons jusqu'aux Majeures. Les statistiques de son ancien poulain lui donnaient de sérieuses munitions pour défendre son point.

Pas de justice

L'an passé toutefois, en raison d'un mauvais départ au niveau AA, les Diamondbacks ont décidé de le libérer. Ses premiers faux pas en deux ans: non, il n'y a pas de justice dans le monde du baseball affilié.

«Tu ne peux pas vivre de passage à vide, ça ne pardonne pas», concède Sarianides, croisé mardi à la fin de la séance d'entraînement des Aigles, au Complexe sportif Alphonse-Desjardins. 

«J'ai eu de belles saisons, mais je n'étais pas non plus un produit développé et repêché par l'organisation. J'étais probablement plus facile à tasser.»

Aussitôt libéré, Sarianides a reçu des appels, y compris des Aigles. Il était prêt à reprendre son passeport et déménager ses pénates à Trois-Rivières. C'était avant que les Cubs de Chicago ne se manifestent...

«Moins de 24 heures après ma libération par l'Arizona, les Cubs m'engageaient! Tout s'est passé très vite, mais j'ai pu voir pas mal d'action dans le AA avec eux.»

Vingt-deux rencontres pour un total de 25 manches, pour être plus précis. Encore une fois, il s'est fort bien tiré d'affaires. 

«Mais je jouais pour les Cubs, une équipe qui mise sur plusieurs joueurs de talent à tous les niveaux. Ils m'ont donc libéré au printemps parce qu'ils voulaient faire de la place pour acquérir d'autres joueurs d'impact.»

Un coup de fil à Matthew Rusch et un entretien avec le gérant T.J. Stanton auront persuadé Sarianides d'accepter une offre des Aigles. Le voilà donc de retour en ville avec un plus grand coffre à outils et des rapides toujours aussi fumantes!

«Ma vélocité n'a pas changé sauf que j'ai développé un nouveau lancer, la balle coupée. Je l'utilise de plus en plus avec mon changement de vitesse, c'est efficace. J'ai hâte de tester tout ça avec les Aigles!»

Sarianides replonge d'ailleurs dans ses souvenirs depuis une semaine, lui qui fut l'un des premiers joueurs à s'installer à Trois-Rivières. 

«Je n'ai jamais eu autant de plaisir dans une équipe qu'avec celle des Aigles de 2013. On avait un groupe spécial et même avec un club d'expansion, nous étions dans la course aux séries jusqu'au mois d'août. À l'époque, j'avais recommencé à jouer au baseball après une pause de dix mois. Je n'ai jamais regretté ce choix car ça m'a rapproché de mon rêve.»

Ce rêve consiste bien sûr à atteindre les ligues majeures. 

«On a presque tous le même objectif ici. À 27 ans, je peux encore aspirer à ça et je travaillerai en conséquence. J'ai affronté d'excellents frappeurs au cours des dernières années, je pense que je suis plus mature.»

Matthew Rusch partage cet avis. «Nick est un gars très cérébral, il sait comment varier ses lancers pour déjouer les frappeurs», analyse l'entraîneur des lanceurs. 

«S'il parvient à bien contrôler sa cutter, il deviendra très menaçant sur le monticule.»

Reste à savoir où Stanton et Rusch le placeront dans l'échiquier de l'enclos des releveurs, surtout avec les additions d'Angel Rincon et Miguel Lahera, qui convoiteront eux aussi le poste de stoppeur en neuvième manche.




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