«Ses séries sont probablement terminées»

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Le professeur au Département des sciences de l'activité physique à l'UQTR et spécialiste dans la recherche sur les commotions cérébrales, Philippe Fait, serait très surpris de revoir Sidney Crosby dans la série contre les Capitals.

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La carrière de Sidney Crosby n'est pas compromise, après que la superstar des Penguins eut été victime d'une autre commotion cérébrale lundi.

Mais il serait très étonnant de le revoir en uniforme à court terme, prévient Philippe Fait, professeur au Département des sciences de l'activité physique à l'Université du Québec à Trois-Rivières et spécialiste dans la recherche sur les commotions cérébrales.

Fait a été très surpris d'entendre de la bouche de Mike Sullivan, le pilote des Penguins, que le joueur étoile serait évalué sur une base quotidienne. Dans le meilleur des scénarios, Crosby sera absent pour une période minimale de sept jours.

«Sullivan a-t-il dit ça parce que ce sont les séries, de façon stratégique? Je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c'est que le protocole prévoit un repos minimum de sept jours pour la plus banale des commotions. Or dans ce cas-ci, Crosby est un gars qui a subi de multiples commotions. Ce serait très étonnant que ce délai soit aussi court», prévient-il.

Les antécédents de Crosby sont bien documentés. Son cas, largement médiatisé, a permis de mieux cerner les effets des commotions et les impacts au niveau du cou. Crosby lui-même a montré dans le passé qu'il prenait sa santé au sérieux, alors Fait croit qu'il sera prudent. 

«C'est un gars qui a toujours pris soin de lui-même. S'il ne se sentait pas bien, il n'avait pas besoin des médecins pour faire un pas de recul. Il sait qu'en séries, le jeu est plus physique et qu'il y a moins d'espace. À mon avis, ses séries sont probablement terminées, il va prendre le temps de récupérer. À tout le moins, je serais extrêmement surpris qu'il revienne au jeu dans cette confrontation face aux Capitals.»

Le hockey allie vitesse et robustesse, une combinaison qui ne met personne à l'abri de commotions. Mais selon Fait, si le livre des règlements était plus rigoureusement appliqué, il y a des blessures qui pourraient être évitées. Comme celle de Crosby, sonné par une charge avec le bâton de Matt Niskanen... après un coup de bâton de son grand rival Alexander Ovechkin. 

«Ils laissent passer tellement d'infractions en séries. C'est le coup de bâton d'Ovechkin qui a placé Crosby en déséquilibre, le rendant vulnérable. Le genre de coup de bâton qu'on laisse passer. Si c'était pénalisé chaque fois, il est très logique de croire qu'Ovechkin aurait agi différemment. Les risques de blessures font partie du jeu mais ils augmentent la façon dont les joueurs se comportent.»




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