Rioux, la meilleure au pays

Même après 14 ans sur l'équipe nationale, la... (Gilles VdV Photography)

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Même après 14 ans sur l'équipe nationale, la quilleuse de Trois-Rivières Isabelle Rioux continue à faire tourner les têtes.

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(Trois-Rivières) Au fil des années, un athlète a l'habitude de ralentir. C'est inévitable. Visiblement, après 14 années passées sur l'équipe nationale de quilles, Isabelle Rioux est loin d'avoir atteint ce moment fatidique. À vrai dire, c'est tout le contraire, puisque la Fédération canadienne des dix quilles l'a nommée joueuse de l'année au pays.

Pour la Trifluvienne, il s'agit du point culminant d'une année où elle a terminé troisième au Championnat canadien. Elle a de plus ajouté six médailles en six épreuves lors du Tournoi des Amériques, qui avait lieu en Floride, et une deuxième place parmi toutes les Canadiennes qui prenaient part au Championnat panaméricain, qui se déroulait en Colombie.

«C'est une surprise pour moi, lance-t-elle. Ç'a été une très bonne année, c'est sûr, mais j'ai tellement cheminé dans ma carrière avec équipe Canada. Je ne considère pas qu'il s'agit de ma meilleure année en termes de réalisations. Mais en termes de résultats, je peux dire que oui. C'est tout un honneur.»

Après avoir parcouru la planète en amassant des abats, ce titre de joueuse de l'année avait toujours échappé à Rioux. Et à 40 ans, il commençait à se faire tard pour la joueuse la plus expérimentée de l'équipe canadienne. Mais elle n'a jamais cessé de perfectionner son art, à un point tel qu'elle estime être capable de faire encore mieux.

«Tout dépend de si tu te tiens à jour et en forme. L'âge, c'est secondaire. Mais je ne pense pas avoir atteint le sommet de ma carrière, même si je suis consciente que ça se rapproche. Je monte encore. Je ne suis pas surprise d'être à ce niveau parce que j'y mets le temps et l'effort. C'est juste plus motivant et ça me pousse de voir qu'à mon âge, je suis encore rendue là. Ça ne me tente pas de m'en aller tout de suite!»

Ce titre de joueuse de l'année démarre bien la saison 2017 pour Rioux, mais la suite de son calendrier s'annonce encore plus intéressante, alors que le Championnat canadien se profile à l'horizon, dans deux semaines à Montréal. 

La Trifluvienne devrait y obtenir sa place sur l'équipe nationale pour une 15e année. Elle s'entraîne aussi en vue des Jeux mondiaux, une compétition internationale qui regroupe des disciplines absentes des Jeux olympiques, comme c'est le cas pour les quilles. Rioux a été nommée à titre de substitut au sein de l'équipe canadienne pour cet événement qui se tiendra à Wrocław en Pologne.

Finalement, le mois de décembre sera tout aussi important, puisqu'à moins d'une surprise, Isabelle Rioux portera le rouge et blanc aux Championnats du monde qui se dérouleront au Koweït.

«Les Championnats du monde, c'est comme nos Olympiques. C'est toujours très stimulant de s'y retrouver. On doit être à notre meilleur. L'équipe sera composée de six personnes et je douterais vraiment de ne pas m'y retrouver, puisque ça prend de l'expérience. Je suis certaine à 99 % d'y être», conclut celle qui, en plus de s'être lancée dans le mentorat des athlètes de demain, occupe un emploi aux ressources humaines au Centre intégré universitaire.




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