Du bon... et du moins bon, selon Brunelle

Aujourd'hui préparateur physique chez les Patriotes de l'UQTR,... (Olivier Croteau)

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Aujourd'hui préparateur physique chez les Patriotes de l'UQTR, Jean-François Brunelle a dirigé une équipe de hockey de printemps au Séminaire Saint-Joseph. Il voit du positif et du négatif dans la pratique tardive en saison du hockey.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le développement d'un jeune hockeyeur passe-t-il nécessairement par le prolongement de sa saison jusqu'en juin? Jean-François Brunelle en doute, mais il reconnaît que le hockey de printemps répond à une demande. Encore faut-il qu'on ne laisse pas miroiter n'importe quoi aux parents ainsi qu'aux enfants.

Lui-même impliqué dans le hockey de printemps il y a quelques années, alors qu'il dirigeait un programme de hockey dans le Bas-St-Laurent puis au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, Brunelle garde de bons souvenirs de ces tournois disputés d'avril à juin avec ses groupes de joueurs du niveau élite, lors de voyages au Canada anglais ainsi qu'aux États-Unis. 

À l'époque, ses protégés ont pu se frotter à certains des patineurs les plus prometteurs de leur sport, dont Aaron Ekblad, Robby Fabbri de même qu'un petit surclassé - et surdoué - qui répondait au nom de Connor McDavid. Le groupe a visité des villes comme Toronto, Buffalo ou Boston. Pendant cette période, le hockey de printemps était mené par des particuliers. «Ce sont des moments inoubliables. Ce genre de tournois n'avait pas la prétention de couronner des grands vainqueurs et de parader avec un trophée, il servait d'abord à tester nos aptitudes et à rencontrer de nouvelles équipes, à se comparer aussi.»

Le hic, c'est que la formule du hockey de printemps a bien changé depuis. Celle-ci n'est plus strictement réservée aux meilleurs espoirs. La demande est forte et Hockey Québec encadre désormais le tout.

«Je trouve que le terme AAA est utilisé à toutes les sauces. Il y a des jeunes de niveau A, B et C qui rejoignent les équipes. Certains recruteurs laissent croire aux parents que le cheminement passe par les ligues de printemps. Je suis un peu perplexe, ils ne deviendront pas des magiciens en l'espace de quelques semaines! Leur formule, elle s'adapte pour environ 45 jours dans l'année, maximum 60. Il faut mettre les choses en perspective.»

Ceci-dit, si on constate une telle hausse de popularité du hockey de printemps, c'est que la machine opère. Et elle opère bien. «Contrairement au hockey civil, ils ne reconnaissent pas les territoires, donc il est possible pour les parents de se partir des clubs entre eux. Ils tentent souvent de bien se regrouper donc les jeunes en sortent souvent gagnants. En plus, l'été, les parents sont généralement plus détendus! Si les jeunes sont passionnés de hockey, ça peut devenir une expérience enrichissante.»

Rien contre le «hockey supplémentaire», donc, bien que la pratique de plusieurs disciplines en parallèle soit de plus en plus recommandée par les spécialistes de l'activité physique, dont le préparateur Jean-François Brunelle fait partie. «Je me répète, mais ce n'est pas une nécessité. Le soccer a aussi la cote chez les hockeyeurs pendant la période estivale il cadre bien avec le développement des habiletés reliées au hockey.»

Un avis que partage Hockey Québec, qui tente d'ailleurs de sensibiliser les programmes de hockey de printemps.

«On tente de les convaincre de développer un côté multisports et d'éviter la spécialisation. Il y aurait peut-être moyen de se joindre à des organisations qui offrent d'autres disciplines. Notre directeur général a commencé à leur parler d'intégrer d'autres sports à leurs entraînements», explique Yvan Dallaire, directeur de la régie, marketing, communications et événements à Hockey Québec.




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