«J'en ai contre le système» - Mathieu Darche

L'ancien du Canadien Mathieu Darche n'a pas apprécié... (Le Soleil)

Agrandir

L'ancien du Canadien Mathieu Darche n'a pas apprécié son expérience dans le hockey de printemps avec son garçon.

Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le hockey de printemps n'impressionne pas Mathieu Darche. L'ancien du Canadien de Montréal, aujourd'hui président de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), a déjà tenté l'expérience par le passé.

«J'ai amené mon gars, j'ai détesté ça», lance sans détour celui qui mène aujourd'hui une carrière fructueuse dans le domaine des ventes et du marketing pour une entreprise spécialisée en transport de marchandises.

«Je n'ai rien contre le hockey de printemps, j'en ai contre le système, comment c'est fait. C'est trop sérieux, les entraîneurs cherchent la victoire à tout prix. J'ai vécu des situations assez frustrantes pendant mon court stage dans cette structure.»

Darche n'a pas apprécié le comportement de l'un de ses vis-à-vis lors d'un tournoi. «Il engueulait son joueur! Je n'en revenais pas, c'est du hockey de printemps! Je lui ai dit que je trouvais son attitude honteuse après la partie, qu'il devait se calmer. Il a tourné ça en me disant que nous, les gars de hockey ayant atteint la LNH, on se pensait meilleurs que les autres. Il ne comprenait pas le message que j'essayais de lui passer...»

Remarquez, il y a de très bons entraîneurs aussi dans ces structures, dont plusieurs intervenants tels que Pierre Aubry, Frédéric Lavoie, Jean-Philippe Glaude et Kevin Desrochers. Darche convient que c'est probablement même une majorité. «Mais mon problème, c'est quand on mentionne qu'il s'agit d'une ligue de développement. Il y a zéro développement! On parle de trois ou quatre pratiques? Sinon, ils font juste des tournois. J'ai vu un jeune effectuer deux présences dans une période. C'est ça du développement? Non. En plus, ce sont souvent les mêmes petites gangs qui finissent par gagner. Je pense que l'autre problème, c'est qu'il y a trop d'équipes. C'est devenu une business.»

Darche rappelle que même les professionnels prennent un congé de la patinoire pendant quelques semaines durant l'été. «Ils arrêtent le jeu collectif un bon deux mois, sauf pour ceux qui jouent en finale au mois de juin. Chez les jeunes, il faudrait prioriser cette approche. Dans un monde idéal, à la mi-mai ou en juin, c'est terminé le hockey. Pourtant, il y en a trop au Québec en ce moment qui jouent à l'année longue.»

Et ce n'est pas le modèle encouragé par la majorité. «N'importe quel entraîneur de développement qui travaille avec des joueurs de la LNH vous dira que c'est mauvais. Brent Sutter a fait une belle déclaration il y a quelques années. En gros, il mentionnait qu'on ne créait plus d'athlètes dans certaines sphères, mais uniquement des joueurs de hockey. Malheureusement, il a un peu raison. On ne doit pas employer ces méthodes. Un jeune devrait toujours pratiquer deux, voire trois ou quatre sports», conclut Darche, qui a lui-même évolué conjointement dans les univers du hockey et du football jusqu'à l'université, à l'instar de son frère, Jean-Philippe, un ancien joueur de la NFL.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer