Au pays des licornes

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin.... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin.

Photo André Pichette, archives La Presse

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ANALYSE / Un seul constat est possible à la suite du point de presse de Marc Bergevin, si le directeur-gérant a livré le fond de sa pensée: il vit au pays des licornes!

À l'entendre, son équipe est malchanceuse d'avoir été évincée de la course à la coupe Stanley. Si elle avait eu quelques bonds favorables, il n'y aurait pas eu de post mortem lundi. 

Claude Julien a dit au terme de l'élimination de son équipe que les Rangers avaient été plus affamés que ses joueurs. Bergevin n'a pourtant rien à reprocher à leur éthique de travail. Très heureux aussi du leadership de ses vétérans. D'ailleurs, il veut resigner tous les gars qui deviennent autonomes! 

Par ailleurs, il trouve que ses dépisteurs font du bon boulot et que dépassé le 20e rang au repêchage, il faut, de toute façon, être chanceux pour dénicher un joueur d'impact. Questionné sur le développement des jeunes joueurs de l'organisation, encore là tout est beau. «Les jeunes doivent prendre la responsabilité de leur développement.» 

Voilà l'essentiel de l'exposé du directeur-gérant. Avec une telle ligne de pensée, il a prévenu de ne pas s'attendre à de grands changements. La seule lacune qu'il a décelée dans son équipe, c'est la faiblesse de la ligne du centre. Mais encore là, il n'y aura pas de renfort provenant des filiales, et les équipes adverses qui misent sur ce genre d'atout ne veulent pas s'en départir...

À écouter parler Bergevin, on aurait cru qu'il dirigeait les Blackhawks de Chicago ou les Kings de Los Angeles. Comme si son équipe avait gagné la coupe dans un passé pas si lointain, et qu'elle venait simplement de se faire surprendre. Malheureusement, la lecture du vrai bilan de l'ère Bergevin est bien différent, avec trois petites rondes gagnées en cinq ans avec ce noyau... 

Reste seulement à espérer que le flamboyant directeur-gérant - qui s'est permis quelques blagues pendant l'exercice - a simplement voulu acheter du temps, et qu'il planche sur les vrais correctifs à apporter à cette bonne petite équipe de saison régulière. Sinon, la fenêtre d'opportunité présentement ouverte va se refermer avant que Geoff Molson ne se rende compte qu'il a besoin d'un général beaucoup plus créatif et lucide pour manoeuvrer dans la nouvelle LNH.




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