Les Olympiques comme rêve

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Une participation aux Jeux olympiques en Corée du Sud scellerait l'issue d'une carrière bien remplie pour le défenseur de Trois-Rivières.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) «Ce serait une grande fierté, l'expérience d'une vie. C'est certain que j'y pense, on continue à suivre le dossier.»

Aucun doute, si Marc-André Bergeron reçoit un coup de fil l'invitant à un camp d'entraînement d'Équipe Canada, il n'hésitera pas à se déplacer. Une participation aux Jeux olympiques en Corée du Sud scellerait l'issue d'une carrière bien remplie pour le défenseur de Trois-Rivières, dont la saison a pris fin en queue de poisson, il y a quelques jours dans la Ligue américaine de hockey.

Le nom de Bergeron revient souvent dans les discussions. Selon plusieurs observateurs, l'ancien porte-couleurs du Canadien a tous les outils dans son coffre pour devenir un bon plan B à la ligne bleue. Si les joueurs de la LNH brillent par leur absence comme prévu en février prochain, les patineurs évoluant en Europe ainsi que dans le réseau professionnel des mineures en Amérique du Nord seront considérés. Et avec son expérience, Bergeron, dont le flair offensif est toujours bien aiguisé, pourrait certainement dépanner la sélection canadienne.

«On ignore tout encore. Personne ne m'a parlé chez Hockey Canada, on est dans le néant. Mais cet été, je m'entraîne en vue de revenir au jeu. Je ne changerai pas ma routine. J'ai joué à la Coupe Spengler et je suis à l'aise sur une patinoire olympique. Non, je ne cracherais pas là-dessus! En même temps, je souhaite au monde entier que les joueurs de la LNH soient présents aux Jeux. Même moi, comme téléspectateur, ça me rendrait heureux!»

Sa seule certitude, pour l'instant, c'est que son stage dans la Ligue américaine est terminé. Pas question de retourner à Cleveland, au sein du club école des Blue Jackets de Columbus. «Je crois avoir joué du bon hockey. J'avais l'impression d'avoir une chance légitime de retourner dans la LNH alors je ne me vois pas recommencer en bas.»

Pas le scénario escompté

Quand il s'est rapporté aux Monsters de Cleveland à la mi-décembre, Bergeron s'était entendu pour un essai professionnel de 25 matchs, après quoi il pouvait espérer être rappelé par Columbus, qui a connu une excellente campagne.

Mais voilà, le vétéran n'a pas joué de chance sur le plan des blessures. «Je me suis blessé à l'épaule gauche, cela m'a fait rater plusieurs matchs et j'ai dû suivre une période de réhabilitation.»

Comble de malheur: après avoir disputé quelques matchs, il était cette fois victime d'une commotion cérébrale. «Ma tête a violemment cogné dans la bande. J'ai ressenti les symptômes trois ou quatre jours plus tard. J'ai été forcé de rater deux autres semaines. En tout, je me suis absenté du jeu pendant deux mois et demi!»

Rien pour l'aider dans ses visées vers un retour dans la LNH. Au final, il aura endossé l'uniforme le temps de 23 parties pendant lesquelles il a amassé 13 points. Un rendement plus qu'honorable, surtout dans ces circonstances. «La bonne nouvelle, c'est que je n'ai pas à me faire opérer malgré la blessure à l'épaule. J'ai joué au golf, je ne ressens pas de douleur. Les médecins sont aussi confiants. Je serais prêt pour les Jeux!»

Qu'à cela ne tienne, Bergeron aurait volontiers prolongé sa saison 2017. À la ligne d'arrivée, les Monsters ont été devancés par l'équipe de Charlotte. Les deux équipes comptabilisaient le même nombre de points. «Ce qui est le plus décevant, c'est que je serais revenu pour les séries. D'ailleurs, je n'ai pas été le seul régulier à rater des matchs. À la fin de l'année, trois attaquants sur quatre appartenaient à notre club école de l'ECHL!»

Ceci dit, y aurait-il eu un poste disponible pour Marc-André Bergeron à Columbus? «Même avec la blessure à Zach Werenski, ils avaient sept ou huit défenseurs. Disons que les chiffres ne jouaient pas en ma faveur. Cependant, je ne suis pas déçu d'avoir essayé.»

Derrière un banc?

Si jamais aucune offre jugée intéresse ne se présente à lui, Marc-André Bergeron considérera un changement de cap. Se retrouver derrière un banc, peu importe le calibre, se retrouve en tête de liste de ses autres choix de carrière.

«Est-ce que ça va survenir l'année prochaine ou dans cinq ans? Je l'ignore, mais j'aimerais avoir ma chance de côté. J'ai développé un côté management avec les Aigles de Trois-Rivières et c'est un domaine qui m'allume beaucoup. La vérité, c'est que si j'étais confronté à un choix entre le coaching et la poursuite de macarrière de joueur, je serais déchiré!»

Des Aigles «plus unis que jamais»

Le président des Aigles ne veut plus revivre un cauchemar comme celui de la saison 2016.

À ce sujet, Marc-André Bergeron tient à rassurer les amateurs de baseball: l'organisation peaufine les derniers préparatifs avant le début de la nouvelle campagne sur de bien meilleures bases qu'il y a un an, selon lui. 

«Nous sommes plus unis que jamais! L'arrivée de Jean Tremblay du Groupe Vertdure nous donnera un bon coup de pouce à Michel Côté (Côté-Reco) et moi. On a aussi resserré les cadres de la franchise. Je n'ai pas de boule de cristal pour prédire l'avenir, mais je suis très à l'aise avec l'équipe que nous avons en ce moment.»

La cinquième saison des Aigles dans la Ligue Can-Am représentera une année cruciale. Au cours des dernières saisons, les actionnaires ont essuyé des pertes d'environ 150 000 $ par année. Ce fut toutefois moins prononcé en 2016, et ce malgré les insuccès du club. 

«Ça se situe légèrement en bas de 100 000 $ pour le dernier exercice. Bien sûr qu'on voudrait ramener ça à un déficit zéro, mais ce n'est pas évident. De toute façon, nous sommes tous là pour les bonnes raisons. On souhaite aider à créer du dynamisme dans la région.»

Les Aigles sont d'ailleurs assez combatifs sur le plan des ventes et du marketing, note leur président. «On travaille à attirer davantage d'entreprises pour les forfaits sur la terrasse. Je crois que nous connaîtrons une hausse par rapport aux billets de saison. Nos vendeurs accomplissent du bon boulot.»

En tant qu'athlète professionnel, Bergeron sait toutefois que son organisation sera tributaire des succès ou des insuccès des joueurs sur le terrain. «Les Aigles existent depuis cinq ans et les débuts de saison ont toujours été catastrophiques. On veut renverser cette tendance et j'ai confiance que notre nouveau gérant T.J. Stanton sera en mesure de changer ça. Je ne crois pas que nous alignerons 50 joueurs cet été comme ce fut déjà le cas par le passé!»




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