La réforme a aidé les Estacades

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Daniel Paradis aime bien les effets de la réforme adoptée par Hockey Québec.

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(Trois-Rivières) À pareille date l'an dernier, Hockey Mauricie se remettait d'une bien difficile saison au niveau élite. Toutes ses équipes pee-wee et bantam AAA et AA avaient terminé parmi les derniers rangs du classement québécois. La réforme qu'a appliquée Hockey Québec l'été dernier aura été salutaire pour la région.

L'organisme qui sanctionne le hockey mineur au Québec a annoncé durant l'été que la catégorie AA allait dorénavant être nommée AAA relève. Quant au AAA, on la rebaptiserait AAA élite.

Outre le changement de nom, la plus grande différence allait être au niveau de la répartition des joueurs. Dorénavant, seulement trois hockeyeurs de deuxième année seraient permis au niveau relève. Quant aux joueurs de première année, les deux niveaux leur sont toujours accessibles.

Pour la Mauricie, ce changement n'a pas créé un chamboulement. D'ailleurs, un seul joueur de première année évolue au niveau AAA élite en 2016-2017. Mais dans les territoires au bassin plus imposant, on a dû faire place à davantage de jeunes athlètes.

«Parfois on se retrouvait à jouer contre des équipes où c'était moitié moitié pour l'année de naissance du joueur, alors que nous n'en n'avions qu'un ou deux. Ça rétablit l'équilibre. Ce qu'on remarque, c'est que nous ne sommes pas en retard sur les habiletés, le patinage et la forme physique. Nous avons davantage l'impression de travailler à armes égales. On se rend compte que nos jeunes se développent bien», explique le directeur de la structure intégrée, Daniel Paradis.

À la suite de ce changement, les résultats se sont améliorés de manière significative pour les équipes de la région dans la Ligue d'excellence du Québec.

Par exemple, le groupe de joueurs qui évoluait dans le pee-wee AAA en 2015-2016 et qui n'avait remporté qu'une seule victoire pour terminer bonne dernière, a fait un bond en 2016-2017 pour terminer en milieu de peloton avec une fiche de 12-7-11. Paradis estime que la différence physique entre les joueurs de première et de deuxième année désavantageait grandement les Estacades.

«Le talent est là, mais la poussée de croissance n'est pas arrivée et ça se voit dans la force physique, surtout dans les jambes. Un 7-8 mois de différence, c'est très important. Dans le bantam AAA élite, les joueurs de deuxième année mesurent en moyenne 5 pi 7 po et pèsent 142 lbs. Pour la catégorie relève, c'est 5 pi 5 po et demi et 124 lbs», souligne Paradis, qui ajoute que la stabilité chez les entraîneurs a aussi permis au programme de connaître plus de succès.

«L'atmosphère est bonne. L'an passé à la Coupe Dodge, on sentait les joueurs moins motivés dans quelques catégories. Sans mettre l'emphase sur la victoire, ça garde l'environnement plus plaisant. Ça devenait difficile de se faire battre par des joueurs plus vieux et plus forts. L'adversité c'est bon, mais à un moment donné, ça devient difficile. Il faut un minimum de succès.»




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