Braidwood défie Kean de parier sur sa victoire

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(Trois-Rivières) Ce n'est plus un secret pour personne, Simon Kean (9-0, 8 K.-O.) veut combattre Adam Braidwood (7-1, 6 K.-O.) le 17 juin à l'Amphithéâtre Cogeco.

Cette brute de 6 pi 4 po et 250 livres qui a assommé Éric Martel-Baoehli au Centre Vidéotron l'hiver dernier, pour s'emparer du titre mondial de la World Boxing Union - un organisme mineur sur l'échiquier mondial -, est sous contrat avec le promoteur anglophone KO Boxing Canada, mais il promet de relever le défi à la fin de 2017 ou encore au début de 2018 quand ses engagements seront honorés. Par contre, si Kean tient tant que ça à l'attirer à Trois-Rivières dès juin, il devra mettre plus que son palmarès immaculé en jeu.

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Simon Kean

La Presse

«Mes promoteurs m'ont permis de sortir de mon contrat pour prendre le combat au Québec. Ils savaient que j'en avais besoin au plan monétaire. Maintenant, j'ai des engagements avec eux, que j'entends respecter. Ça n'a rien à voir avec Simon (Kean) ou un autre boxeur, c'est la business qui fonctionne comme ça. Moi, je suis prêt à prendre Simon n'importe quand. Il n'a battu que des bums depuis son arrivée chez les pros, je n'ai rien à perdre. Ça va se faire ce combat-là. Reste à savoir quand», lance d'entrée de jeu cet ex-joueur de football professionnel. 

«S'il veut faire ça tout de suite, j'ai une solution: on met tout sur la table! Nos bourses, nos autos, tout. J'entends dire qu'il est bon, je le crois. S'il est si sûr que ça de me battre facilement, il va accepter mon défi... À lui de prouver qu'il a des couilles!»

Braidwood le met toutefois en garde d'y penser avant de se mouiller. «Ça fait cinq gars que j'envoie à la retraite. Il est le prochain en lice si on se croise sur le ring. Est-il réellement sûr qu'il veut m'affronter? Moi, je le répète, je n'ai rien à perdre.»

Pour Kean, la cause est entendue. Mis au courant par Le Nouvelliste du défi lancé via Twitter par Braidwood, le poids lourd trifluvien ne reculera pas. «Nous sommes des pros, c'est un peu ridicule d'aller jusque-là. Mais bon, si c'est la seule façon de l'amener ici et que la décision me revient, je suis prêt à le faire. En plus, je vais être favorisé car normalement, il aurait droit à une meilleure bourse que moi puisqu'il est le champion qu'on veut amener ici. Maintenant, j'ai beau dire que je suis prêt à le faire, Braidwood va-t-il se trouver une nouvelle excuse? Pour l'instant, la seule place où il montre du courage, c'est derrière le clavier pour nourrir les médias sociaux!»

L'entraîneur de Kean, Jimmy Boisvert, ne fera rien pour décourager son poulain de foncer dans une aventure aussi folle. «C'est un dossier que l'ont veut régler. Vraiment. Si ça peut permettre à Simon de lui casser la gueule ici, à Trois-Rivières, moi je suis prêt à travailler gratis!»

La date retenue risque toutefois de poser problème, puisque Sergey Kovalev et Andre Ward vont se battre le 17 juin à Las Vegas, un combat qui va attirer tous les regards de la planète boxe. Si les promoteurs veulent diffuser un éventuel choc Kean-Braidwood, ils vont devoir trouver une autre date. «Nous sommes là-dessus, on regarde différentes possibilités. Notre volonté, c'est de se battre en juin», a admis Boisvert.

Camille Estephan, Grand Manitou d'Eye of the Tiger Management, n'a pas retourné les appels du Nouvelliste lundi.




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