Le rendez-vous manqué de Laforest

Pierre-Luc Laforest l'avoue, les mois suivant son congédiement... (Sylvain Mayer)

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Pierre-Luc Laforest l'avoue, les mois suivant son congédiement des Aigles de Trois-Rivières en juillet 2016 ont été pénibles.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Pierre-Luc Laforest a souffert le martyre dans les heures suivant une opération à son genou gauche, lundi dernier. La douleur a persisté sur quelques jours et elle se manifeste encore aujourd'hui, si bien qu'il ratera la présentation spéciale destinée aux joueurs du Québec ayant évolué dans le Baseball majeur, samedi après-midi au Stade olympique.

Derek Aucoin, Éric Gagné, Denis Boucher, Claude Raymond et Phillippe Aumont, notamment, ont reçu l'invitation de Rodger Brulotte, qui a aussi contacté l'ex-receveur.

Laforest ignorait alors s'il pourrait faire le voyage de Kalamazoo, au Michigan, jusqu'à Montréal. Cette délicate opération au genou, il n'était pas question de la retarder. «J'attends mon tour depuis 2012», s'est-il confié, en entrevue au Nouvelliste jeudi. 

Les amateurs des Aigles ont sans doute remarqué que Laforest boitait légèrement quand il marchait au stade Stéréo+. Il ne jouait pas la comédie. Loin de là. 

Lundi, un chirurgien a reconstruit une partie de son genou, touchant aussi au tibia de même qu'au fémur. «J'ai perdu toute sensibilité dans ma jambe pendant environ 24 heures. Par après, ce fut très douloureux.»

La période de convalescence durera de six à huit semaines mais la bonne nouvelle, c'est que la réhabilitation se déroule rondement dans la plupart des cas.

Le hockeyeur Steve Yzerman a subi une intervention similaire au début des années 2000 et il a connu une brillante fin de carrière. «Ce n'est pas un bon timing avec les matchs de baseball à Montréal. Je suis déçu, ça aurait été un honneur d'y être.»

Surtout que Pierre-Luc Laforest n'a jamais eu l'occasion de jouer au Stade olympique au cours de sa carrière de trois saisons dans les ligues majeures. «J'ai joué au stade avec l'Académie de baseball du Canada étant ado.»

Repêché par les Expos en 1995 avant de poursuivre plus tard son cheminement avec les Devil Rays de Tampa Bay, le baseballeur originaire de Gatineau avait eu la chance de passer une journée dans l'entourage du club montréalais le jour-même où une conférence de presse avait été organisée pour annoncer son arrivée.

«J'ai eu la chance d'évoluer pour les Capitales à Québec et de diriger les Aigles à Trois-Rivières. J'ai vécu dans deux bons marchés de baseball de la province, mais de me retrouver sur le terrain devant une salle comble au Stade olympique, ça aurait été très spécial.»

Qui sait, ce n'est peut-être que partie remise.

D'autres projets

Remercié par le président des Aigles Marc-André Bergeron en juillet dernier, Laforest admet sans détour que les mois suivant ce départ ont été difficiles.

Plusieurs opportunités s'offraient alors à lui, comme celle du baseball affilié. «J'ai gardé des liens étroits avec les organisations de Tampa et Philadelphie, ils avaient un poste pour moi. Je pouvais aussi réorienter ma carrière avec une compagnie de construction.»

Puis, un vieux rêve a refait surface. Celui d'une académie de baseball pour les enfants. «Je souhaitais m'éloigner des politiques du baseball et retourner à la base du développement. À Kalamazoo, il n'y a pas de programme Sport-études comme au Québec et je trouve que les jeunes arrivent souvent mal outillés à 16 et 17 ans. C'est en jasant avec Derek Aucoin que j'ai décidé de me lancer.»

Laforest a d'ailleurs demandé à son ami Éric Gagné s'il pouvait utiliser le nom de la compagnie B45 pour cette académie, lui qui souhaite démocratiser la marque au Michigan. «Je suis en train de mettre tous les pions en place avec mon associé.»

Abandonnera-t-il le coaching pour autant? Difficile de répondre pour l'instant. «Je ne me vois pas retourner dans le baseball indépendant. Peut-être dans l'affilié», avance Laforest, qui a eu un entretien avec les Jackals du New Jersey pour la saison 2017. «Ça n'a pas débouché sur une entente.»

De toute façon, rien ne presse. Il faut comprendre que Laforest a été ébranlé lors de son congédiement. Il ne s'intéresse plus à ce qui se passe à Trois-Rivières.

«J'ai gardé de bons liens avec [le directeur général] René Martin, [le propriétaire] Michel Côté et [l'actionnaire] Emmanuel Turcotte, mais ce sont des amis à la base, donc c'est normal. On sera toujours en contact et j'aurai toujours beaucoup de respect pour les partisans des Aigles. Mais l'été dernier, j'avais besoin de nettoyer mon esprit. Ça va beaucoup mieux depuis.»




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