Pour l'amour du basketball

Marie-Pier Houle (qu'on aperçoit en arrière-plan) participe au... (Association canadienne du sport collégial)

Agrandir

Marie-Pier Houle (qu'on aperçoit en arrière-plan) participe au Championnat canadien de basketball collégial féminin cette semaine à Edmonton.

Association canadienne du sport collégial

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Même si son horaire est déjà très chargé avec sa vie familiale et ses obligations professionnelles, Marie-Pier Houle ne peut se passer de sa dose hebdomadaire de basketball. Après avoir joué pendant quelques années, avec le Collège Marie-de-l'Incarnation et les Diablos du Cégep de Trois-Rivières, la Trifluvienne de 33 ans croque maintenant à pleines dents dans son sport favori en tant qu'arbitre.

La Trifluvienne Marie-Pier Houle fait partie de la... (Courtoisie) - image 1.0

Agrandir

La Trifluvienne Marie-Pier Houle fait partie de la crème des arbitres en basketball au Québec.

Courtoisie

Enseignante en adaptation scolaire au primaire et mère de deux enfants, Houle enfile son uniforme à raison de trois fois par semaine au sein des différents réseaux de compétition de la province. Souvent appelée à officier les rencontres des Diablos, dans son patelin, elle a gravi les échelons au cours des dernières années jusqu'au réseau universitaire, tant féminin que masculin. Bon an mal an, c'est une quarantaine de rencontres qui occupent ses week-end d'automne et d'hiver, tant à Trois-Rivières, qu'à Québec, Montréal ou ailleurs dans le Réseau du sport étudiant québécois.

«J'ai commencé à arbitrer il y a une dizaine d'années. Pour une Trifluvienne, j'ai un parcours de rêve car j'ai toujours été choisie pour les Championnats provinciaux. La plupart des arbitres proviennent de la région de Montréal», explique-t-elle.

Cette semaine, c'est en Alberta qu'elle vit sa passion puisqu'elle a été invitée à participer au Championnat canadien collégial féminin présenté par l'Institut de la technologie du nord de l'Alberta (NAIT). Houle n'en est pas à ses premières armes sur la scène nationale. Il y a trois ans, elle a officié sa première finale canadienne lors du Championnat national U15. L'année suivante, c'est chez les U17 qu'elle était à l'oeuvre pour le match de la médaille bronze.

Bref, elle connaît le tabac. Jeudi, c'est une belle commande qui l'attendait alors qu'elle était en charge du match quarts de finale de l'équipe hôtesse, les Ooks du NAIT. Une ambiance survoltée accompagnait le match, évidemment. «J'ai fait le match quart de finale des Diablos au Cégep de Trois-Rivières cette année, en basketball féminin, et c'était le match le plus bruyant auquel j'ai assisté dans ma vie. C'est génial de pouvoir vivre de telles atmosphères», s'emballe-t-elle.

Une conciliation exigeante

Évidemment, concilier l'arbitrage avec la famille et le travail ne représente pas une mince tâche. L'an dernier, elle a continué d'oeuvrer sur les lignes de côté jusqu'à 23 semaines de grossesse! Quelques années plus tôt, lors qu'elle a donné naissance à son premier enfant, il lui est même arrivé d'allaiter lors de la mi-temps!

«Je carbure au basketball et ça me permet en même temps de travailler sur moi. J'ai appris à faire confiance à mes collègues, à faire confiance à mon jugement en plus de travailler sur le contrôle de soi, la patience, la communication. L'arbitrage fait de moi une meilleure personne dans toutes les sphères de ma vie. En plus, j'adore regarder des matchs alors je suis aux premières loges en arbitrant!»

Même si certains collègues peuvent avoir de la difficulté à céder le plancher à une femme pour le rôle d'arbitre en chef, la Trifluvienne estime que les mentalités évoluent pour le mieux. «Les gens qui se rapprochent plus de mon âge n'ont pas de difficulté à me voir en charge d'un match. Mais il y a encore certains aspects des décisions qui demeurent archaïques.»

Quand on lui parle d'une possible carrière internationale, Marie-Pier Houle repousse l'idée aussitôt. C'est que, dans le monde du basketball, il est déjà tard pour songer à percer sur la scène mondiale lorsque les 30 ans ont sonné! «À 30 ans, ça commence à être vieux. Mais je veux continuer à progresser, à faire plus de matchs universitaires masculins. Le summum, ça serait d'être en chef lors d'une finale masculine du Championnat canadien universitaire. Je ne crois pas qu'une femme ait déjà eu cet honneur», note-t-elle.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer